Il y a des moments, comme ça, dans la vie, où on se dit que ça pourrait déraper grave. sans qu'on y puisse grand chose.
Ce ouiquende, j'étais de permancence, comme on dit autour de la pointeuse. Les deux nouveaux super-modos tout neufs, ils bambannaient. L'un faisait la S'ÆS sans son mac, l'autre, il était parti faire la marmotte dans un trou où y'a même pas de rtc.
Notre admin vénéré, il avait dit avant le ouiquende qu'il serait pas là. Un truc de genre "ma belle-mère, je suis pas encore arrivé à lui faire comprendre ô combien l'internet à haut débit pourrait changer sa vie, et me permettre de me connecter, lorsque j'y vais trois fois par an".
Finn prépare son AES auvergnate. Polo est de garde ?
Je vois ça le vendredi soir, je me dis :
"Ah ben mon pote, ce ouiquende, t'es tout seul sur ta mobylette..."
Il faut vous dire que depuis quelques huit semaines, le couple infernal qui plane sur mes communications, les cousines de l'enfer, Miss France Bêteconne et Wanda Moue, n'arrivent pas à trouver la panne qui empêche la synchronisation sur ma ligne. En dehors des heures de boulot, je ne surfe pas, je palme en rtc. En atendant la fritebox.
A l'heure donc où les vacanciers du dimanche anticipent le samedi en bradant leur vendredi soir, j'étais seul sur le bar et l'accueil. Bilbo fêtait sa retraite, et le bizuthage du nouveau ou des promus touchaient à leur fin.
Les forums techniques rouleraient. Pas d'inquiétude. Mais ailleurs ? Quel accès d'acnée prendrait au nez d'un nioubie ulcéré ? Quelle enfournure s'imaginerait dans le cerveau malade d'un des nombreux psychopates du bar ?
A l'heure donc où cette question se posait avec un brin d'amusement, l'angine s'abattait sur moi comme la vermine sur le bas-clergé.
En moins de temps qu'il ne fallait pour s'en apercevoir, la traitresse me gonflait les amygdales comme deux ballons d'hélium, et une envie irrésistible de glace se profilait dans mon cortex.
Je filais à l'armoire à pharmacie, et avalais direct 1g d'un générique d'une composition chimique de la famille des pinécéline, histoire de montrer au streptocoque qu'il pouvait toujours aller se brosser.
Sur ce, j'apprenais l'une de ces nouvelles qui vous font tressailler jusqu'au fond de l'âme, l'annonce de la fin inéluctable et imminente d'un être qui vous est si cher. Je pleurais sans surprise. Et je décidais de m'enfoncer consciemment dans une perte de lucidité qui, pour être chimiquement provoquée, n'en était pas moins totalement naturelle. Quoique certainement génétiquement modifiée.
Ce ouiquende, j'étais de permancence, comme on dit autour de la pointeuse. Les deux nouveaux super-modos tout neufs, ils bambannaient. L'un faisait la S'ÆS sans son mac, l'autre, il était parti faire la marmotte dans un trou où y'a même pas de rtc.
Notre admin vénéré, il avait dit avant le ouiquende qu'il serait pas là. Un truc de genre "ma belle-mère, je suis pas encore arrivé à lui faire comprendre ô combien l'internet à haut débit pourrait changer sa vie, et me permettre de me connecter, lorsque j'y vais trois fois par an".
Finn prépare son AES auvergnate. Polo est de garde ?
Je vois ça le vendredi soir, je me dis :
"Ah ben mon pote, ce ouiquende, t'es tout seul sur ta mobylette..."
Il faut vous dire que depuis quelques huit semaines, le couple infernal qui plane sur mes communications, les cousines de l'enfer, Miss France Bêteconne et Wanda Moue, n'arrivent pas à trouver la panne qui empêche la synchronisation sur ma ligne. En dehors des heures de boulot, je ne surfe pas, je palme en rtc. En atendant la fritebox.
A l'heure donc où les vacanciers du dimanche anticipent le samedi en bradant leur vendredi soir, j'étais seul sur le bar et l'accueil. Bilbo fêtait sa retraite, et le bizuthage du nouveau ou des promus touchaient à leur fin.
Les forums techniques rouleraient. Pas d'inquiétude. Mais ailleurs ? Quel accès d'acnée prendrait au nez d'un nioubie ulcéré ? Quelle enfournure s'imaginerait dans le cerveau malade d'un des nombreux psychopates du bar ?
A l'heure donc où cette question se posait avec un brin d'amusement, l'angine s'abattait sur moi comme la vermine sur le bas-clergé.
En moins de temps qu'il ne fallait pour s'en apercevoir, la traitresse me gonflait les amygdales comme deux ballons d'hélium, et une envie irrésistible de glace se profilait dans mon cortex.
Je filais à l'armoire à pharmacie, et avalais direct 1g d'un générique d'une composition chimique de la famille des pinécéline, histoire de montrer au streptocoque qu'il pouvait toujours aller se brosser.
Sur ce, j'apprenais l'une de ces nouvelles qui vous font tressailler jusqu'au fond de l'âme, l'annonce de la fin inéluctable et imminente d'un être qui vous est si cher. Je pleurais sans surprise. Et je décidais de m'enfoncer consciemment dans une perte de lucidité qui, pour être chimiquement provoquée, n'en était pas moins totalement naturelle. Quoique certainement génétiquement modifiée.