Le cercle des poètes

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TibomonG4

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26 Novembre 2003
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Les amoureux fervent et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison;
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eut pris pour ses courriers funèbres;
S'ils pouvaient au sevrage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire​
 
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Réactions: macmarco et Human-Fly
Baudelaire aimait vraiment les chats ;)

LE CHAT

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

C.Baudelaire - Les Fleurs du Mal
 
J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse

J'ai un Mickey Maousse
Une espèce de pousse
De bambou dans sa brousse
Qui pousse

J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse

J'ai un Mickey Maousse
De quatre pieds six pouces
Qui fiche aux blondes aux rousses
La frousse

J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse

J'ai un Mickey Maousse
Une paire de pamplemousses
En avant toutes et tous
Je pousse
 
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Réactions: Nobody
krystof a dit:
J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse

J'ai un Mickey Maousse
Une espèce de pousse
De bambou dans sa brousse
Qui pousse

J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse

J'ai un Mickey Maousse
De quatre pieds six pouces
Qui fiche aux blondes aux rousses
La frousse

J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse

J'ai un Mickey Maousse
Une paire de pamplemousses
En avant toutes et tous
Je pousse

Attention quand même :siffle: :D
 
Y’a des mots des masses de mots
Y’a des mots demasiado
Y’a des mots comm’s’il en pleuvait

Y’a des mots comm’te quiero
y’a des mots c’est des couteaux
Que te matan en silencio

Mais pour c’qu’y’a entre sa peau et ma peau
Y’a pas d’mots y’a pas d’mots
Qui tiennent ni même celui-là

.....

Et je bois las estrellas
Qui courent sur les bords de ta peau
C’est du silence à pleuvoir des couteaux

Y’a des mots des masses de mots
Y’a des mots demasiado
Y’a des mots comm’s’il en pleuvait

Paroles : Benoît Morel
Musique : La Tordue
 
Bon je resort mes poèmes au nom de la loutre ... :D :p

1er


Tu t'éveille dans la nature en deuil,
Ton museau taquine la rosée du matin,
Tel un homme tu brandit ton corps taquin;
Les merveilles du lac entrevoient ton oeil.

Tu te dresse tel un coup de fouet suscint,
Quitte ta femelle aux gros seins.
Mais ton âme de berger résiste,
Car c'est la chasse qui t'exite.

Ton premier contact avec l'eau affute ta mémoire;
Glacée elle te rappelle le miroir,
"Miroir de l'eau" la saga de TF1
Diffusé en été et adorée tes tiens.

L'odeur que tu sent est celle de la rosée:
Celle dans laquelle tu t'éveille,
Dominant tes pensées...
 
A pas de velours
Il vole l'amour
C'est un chat
Il aime les lumières
De la nuit

Il avance en dansant
Souplement, doucement
Il va ou il veut
S'en va comme il peut

A minuit il te suit
Ce qui lui est a lui

Place Pigalle
Ou autour de l'Etoile
Pas de petits passages
Pour cet enfant pas sage
Et de chemine en chemine
Voyou passionne
Etrange animal
au sourire vertical
Il ne sait pas quand il fait mal

A minuit il te suit
A minuit il te fuit

A pas de velours
Il est de retour
Le chat
Ce voleur d'amour

Téléphone - Le chat
 
Mais j'aime mieux celle-ci:

Va donc pas pleurer
Y s'baladait peinard
Il avait pas d'collier
Il était libre d'aller
Et d'rev'nir pour bouffer
Il était même pas prisonnier
De ton amour insensé

T'aurais quand même pas
Voulu qu'y vive comme un con
Sur le canapé
Loin des gouttières des pigeons
C'était un aventurier
T'aurais pas voulu qu'on l'attache
Y t'aurais miaulé: "Mort aux vaches!"

Le petit chat est mort
Il est tombé du toît
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et Patatras
On l'enterr'ra demain j'te jure
Dans un joli carton à chaussures

Le petit chat est mort
Et toi et moi on va couci-couça
A cause de quoi ? A cause que c'est
Chaque fois comme ça
Pourquoi c'est toujours les p'tits chats
Et jamais les hommes qui tombent des toits?

C'était un vrai sac à puces
Encore plus libre qu'un chien
Pas l'genre pour un su-sucre
A te lécher la main
Mais la liberté tu vois
C'est pas sans danger c'est pour ça
Qu'elle court pas les rues ni les toîts

C'était un vrai Titi
La terreur des p'tis oiseaux
La nuit y s'faisait gris
Pour les croquer tout chauds
C'est un peu salaud
Mais t'as jamais mangé d'moineau
C'est pas plus dégueu qu'un MacDo

Le petit chat est mort
Il est tombé du toit
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et Patatras
On ira d'main dans un jardin
L'enterrer au pied d'un arbre en bois

Le petit chat est mort
Et toi et moi on va
Couci-couça
A cause de quoi ? A cause qu'on s'demande bien pourquoi
T'as jamais un pape sur les toîts
Etre trop près du ciel p't'être qu'y z'aiment pas

Renaud - Le petit chat est mort
 
Sous les multiplications
Il y a une goutte de sang de canard.
Sous les divisions
Il y a une goutte de sang de marin.
Sous les additions, un fleuve de sang tendre;
Un fleuve qui avance en chantant
Par les chambres des faubourgs,
Qui est argent, ciment ou brise
Dans l'aube menteuse de New York.
Les montagnes existent, je le sais.
Et les lunettes pour la science,
Je le sais. Mais je ne suis pas venu voir le ciel.
Je suis venu voir le sang trouble,
Le sang qui porte les machines aux cataractes
Et l'esprit à la langue du cobra.
Tous les jours on tue à New York
Quatre millions de canards,
Cinq millions de porcs,
Deux mille pigeons pour le plaisir des agonisants,
Un million de vaches,
Un million d'agneaux
Et deux millions de coqs
Qui font voler les cieux en éclats.

Mieux vaut sangloter en aiguisant son couteau
Ou assassiner les chiens
Dans les hallucinantes chasses à courre,
Que résister dans le petit jour
Aux interminables trains de lait,
Aux interminables trains de sang
Et aux trains de roses aux mains liées
Par les marchands de parfums.
Les canards et les pigeons,
Les porcs et les agneaux
Mettent leurs gouttes de sang
Sous les multiplications ;
Et les terribles hurlements des vaches étripées
Emplissent de douleur la vallée
Où l'Hudson s'énivre d'huile.
Je dénonce tous ceux
Qui ignorent l'autre moitié,
La moitié non rachetable
Qui élève ses montagnes de ciment
Où battent les c½urs
Des humbles animaux qu'on oublie
Et où nous tomberons tous
A la dernière fête des tarières
Je vous crache au visage.

L'autre moitié m'écoute,
Dévorant, chantant, volant dans sa pureté
Comme les enfants des conciergeries
Qui portent de fragiles baguettes
Dans les trous où s'oxydent
Les antennes des insectes.
Ce n'est pas l'enfer, c'est la rue.
Ce n'est pas la mort, c'est la boutique de fruits.
Il y a un monde de fleuves brisés et de distances insaisissables
Dans la petite patte de ce chat, cassée par l'automobile,
Et j'entends le chant du lombric
Dans le c½ur de maintes fillettes.
Oxyde, ferment, terre secouée.
Terre toi-même qui nages dans les nombres de l'officine.
Que vais-je faire : mettre en ordre les paysages ?
Mettre en ordre les amours qui sont ensuite photographies,
Qui sont ensuite morceaux de bois et bouffées de sang?
Non, non ; je dénonce,
Je dénonce la conjuration
De ces officines désertes
Qui n'annoncent pas à la radio les agonies,
Qui effacent les programmes de la forêt,
Et je m'offre à être mangé par les vaches étripées
Quand leurs cris emplissent la vallée
Où l'Hudson s'énivre d'huile.
 
PoorMonsteR a dit:
Baudelaire aimait vraiment les chats ;)

LE CHAT

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

C.Baudelaire - Les Fleurs du Mal

Je l'avais apprise à l'école, une des plus courtes des fleurs du mal...;)
 
Nobody a dit:
Mais j'aime mieux celle-ci:

Va donc pas pleurer
Y s'baladait peinard
Il avait pas d'collier
Il était libre d'aller
Et d'rev'nir pour bouffer
Il était même pas prisonnier
De ton amour insensé

T'aurais quand même pas
Voulu qu'y vive comme un con
Sur le canapé
Loin des gouttières des pigeons
C'était un aventurier
T'aurais pas voulu qu'on l'attache
Y t'aurais miaulé: "Mort aux vaches!"

Le petit chat est mort
Il est tombé du toît
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et Patatras
On l'enterr'ra demain j'te jure
Dans un joli carton à chaussures

Le petit chat est mort
Et toi et moi on va couci-couça
A cause de quoi ? A cause que c'est
Chaque fois comme ça
Pourquoi c'est toujours les p'tits chats
Et jamais les hommes qui tombent des toits?

C'était un vrai sac à puces
Encore plus libre qu'un chien
Pas l'genre pour un su-sucre
A te lécher la main
Mais la liberté tu vois
C'est pas sans danger c'est pour ça
Qu'elle court pas les rues ni les toîts

C'était un vrai Titi
La terreur des p'tis oiseaux
La nuit y s'faisait gris
Pour les croquer tout chauds
C'est un peu salaud
Mais t'as jamais mangé d'moineau
C'est pas plus dégueu qu'un MacDo

Le petit chat est mort
Il est tombé du toit
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et Patatras
On ira d'main dans un jardin
L'enterrer au pied d'un arbre en bois

Le petit chat est mort
Et toi et moi on va
Couci-couça
A cause de quoi ? A cause qu'on s'demande bien pourquoi
T'as jamais un pape sur les toîts
Etre trop près du ciel p't'être qu'y z'aiment pas

Renaud - Le petit chat est mort

Je suis arrivé trop tard... j'aimais bien celui là aussi.
:zen:
 
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Réactions: Nobody
Toi aussi Tibo tu cherches a creer un Cercle ? :D ;) (conferre titre du thread "Cercle des poetes" )


Il semble que ce soit vraiment en vogue pour le moment dites-moi... Apres le cercle des Freres de MacGe, le triangle et le carre, le club des filles, Tibo fait dans la poesie... :rateau:

A quand le cercle tricot et couture ? :D :love:
 
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