Le thread post-mortem [v.3]

Toum'aï

Membre calcifié, papa de capitaine Gribouille
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MarWest
Jean-Jacques Beineix

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Moonwalker

Dark Star
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Là-haut
Je viens de l’apprendre en lisant sa nécrologie sur le Figaro et Le Monde, toutes deux aussi affligeantes de banalités recuites.

Pas un mot du sublime Diva (1981) ou de La lune dans le caniveau (1983).

La presse sera donc toujours aussi infâme avec lui, comme lorsqu’il fut accusé d’avoir « tué Montant » avec le tournage de IP5.

N’écoutez pas ces imbéciles. Chaque film de Jean-Jacques Beineix vaut le détour. Il n’y a rien à jeter dans son œuvre.
 

touba

Antiquaire
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Le Monde
Pour certains, Beineix restera le réalisateur de Diva (1981), puis de La Lune dans le caniveau (1983), qui l’ont fait connaître. Lui se rappelait surtout avoir été insulté à Cannes pour ce dernier film. Mais la plupart retiendront 37°2 le matin, adaptation du roman de Philippe Djian, avec Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle.

Le Figaro
Dans son premier long-métrage, Diva (1981), il y a un postier fou d'opéra. Richard Bohringer compose un puzzle géant sur le sol de son loft où trône une baignoire. Comme dans Subway, de Luc Besson, on trouve une course-poursuite dans le métro. Frédéric Andréi, l'acteur, avait juré à Beineix qu'il s'entraînait. Il cracha ses poumons dès la troisième prise. Diva n'attire d'abord pas les foules mais c'est l'époque où un film peut rester des semaines à l'affiche. Le bouche à oreille a le temps de s'installer. Le chroniqueur Jean-Michel Gravier lui consacre tellement d'articles se terminant par la litanie « Diva, Diva, Diva ! » qu'il finit par rafler une moisson de César.

Beineix est mis sur orbite et enchaîne avec La Lune dans le caniveau (1983), tiré d'un roman de David Goodis, avec Gérard Depardieu. Le réalisateur enfonce le clou d'une esthétique pubarde qui tourne le dos au naturalisme. Couleurs criardes, cadrages bizarres, il n'en faut pas plus pour que la critique se pince le nez. Tourné à Cinecitta avec un budget conséquent, le résultat est une catastrophe financière. Sur le plateau, Depardieu siffle de la vodka en douce et Nastassja Kinski refuse de l'embrasser à l'écran.

 

lamainfroide

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Sous le Soleil

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« Lorsque le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt... ou le classement de Shangai» (proverbe chinois)