Deux petites dépêches passées inaperçues, mais qui ont leur importance.
La première:
Microsoft perd 3,70% en raison d'inquiétudes sur l'accord à l'amiable
Le titre de Microsoft a perdu 3,70% à 51,23 dollars jeudi sur la bourse électronique Nasdaq, en raison notamment d'informations selon lesquelles le numéro un mondial des logiciels aurait enfreint les termes de l'accord à l'amiable conclu en novembre dernier avec le gouvernement américain.
Le titre a enregistré une baisse plus importante que le reste du marché, le Nasdaq reculant de 1,63% jeudi.
Les opérateurs ont réagi à un article du quotidien Los Angeles Times selon lequel des concurrents de Microsoft se sont plaints auprès du département de la Justice (DoJ) que le groupe continue à ne pas leur fournir toutes les informations nécessaires pour assurer un bon fonctionnement de leurs produits avec son système d'exploitation Windows.
Selon le quotidien, le DoJ a démarré une enquête, alors que la juge fédérale en charge du dossier Microsoft n'a pas encore entériné l'accord.
La juge Colleen Kollar-Kotelly pourrait également requérir des sanctions supplémentaires contre Microsoft, dans le cadre du procès intenté par neuf Etats américains après que le DoJ et neuf autres Etats eurent réglé leur plainte à l'amiable.
Une décision de la juge est attendue à tout moment.
"Nous sommes au courant et notre équipe chargée de faire appliquer l'accord étudie les plaintes (de non respect de l'accord), et nous restons engagés à vigoureusement faire appliquer l'accord à l'amiable", a affirmé le DoJ dans un communiqué.
Jim Desler, porte-parole de Microsoft, a assuré que Microsoft "appliquait à la lettre les termes de l'accord, en avance par rapport au calendrier prévu" et que les contrats proposés à tous ses partenaires respectaient "les pratiques standards dans l'industrie" tout en assurant une protection de sa propriété intellectuelle.
"Les désaccords sur le degré de coopération requis sera un sujet permanent de controverse", ont estimé les analystes de la maison de courtage Goldman Sachs Rick Sherlund et John Collier.
Ces derniers maintiennent Microsoft sur leur liste des titres recommandés.
Et la seconde:
Bill Gates voudrait rencontrer Lula
Le propriétaire la société Microsoft, Bill Gates, souhaite rencontrer Luiz Inacio Lula da Silva, candidat de la gauche et grand favori de l'élection présidentielle de dimanchea au Brésil, a annoncé un de ses représentants au Brésil.
L'information a été confirmée par le Parti des Travailleurs (PT), la formation de Lula.
Bill Gates a envoyé à Lula son ouvrage "L'entreprise a la vitesse de la pensée" avec une dédicace et accompagné d'un message dans lequel il propose au candidat - et probable prochain président - une réunion entre ce dernier et les dirigeants des grandes sociétés informatiques pour examiner les possibilités d'investissements au Brésil.
Ces propositions ont été faites à travers le sénateur du PT Cristovam Buarque qui a rencontré les représentants de Microsoft au Brésil.
Selon le sénateur, Lula - qui est crédité de 66% des votes valides dans les sondages - n'a pas l'intetion de se rendre à l'étranger avant sa prise de fonctions le 1er janvier prochain.
"Peut-être fera-t-il une exception pour se rendre en Argentine", a-t-il dit dans des déclarations à l'agence Estado.
Le président argentin Eduardo Duhalde avait envoyé - avant le premier tour des élections du 6 octobre - une invitation à Lula pour qu'il se rende en Argentine.
Dans le premier cas, ça montre bien que quelque soit l'issue du procès, Microsoft continuera a faire comme il l'entend, et la seconde est plus grave à mon avis. Bill se prend a nouveau pour un chef d'Etat, rôle qu'il avait déjà joué il y a quelques années en faisant quelques tournées, notamment en Europe.