Vos hommages à Steve Jobs

airwooodye

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6 Octobre 2011
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Bonjour , je me présente je m'appelle Ruddy j'ai 30ans et je suis musicien à Marseille

Je possède un iphone et un Ipad qui m'on changé la vie et je souhaitais partager une vidéo de guitare que j'ai faite en hommage a steve jobs ce génie qui a changé nos vies

J'espere que cela vous plaira . R.I.P steve et merci pour tout :(

http://www.youtube.com/watch?v=0srd3KSNYDc
 

mocmoc

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8 Mars 2008
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Salut tu peux nous faire profiter de la Tab si tu le veux bien ? (c'est très beau!)
 
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airwooodye

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merci pour les compliments .

Rip un genie :confused:

J'ai fait une partition rapide mais elle est incomplete , désolé
 

bouipoz

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6 Avril 2010
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super airwooodye !

Je ne vais pas ouvrir une discussion la dessus donc je poste ici, à savoir vous avez vu l'hommage d'amazon sur leur site à Steve jobs avec un lien qui envoie directement sur le site d'Apple...? belle initiative je trouve
bcp ne le ferais pas
 

-anonyme-

Légende
26 Février 2001
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J'ai voulu moi aussi rendre hommage à Steve Jobs. Je le fais (une fois n'est pas coutume) au travers d'un texte qui n'est pas de moi, mais de quelqu'un envers qui j'ai un immense respect, car il allie une intelligence hors du commun avec de grandes qualités humaines, et notamment la modestie, je veux parler de Thierry Gaudin.

Je ne donne pas plus de détails sur lui, ceux qui seront intéressés pourront les trouver facilement. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarquables sur l'innovation (dont sa thèse, disponible sur le Web). Dans le texte qui suit, devenu introuvable, qui m'avait beaucoup marqué à sa lecture au début des années 80, Thierry Gaudin compare les innovateurs, à des personnes "déplacées", ou "métèques" en grec ancien (et donc rien à voir avec le sens "moderne" péjoratif, de ce terme, dans la phraséologie nauséabonde des mouvements d'extrême droite des années 30).

Steve Jobs était lui aussi une personne déplacée, un métèque, même si son "déplacement" à lui relevait d'une blessure intime, celle d'avoir été abandonné. Merci, Thierry Gaudin, pour ce texte (tiré de «*Pouvoirs du rêve*», Centre de Recherche Sur La Culture Technique, 1984 (introuvable, hélas ..) ....



QU'EST-CE QU'ENTREPRENDRE ?

<..> Cependant, l'image sociale qui prévaut en matière d'entreprise n'est pas celle de «donner», mais, au contraire, celle de prendre : dans entreprendre, il y a prendre.

L'image de l'entrepreneur s'est ancrée dans des métaphores guerrières. C'est au nom de la guerre économique que l'on argumente l'utilité nationale d'entreprendre. Lorsqu'on veut flatter les «capitaines d'industrie», on les représente en «conquérants», et lorsqu'on veut les critiquer on les traite de «pillards». Dans les deux cas, ce sont des images liées à la guerre, transposées à la «conquête» des marchés, au «commandement», à l'autorité du «chef» dans l'entreprise, à la «stratégie», au déploiement de la «force» de vente, etc.

Toutes ces métaphores sont aussi bien utilisées par ceux qui entreprennent et s'identifient plus ou moins consciemment à ce modèle guerrier, que par ceux qui subissent l'univers industriel et déplorent les effets de la concurrence sauvage, de la guerre économique. Face à cette agressivité dévastatrice se déploient en écho les «luttes» sociales tout aussi imprégnées du modèle conflictuel, car un contre-pouvoir reste le négatif d'un pouvoir et non quelque chose de différent.

Dans la description de l'industrie on voit aussi apparaître des métaphores sportives elles-mêmes transpositions de métaphores guerrières. Car la guerre et certains sports tous deux placés sous le signe de Mars, se ressemblent étonnamment. Ce sont en fait deux formes du même jeu social qui parfois se rejoignent: les arts martiaux ne sont-ils pas à la fois sport et discipline de combat ?

Lorsqu'il reçut un grade honorifique a l'Ecole supérieure de commerce de Rotterdam, le directeur A.F. Philips affirmait*:

«Depuis mon entrée dans cette compagnie, il y a eu une compétition entre les directions technique et commerciale, à savoir laquelle damerait le pion a l'autre. L'une cherchait à fabriquer trop, croyant que la direction commerciale ne trouverait pas de debouché, tandis que l'autre cherchait a écouler le plus possible, pour que la fabrique ne fut plus en mesure de faire face à la demande, et cette lutte s'est toujours poursuivie; chacune, à son tour, remportait la victoire. Mon frère, tout comme moi, nous n'avons jamais considéré notre affaire comme une tâche, mais bien comme un sport, auquel nous nous efforcions de faire participer nos collaborateurs.»

Ces jeux, d'où il sort un gagnant d'une part, un perdant d'autre part, sont une évocation du paroxysme de la lutte, du moment où la mort et la vie fonctionnent à leur plus haute intensité, là où le destin est suspendu. C'est au sens des anciens Grecs, le moment de la «krisis»- Krisis a, en effet, trois traductions. D'abord, la crise au sens usuel, ensuite le moment du choix et, par extension, le jugement rapide et juste qui permet ce choix en situation de crise. Toutes ces notions sont imprégnées de l'esprit de la tragédie grecque.

L'observation fine de ce que sont véritablement les entrepreneurs, de leur comportement réel offre une image différente. Certes, la combativité n'est pas absente, mais celle-ci n'est qu'une modalité. En vérité, le fondement de l'action des entrepreneurs n'est pas la recherche du combat, de la victoire, de la prédation, voire du pillage. Qu'est-ce donc?

Shapero, après avoir enquêté sur plusieurs centaines de cas, fait remarquer que la plupart des créateurs d'entreprises ont au départ subi un «déplacement», un accident de leur vie personnelle ou professionnelle.

Ainsi, dit-il, on trouve une proportion plus élevée d'entrepreneurs chez les émigrés. Déjà dans la Grèce ancienne on appelait métèques, étymologiquement «venus d'ailleurs», les émigrants qui, n'ayant pas droit à la citoyenneté, étaient relégués dans les faubourgs. L'histoire nous enseigne que ces métèques, fort entreprenants, avaient envahi le commerce et l'industrie de l'époque. On cite le cas de l'un d'entre eux qui avait réussi a contrôler l'approvisionnement en armes de la république athénienne, avant même d'être reconnu comme citoyen.

Dans le monde moderne, les déplacements sont fréquents. On sait le rôle des juifs d'Europe centrale aux Etats-Unis. On constate aussi que les Palestiniens en Jordanie, les pieds noirs en France, les Italiens du Sud en Italie du Nord, les Allemands de l'Est en Allemagne de l'Ouest fournissent d'importants contingents d'entrepreneurs.

Les «déplacements» au sens de Shapero peuvent être d'une autre nature que l'émigration. Le licenciement, par exemple, peut être l'élément qui déclenche la décision de créer une entreprise, de même un revers professionnel ou encore un accident dans la vie familiale. La situation, au moment de la création, peut se résumer ainsi:

«Tu as été jeté à côté du bateau; eh bien, nage!»

Dans le monde scientifique, on observe aussi que les chercheurs les plus féconds sont ceux qui ont changé de spécialité ou proviennent d'un autre métier. Il y a chez le créateur quelque chose de l'étranger, et cela quel que soit le domaine de la création: les sciences, les techniques, les arts ou la création d'entreprise : voir notre conte introductif.

Les créateurs sont a la recherche d'une vérité. Créer une entreprise est une manière de ne pas se raconter d'histoires à soi-même et de ne pas non plus en raconter aux autres.

Brer, ancien professeur à l'université d'Orsay, lors d'un voyage aux Etats-Unis, observe que, là-bas, ses collègues universitaires fondent des entreprises de pointe. Il s'étonne que ce ne soit pas le cas en France et se demande si c'est impossible. «La seule manière de le savoir, dit-il, c'était d'essayer par moi-même.» L'attitude de cet entrepreneur n'est pas celle d'un conquérant bien qu'il ait réussi à occuper les deux tiers du marché mondial des lasers de sa catégorie, c'est une attitude de recherche de la vérité par l'expérimentation: il fait l'expérience en créant, pour se démontrer à lui-même et montrer aux autres qu'un universitaire français, en France, peut créer une entreprise viable dans sa spécialité. Ce faisant, il apporte une preuve, il fait progresser la connaissance, et il ne se raconte plus d'histoires.

On dit souvent que le but d'une entreprise, c'est de faire du profit, de faire gagner de l'argent à ses propriétaires. C'est là une vision simpliste encore inspirée par le modèle prédateur, celui du conquérant rapportant son butin... Elle ne résiste pas à la confrontation avec les faits. On voit des entrepreneurs gagner deux fois moins et travailler deux fois plus que s'ils étaient employés, compte tenu de leur qualification. D'une manière générale, les entrepreneurs travaillent beaucoup, c'est le prix non de leur salaire, mais de leur liberté. Ceux qui ont échoué dans une première création préfèrent, s'ils en ont l'occasion, créer a nouveau, même en gagnant moins, plutôt que de redevenir subordonné.

On croit souvent que ce que l'entrepreneur recherche c'est le pouvoir. Là, il faut s'entendre sur les mots car il y a plusieurs manières de comprendre le sens du mot «pouvoir». Le modèle du conquérant pourrait laisser croire qu'il s'agit du pouvoir sur les hommes et sur les ressources, de cette libido dominandi qui ne se réalise vraiment que dans l'abus de pouvoir, la foucade qui fait trembler les êtres et les choses, àl'image des colères divines.

Ce modèle est celui de la domination, résultat de la conquête. Observons l'étymologie : domination, dominer, du latin domus (domaine) et dontinus (le maître, citoyen romain régnant sur son domaine rural) d'ou aussi le mot domicile, enracinement territorial de la domination. C'est le modèle du quantitatif, de l'accumulation ou le dominateur se réalise d'autant mieux qu'il a plus d'employés sous son autorité, plus de chiffre d'affaires, plus d'investissement, plus d'outillage, plus de patrimoine, plus d'attributions et d'attributs, celui ou l'on agit pour avoir à partir d'un avoir qui permet d'agir. On est enfermé dans un cercle: avoir pour agir et agir pour avoir et non agir pour être. En outre l'esprit de domination, une fois la conquête effectuée, vise à la préservation de l'existence, au maintien de l'ordre dans le domaine, et s'oppose alors à l'esprit de création qui au contraire accepte l'inévitable destruction créatrice.

On voit, en effet, cette notion de pouvoir fonctionner dans les institutions, chacun se mesurant à la taille du territoire sur lequel il règne, et dépensant l'essentiel de son énergie à combattre aux frontières et a maintenir l'immobilité au-dedans. De tels comportements procèdent de réflexes archaïques ou s'expriment nos origines animales. Que de talents de l'homo sapiens sont alors subordonnés aux impulsions du cerveau reptilien et s'épuisent dans la gestion des apparences du pouvoir.

Dans certaines institutions I'importance des individus ne se mesure même plus à ce qu'ils font, mais à ce qu'ils n'ont pas le temps de faire. Il en résulte d'ailleurs que, plus il y a de gens importants, plus il y a de choses qui ne se font pas.

Or, lorsqu'on écoute les créateurs d'entreprises, ils disent souvent qu'ils préfèrent limiter leurs effectifs car, au-dessus d'une certaine taille, se posent des problèmes qu'on ne maîtrise plus. Mieux vaut alors créer une autre unité, possédant aussi son autonomie.

C'est que la notion de pouvoir qui importe pour eux n'est pas du tout celle de la domination. Le seul vrai pouvoir est le pouvoir sur soi-même, la maîtrise de sa propre destinée, il est qualitatif et non quantitatif. Le desir de pouvoir sur les autres vient compenser le pouvoir que l'on n'arrive pas à acquérir sur soi. II s'agit au contraire de retrouver la vérité du pouvoir qui est l'autonomie, s'exprimant par la capacité de mener une expédition exploratoire.

L 'entrepreneur est en fait proche de l'explorateur non du conquérant. II explore la pratique de son métier, la réaction des clients, son pouvoir sur son propre destin et cette exploration est la recherche d'une vérité puisqu'elle est confrontation avec l'expérience, qui seule peut valider les choses.

Il en résulte que plus il y a de petits entrepreneurs, plus il y a d'expérimentation et de vigilance, meilleure est la perception des opportunités fines que les gros ne voient pas, mieux l'économie réagit aux crises, plus elle crée d'emplois.
 
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L'hommage des Guignols :zen:.
 

-oldmac-

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Steve, je ne t'ai jamais connue mais t'est keynote me manque déjà, Je n'ai pas pu réagir avant mais quand j'ai appris ça pendant les cours ce fut un choc !

Tu était un modèle pour moi, tu a tout réussi là ou beaucoup ont échoués et tu n'a jamais baissé les bras !

R.I.P Steve, j'espère que Apple s'en sortira s'en toi !

Aujourd'hui, je suis : iSad :-(
 

-anonyme-

Légende
26 Février 2001
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Merci, umrk. À l'intelligence, il faut effectivement rendre hommage par l'intelligence. :zen:

De nombreux ouvrages de Thierry Gaudin sont accessibles en intégralité dans la bibliothèque numérique de l'UQAC, Les Classiques des sciences sociales : http://classiques.uqac.ca/contemporains/gaudin_thierry/gaudin_thierry.html
Merci Cratès, j'ignorais ce site. Il semble contenir "pouvoirs du rêve", texte dont est extrait mon post (j'avais scanné le passage à partir d'un exemplaire papier, acheté à prix d'or (mais je ne le regrette pas)). Cela fait plaisir de partager avec d'autres son enthousiasme pour de tels trésors ....
 

link93300

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10 Septembre 2006
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Il a vraiment fait du bon boulot je trouve, sa reste pour moi un génie et un modèle à suivre pour tout les PDG :zen:

Apple a de l'avenir ! J'ai hate de voir les prochains produit légué par Steve :)

PS: L'iphone 4S a du succès l'action en bourse grimpe remarquablement vite après la chute du à la keynote et à sa mort ! :up:
 

tirhum

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22 Novembre 2005
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francoisreynaud.over-blog.com
(...)
PS: L'iphone 4S a du succès l'action en bourse grimpe remarquablement vite après la chute du à la keynote et à sa mort ! :up:
Trop fun !... :up:
Quelqu'un veut passer par la case cimetière, pour jouer au capitalisme forcené ?!... ;)

Ça vous arrive de réfléchir avant de poster ?!... :)
Z'êtes vraiment... des fois... :rolleyes:
 

djio101

Membre confirmé
7 Septembre 2009
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Lyon 3 Part-Dieu
Hello,

voici, sur YouTube, un clip réalisé par AzR, DJ new-yorkais. La musique a été réalisée uniquement à partir de sons provenant de matériel Apple (vieux Mac, ordinateurs actuels et iPhone).

La musique n'est pas la plus transcendante qui soit, mais les images sont très émouvantes...

Bon visionnage...

le lien : URL="http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=u8dxnWI_fTM"
 

ergu

passant qui passe
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13 Octobre 2011
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Je me demande si Steve désintégrait des atlantes invisibles, la nuit.