Journal intime d'un (im)posteur

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Après une fragmentation réussie des sauvageons, le Dr Evil a procedé à un défragmentation du disque et a pu extraire encore quelques données.

Samedi 29 mars 1997

Mon cher journal,

C'est l'anniversaire de ma fille aujourd'hui. Elle a demandé des moules-frites-coca au menu. Choses promises, choses dûes. Pour nous se sera moules-frites-bière. Les moules sont pas très fraîches, les frites sont françaises et la bière est belge. Bon faut que je te laisse, mon journal intime, je dois gonfler un ballon sauteur.

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<blockquote><font class="small">Post&eacute; &agrave; l'origine par thebiglebowsky:</font><hr />
...j'aimerais assez que ce soit une crise d'adolescence... Arrfffff
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Merci Tanplan
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J'ai eu peur... J'ai crû que tu allais encore partir en vacances...
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alors à tout de suite...
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aujourdhui,j'ai décidé d'aimer mon prochain,je ne ralerai plus aprés mon boucher qui me vend parfois de la carne,la femme du boulanger qui se couche sur la chemise de son mari,et l'empeche de se lever,(histoire vécu
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)mon coiffeur qui n'arrete pas de jacter,alors que je voudrais me relaxer dans son fauteuil,la voisine qui laisse hurler ses gosses le dimanche a huit heures,alors que les tiens sont grands(ouf
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) ,le percepteur,la flotte,le soleil,mon banquier,ma femme qui a oublié mon pastis,
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,et la bonne que je n'ai pas.


zooonnn !
"hey l'arico,reveille toi,rejoins nous,vient donc te baigner avec nous dans ce monde de chienlit !
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parce que tout ça ce n'est vraiment pas grave ! a coté de celui d'autres !
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Je m'étais absentée à peine six mois, pour assister au mariage d'une lointaine cousine de banlieue, qui épousait un commerçant en gros, de vis et de boulons (le hasard est curieux, il provoque les choses). A cette annonce, je m'étais d'ailleurs dit « Il faudra que je les présente à Levil ».

La noce terminée je rejoignis le domicile d'Hélène et Levil, non sans un certain plaisir, en pensant au journal qui avait dû s'étoffer durant cette période.
En rentrant dans la chambre, que m'avait si aimablement alloué Hélène, j'aperçus tout de suite deux enveloppes, délicatement jetées sur le lit. Je n'avais jamais reçu autant de courrier en une si courte période. La première lettre provenait de Jean qui m'expliquait qu'il avait repris ses études à Centrale et qu'il serait difficile de nous revoir avant une vingtaine d'années, j'étais fière de lui, il avait toujours été ambitieux et je savais qu'un jour il réussirait.
La seconde lettre était de l'arrière petit-fils de Cecil B de Mille, il me donnait rendez-vous à l'heure du crépuscule sur un boulevard dont le nom n'évoquait rien pour moi. Le courrier était signé d'un énigmatique Â.
Je décidais de me rendre à Hollywood pour en savoir plus, toutefois en espérant qu'il n'avait pas trop plu là-bas. J'étais un peu gênée de savoir cet inconnu entrain de m'attendre six mois durant, en proie au vent, à la pluie, et à la neige.

Avant de partir, je voulais savoir ce que Levil avait bien pu écrire sur son journal. Hélène n'étais pas là, la maison était vide, je me rendis donc à la cuisine. Quelle ne fut ma surprise, en trouvant à la place du cahier, un morceau de papier à moitié chiffonné, avec sur l'autre moitié un seul et unique mot inscrit à l'encre noir : Bye, et même pas un petit dessin pour agrémenter la missive.
J'étais exaltée, il me fallait rechercher le journal disparu, et partir à Hollywood rencontrer ce mystérieux inconnu.
Je décidais de commencer par Hollywood, où je rencontrerais sûrement un excellent détective, j'avais entendu parler d'un certain Colombo, dont les états de services lui avaient valu de tourner dans une série TV, lui, il m'aiderait à résoudre mes deux problèmes.
Je partis sans me retourner, avec aux lèvres cette chanson, L'Amérique, l'Amérique, elle est à moi et je l'aurai.
 
Pour Finn : ne t'étonne pas des inconséquences de notre brillant, je dirais même gominé, envoyé spécial de la Lozère Nouvelle, est encore nouveau : il a cité les premiers personnages qu'il a rencontrés, ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas d'autres.
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(c'est surtout qu'il a commencé par citer ceux qui ont déjà un nom et surtout surtout parce que je suis (j'étais ?) trop débordé pour faire ça proprement mais ça viendra : les cadavres sortiront sans doute du placard
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)
 
Mon cousin est passé me voir au parloir. Enfin cousin, c'est lui qui le dit, il a un tuyau pour m'aider, qu'il dit. J'ai maintenant tendance à me méfier des tuyaux qu'on me refile : y en a un qui m'est resté en travers du gosier. Je n'ai pas voulu prendre la mouche : pour une fois que quelqu'un vient me voir. Ma femme m'a expliqué par courrier qu'elle était débordée : des recommandés à n'en plus finir qui arrivent à la maison. Je crois que je vais faire mettre ça sur mes cartes de visite : "maison recommandée". Ça fait classe, non ? Elle m'a dit aussi que mon gamin n'avait pas le temps non plus, il étudie l'astronomie. Mais je m'égare, enfin dans 9 m2, c'est une façon de parler.

Le prétendu cousin n'était pas venu me voir pour mes beaux yeux . Le contraire m'eut étonné, remarquez-bien : à part le professeur Berbet qui me le dit dès qu'il me voit : "Vous avez des yeux à couper le souffle. Un strabisme aussi contourné, ça repousse les frontières de l'humanité. Ça relève de la géométrie non euclidienne. Faut attendre quelques siècles pour trouver quelqu'un capable de s'attaquer au problème." Ce qui l'intéressait, c'est ce que je pouvais lui dire sur Hélène, la femme à Levil. Paraît qu'elle est inconsolable depuis qu'il s'est éclipsé. Je lui ai dit que je ne savais même pas qu'il s'était éclipsé, que d'ailleurs aucune éclipse n'était prévue ces temps-ci, que si c'était quand même une éclipse, le mieux c'était d'attendre que l'éclipse soit terminée.

De toutes façons, je ne la connais pas, Hélène : elle n'est pas du quartier et je l'ai juste vue venir quelques fois chez Lebowsky. J'allais pas lui raconter les deux-trois choses que j'ai pu remarquer. Je lui ai dit que j'y réfléchirais mais que je réfléchissais mieux chez moi que dans cette maison close. Il m'a dit qu'il était ouvert à toutes les propositions, je lui ai dit que son discours sentait le renfermé, qu'il devait me jouer un autre air. Finalement, cette conversation, c'était plutôt du vent. J'ai quand même promis au cousin présumé que je lui ferai passer un petit mot sur ce que je savais du Lebowsky, trois fois rien, d'ailleurs, pour peu, mais c'est impératif, qu'il me fasse mettre en conditionnelle : les gardiens sont un peu trop vindicatifs à mon goût et je ne voudrais pas que ma réclusion devienne infinitive.

Sur ce, je suis trop bon, je lui ai dit que Levil, ce qui l'intéressait par dessus tout, c'était un placard et un cahier. Il a qu'à se gratter le neurone, le plumitif, avec ça, il déjà de quoi se démanger.

Bon, c'est l'heure du courrier, ma femme m'aura bien envoyé un mot. Je ne sais pas comment elle se débrouille, mais elle arrive à me faire passer les lettres sans les timbrer et pourtant, le cachet de la poste fait foi. C'est à ne pas croire. Je vous laisse.
 
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