Ce matin, il faisait légèrement brumeux ... des bandes "ouateuses" recouvraient l'autoroute deci-delà, jouant avec les phares des bagnoles et entourant la campagne environnante d'un halo mystérieux...
J'aime ces brumes qui fondent les contours de toutes choses et qui font que l'on devine plus qu'on ne distingue...
Et je me suis mis à penser ... à rêver et à me souvenir de ce voyage déjà lointain qui m'a fait parcourir les Cheviot Hills et la lande écossaise, sac à dos et grosses godasses, loin des sites touristiques et de leurs randonnées en meutes...
J'étais seul ... et content de l'être ! Quelques jours à partager avec moi-même, avec la nature vallonnée et mystérieuse, avec le silence uniquement troublé d'échos de cornemuses jouant à saute-moutons de vallée en vallée...
Et la brume ... une brume étrange stagnant à un mètre du sol ... une brume qui vous donne l'impression de marcher sur un nuage ... la tête au soleil et les pieds dans la ouate...
Belle, aguicheuse, mais dangereuse aussi car elle vous cache la multitude de fondrières qui peuplent ces vallons et dans lesquelles vous tombez d'un seul coup ... vous savez, comme dans ces rêves qui finissent immanquablement par une chute vertigineuse et angoissante...
Toute la journée, je marchais, l'esprit libre et ouvert ... les sens aux aguets pour mieux m'imprégner de cette éternelle beauté...
Le soir venu, je m'abritais dans quelques ruines de chateaux séculaires qui surplombaient la lande ... j'allumais ma lampe, me lovait dans mon sac de couchage et mon âme partait rejoindre les preux chevaliers qui galopaient dans les étoiles à la recherche de leur belle sur les sentiers de l'infini....
La rosée du matin me réveillait, quand ce n'était pas les cris de quelques bergers qui hantaient ces lieux au rythme des transhumances...
Je ne trouve que peu de mots pour décrire cette beauté sauvage et mélancolique ... ce temps qui glisse plus qu'il ne passe, cette brume légère et persistante qui "cocoonise" vos sentiments et transcende la solitude...
Le retour à la "civilisation" fut un déchirement ... fulgurant et total !
Mais ces quelques jours passés à déambuler avec moi-même restent un souvenir précieux, un petit bijou dormant dans un coin de ma mémoire comme si les perles de brume s'étaient transformées en diamants étincelants que j'avais envie, ce matin, de partager avec vous...
:zen:
J'aime ces brumes qui fondent les contours de toutes choses et qui font que l'on devine plus qu'on ne distingue...
Et je me suis mis à penser ... à rêver et à me souvenir de ce voyage déjà lointain qui m'a fait parcourir les Cheviot Hills et la lande écossaise, sac à dos et grosses godasses, loin des sites touristiques et de leurs randonnées en meutes...
J'étais seul ... et content de l'être ! Quelques jours à partager avec moi-même, avec la nature vallonnée et mystérieuse, avec le silence uniquement troublé d'échos de cornemuses jouant à saute-moutons de vallée en vallée...
Et la brume ... une brume étrange stagnant à un mètre du sol ... une brume qui vous donne l'impression de marcher sur un nuage ... la tête au soleil et les pieds dans la ouate...
Belle, aguicheuse, mais dangereuse aussi car elle vous cache la multitude de fondrières qui peuplent ces vallons et dans lesquelles vous tombez d'un seul coup ... vous savez, comme dans ces rêves qui finissent immanquablement par une chute vertigineuse et angoissante...
Toute la journée, je marchais, l'esprit libre et ouvert ... les sens aux aguets pour mieux m'imprégner de cette éternelle beauté...
Le soir venu, je m'abritais dans quelques ruines de chateaux séculaires qui surplombaient la lande ... j'allumais ma lampe, me lovait dans mon sac de couchage et mon âme partait rejoindre les preux chevaliers qui galopaient dans les étoiles à la recherche de leur belle sur les sentiers de l'infini....
La rosée du matin me réveillait, quand ce n'était pas les cris de quelques bergers qui hantaient ces lieux au rythme des transhumances...
Je ne trouve que peu de mots pour décrire cette beauté sauvage et mélancolique ... ce temps qui glisse plus qu'il ne passe, cette brume légère et persistante qui "cocoonise" vos sentiments et transcende la solitude...
Le retour à la "civilisation" fut un déchirement ... fulgurant et total !
Mais ces quelques jours passés à déambuler avec moi-même restent un souvenir précieux, un petit bijou dormant dans un coin de ma mémoire comme si les perles de brume s'étaient transformées en diamants étincelants que j'avais envie, ce matin, de partager avec vous...
:zen: