Et avec la tête ? [V.4]

Merci ! Le jeu continue...
Et pourquoi pas choisir un thème sortant de l'ordinaire ?

Thème : l' Automne

Mots :
Soleil
Vélo
Jardin
Chapeau
Doigts
 
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Réactions: Human-Fly et Gerapp38
Thème : l' Automne

Mots :

Soleil
Vélo
Jardin
Chapeau
Doigts

Deux mois de passés déjà. Les feuilles commencent à recouvrir le jardin.
Son vélo est toujours à la même place. Ainsi que sa chaise longue.
Elle aimait bien se prélasser au soleil avec juste un chapeau sur la tête.
Le vieux qui habitait à côté aimait bien aussi.
Et aussi mon frère quand je n’étais pas là. Mais ça n’a pas duré très longtemps.

Deux mois de passés déjà.
Les taupes recommencent à creuser des trous, il va falloir que je m’en occupe.
Ah merde, il y a des doigts qui dépassent de la terre…
 
Thème : l' Automne

Mots :
Soleil
Vélo
Jardin
Chapeau
Doigts


C'est au SOLEIL que j'aime monter à VELO,
Tout au long du JARDIN, muni de mon CHAPEAU !
Maintenant le guidon, d'une allure cavalière,
Je circule au milieu des roses trémières.
Ne pouvant éviter la belle qui se dore,
Avec ma roue avant, lui passe sur le corps !

Alors d'un geste vif elle me montre ses DOIGTS...
... d'honneur !
 
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Thème : l' Automne

Mots :
Soleil
Vélo
Jardin
Chapeau
Doigts

L'étrange demeure...​



Le soleil n'avait pas dit son dernier mot et illuminait encore mes journées, jusqu'au soir où des couleurs orangées m'enchantaient...

Mon vélo, bien entretenu, savait encore me faire parcourir les distances que je voulais... Ou presque. Je faisais bonne figure auprès des gens que je rencontrais, mais je m'affaiblissais.

Comment avais-je pu me laisser séduire par cette étrange bâtisse que l'on disait maudite ?... On disait que le seul vrai propriétaire était le Diable en personne et qu'il adorait accélérer le vieillissement des habitants, en les accablant de différents malheurs...
Perdant ses fleurs, le jardin lui-même semblait annoncer le pire, comme si l'hiver arrivait à grand pas...

" Chapeau ! " m'étais-je dit à moi-même, en faisant l'acquisition de ce lieu réputé maudit, évidemment pour une bouchée de pain tellement ce lieu faisait fuir tout le monde... Sauf moi.
En bordure de l'entrée de ce lieu improbable, trônait une horrible gargouille, qui à elle seule suffisait le plus souvent à tenir à bonne distance les importuns.

La finitude de l'existence s'impose à nous tous, sans épargner personne.
Les précédents habitants des lieux avaient peut-être manqué de chance, ainsi que j'aurais pu en avoir davantage moi-même...
Un jour pourtant, je vis les doigts de la gargouille disparaître devant moi, l'ensemble de l'ahurissante statue se changeant en poussière.
Les éléments ornementaux les plus laids ou effrayants de cette " grande demeure " subirent le même sort.
Le lieu semblait désormais plus jeune, plus attrayant.
Je me sentais moi-même mieux, plus dynamique et heureux à tous points de vue.
L'automne semblait bien avoir annoncé la mort. Celle de la créature démoniaque qui semblait avoir régné en ces lieux sur plusieurs générations....
 
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Thème : l' Automne

Mots :
Soleil
Vélo
Jardin
Chapeau
Doigts
Plus de quarante ans après y avoir été obligé à l’école, j’ai relu ces derniers jours, Candide, un conte de Voltaire qualifié de philosophique…

Le héros est un vrai naïf, dont on pourrait dire au départ qu’il a un petit vélo dans la tête, et qui su(b)it l’enseignement de Pangloss, un philosophe tellement optimiste qu’on se demande si lui-même ne travaille pas du chapeau, puisque malgré les nombreuses souffrances observées et endurées, il persistera à dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Par la suite, Candide rencontre Martin, un philosophe également, mais manichéen jusqu’au bout des doigts, convaincu que ce bas monde est régi par des principes maléfiques.

Après moult péripéties aussi variées qu’invraisemblables, presque tous les personnages se retrouvent sous le soleil de Constantinople, et, loin de trancher entre les positions de ses deux maîtres à penser, la seule conclusion à laquelle arrive ce brave Candide à l’automne de sa vie, c’est qu’il faut cultiver notre jardin.

Si ce n’est pas d’une haute portée philosophique, c’est assez court et ça reste facile à lire…
 
Merci, je suis très honoré.

Thème proposé : Envie d’exotisme

Mots à utiliser :
  • parfumer
  • officiel
  • ciment
  • ottomane
  • déterrer
Mon métier officiel est de déterrer les cadavres... Un sarcophage en ciment, daté de la dynastie ottomane et retrouvé par hasard lors de fouilles sur l'esplanade de ma ville a nécessité mes services.
J'ai donc procédé à l'ouverture, discrètement et en début de nuit, masqué par des écrans de toile pour travailler à l'abri des curieux.
Muni d'un maillet et d'un ciseau j'ai réussi à décoller le couvercle, que j'ai fait pivoter sur son grand axe.
Aussitôt une odeur de poudre noire a commencé à parfumer mes narines, me laissant à peine le temps de plonger au sol pour éviter une explosion brutale et violente. Je vis le cadavre se dresser, vêtu d'oripeaux détruits par les années passées ainsi sous terre, puis les morceaux du corps voler de toutes parts.
C'est alors que, sonné par la déflagration, je réalisais que j'avais abusé de ma chance, et que ma bonne étoile m'avait abandonné. Me trainant sur les pavé de cette place, j'eus soudain une énorme envie d'exotisme...
 
Pour ma douce peau parfumer
J'en ai marre de me faire plumer
Par le revendeur officiel
De cette odeur tombée du ciel
Et qui sent si fort le ciment
Que je crains un vomissement.
Vite, se vautrer sur l'ottomane
Aussi ardent qu'un opiomane
Qui s'évertue à déterrer
Les parfums qu'il veut honorer.
 
Dernière édition:
Thème proposé : Envie d’exotisme

Mots à utiliser :
• parfumer
• officiel
• ciment
• ottomane
• déterrer

Corinne voulait aller à Bali. Mais j’étais le patron d’une petite boîte et j’avais trop de boulot en ce moment pour prendre des vacances.
Alors elle est partie avec Murielle, une copine de travail pour, normalement, une semaine.
Je ne lui ai rien dit mais je l’avais quand même mauvaise.
Et puis Murielle m’a appelé deux jours après pour me demander si Corinne allait mieux.
  • Pourquoi irait-elle mieux ?
  • Bah elle a pris une semaine de maladie alors j’espère qu’elle va mieux. Et Jean-François lui aussi a pris une semaine. Il y a de l’épidémie dans l’air - dit-elle en riant.
  • Ah oui bien sûr, excuse-moi. Oui ça va un peu mieux, merci.
Deux minutes de bla-bla et j’ai raccroché.
Question à 100.000 dollars : si ce n’était pas avec Murielle, avec qui était-elle partie ?
J’ai repensé à ce Jean-François évoqué par Murielle. Ce collègue dont Corinne m'avait parlé plusieurs fois : serviable, gentil, toujours prêt à donner un coup de main.
Tilt ! Donc c’était officiel, j’étais cocu.
Je l’imaginais bien, telle une princesse devant lui, assise sur une ottomane pour se pomponner, se parfumer - et tout le reste ! - dans ce pays du bout du monde.
La haine pure et simple !

Donc dans cinq/six jours elle va rentrer…
Derrière notre pavillon on a un grand jardin…
Cent ou cent cinquante kilos de ciment devraient suffire…
Personne ne va la déterrer par accident…
 
Merci, je suis très honoré.

Thème proposé : Envie d’exotisme

Mots à utiliser :
  • parfumer
  • officiel
  • ciment
  • ottomane
  • déterrer

Partons sur une réponse pour le 21 octobre…


De l'encens de provenance lointaine pour parfumer mon habitat, et je fus soudain pris d'une envie d'exotisme.
Idéalement un vrai voyage.
Au pire écrire un petit texte, lire un roman, regarder un film...
Mais dans tous les cas m'extirper de mon quotidien pour découvrir un nouvel environnement, voire en inventer un, comme si un dépaysement pouvait me rendre plus heureux. L'expérience m'ayant pourtant appris qu'une évasion de ce type, aussi tentante soit-elle, ne fonctionne que rarement.
Sauf pour un vrai voyage, en aller simple. Et encore...

J'entrepris les démarches administratives nécessaires, obtins le document officiel qu'il me manquait, me préparant à vivre un voyage pour les États-Unis que je percevais comme une aventure forcément extraordinaire.
D'autant que je comptais bien éviter dans la mesure du possible les sentiers battus pour découvrir des environnement réellement dépaysant.
Je voulais ma dose d'exotisme.

Je fis le choix d'éviter les grandes villes, les grandes routes, même.
Plutôt urbain d'ordinaire, je recherchais des endroits naturels, voire sauvages, fuyant pour ainsi dire le ciment et tout les environnements de ce type.

Il me fut offert de passer quelques jours dans un ranch.
L'accueil de mes hôtes fut parfait.
Et bien que l'environnement fut aussi peu oriental que possible, les soirées se passaient généralement dans un salon où trônait une sorte de long canapé, où il n'était pas rares que nous nous retrouvions assis les uns à côté des autres. Pour ainsi dire comme sur une ottomane. Mon imagination me fit attribuer l'origine de ce siège à des influences amérindiennes.
Mais l'hypothèse me sembla au final improbable, ces derniers préférant généralement s'asseoir par terre. Du moins dans l'ancien temps.

Face au ranch, un très vieux chêne avait pris ses aises, au point de menacer la structure même du ranch par l'extension de ses racines, ou encore si l'arbre venait à chuter brutalement à l'occasion d'un cyclone ou d'une tornade.
Abattre un arbre aussi vieux aurait été dommage.
Pendant mon séjour, décision fut donc prise de déplacer l'arbre pour le replanter dans un endroit où il serait potentiellement moins dangereux.
Sans doute fallait-il commencer par déterrer les racines, avant de faire venir des engins lourds. Ainsi fut-il fait.
Dans la terre, parmi les racines, aucun cadavre mommifié ni aucun squelette ne fut découvert, aucun trésor non plus, du moins au sens le plus ordinaire du mot.
J'eus pourtant mon lot de consolation.
Pour des raisons demeurées à ce jour inconnues, parmi les racines et dans la terre, une multitude d'objets amérindiens se trouvaient enterrés là, enrobés de tissus...
Ils semblaient fort anciens et pour la plupart fort bien conservés...
 
... Et la suite ? Je reste un peu sur ma faim après ce début si prometteur... Est-ce le dernier voyage qui s'achève ainsi ?
 
C’est un tour assez disputé jusqu’à présent ! Plus que 24 h avant clôture… et

Un petit texte hors concours en attendant :

J’aimerais quitter pour toujours, vraiment,
Ces villes polluées, encombrées de ciment,
Où des passants tout gris semblent errer
Comme des zombies qu’on vient de déterrer.

Je peux, avant que ce soit officiel,
Imaginer le bleu profond du ciel ;
Déjà mes poumons s’emplissent pour humer
Cet air que les rosiers viennent parfumer.

Près de moi se tient une belle ottomane,
Effleurant du doigt un saz d’où émane
Une mélodie enivrante et mystique
Qui sublime encore l’ambiance
exotique.
 
Thème :

" En route vers l'inconnu "


Mots obligatoires


  • diminué
  • oxymore
  • espoir
  • anxiété
  • projet


Jusqu'au 15 novembre vers 20h.


Comme d'habitude, toutes les personnes souhaitant tenter leur chance sont les bienvenues, habituées de ce jeu ou pas du tout.

Tous les styles sont les bienvenus également.


Bonne participation à tous ! :up:
 
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Réactions: aspa