Je suis un fantôme. Un personnage. Un rôle. Je n'ai pas d'existence. Masque malhabile, je n'étais là que pour parler à la place de celui qui ne le pouvait pas.
Marionnette, je ne fus créé que dans ce but unique: parler. Chercher cet ami lointain, que je devinais. Que je reconnaissais.
Qui me donna une existence propre.
Te rappelles-tu, mon ami, cette première partie de pêche ? Elle masquait, tu le sais, une autre partie de chasse, bien plus tordue. Vite oubliée.
La pêche était trop plaisante. Paisible. Aussi vraie que cet autre gibier me paraissait irréel, désormais.
Nous courûmes donc, sur bien des chemins. Toi, le méchant-gentil. Moi, le fou animé.
Camisol a existé pour toi, ce toi-là.
Ce toi-là est parti, tu l'as gommé de ta vie. Il est ton passé. Mon temps est désormais compté, Il me faudra, bientôt, aussi, me retirer. Me retrouver. Car tu m'as fait prendre d'autres chemins, salopard de lusitano-picard.
A rentrer dans d'autres dimensions, je créais inéluctablement la fin de ce personnage.
Il me reste encore le temps de dire quelques âneries, d'aligner quelques mots maladroits, de faire un peu de ménage, comme un bon archiviste qui changerait de crèmerie.
Mais pour cela, il faut d'abord que je te dise adieu. Adieu à ce personnage qui te ressemble, et qui pourtant t'est si étranger, parfois.
:love:
Adieu alèm. Adieu, l'ami.
A bientôt, rémi.
:zen:
Marionnette, je ne fus créé que dans ce but unique: parler. Chercher cet ami lointain, que je devinais. Que je reconnaissais.
Qui me donna une existence propre.
Te rappelles-tu, mon ami, cette première partie de pêche ? Elle masquait, tu le sais, une autre partie de chasse, bien plus tordue. Vite oubliée.
La pêche était trop plaisante. Paisible. Aussi vraie que cet autre gibier me paraissait irréel, désormais.
Nous courûmes donc, sur bien des chemins. Toi, le méchant-gentil. Moi, le fou animé.
Camisol a existé pour toi, ce toi-là.
Ce toi-là est parti, tu l'as gommé de ta vie. Il est ton passé. Mon temps est désormais compté, Il me faudra, bientôt, aussi, me retirer. Me retrouver. Car tu m'as fait prendre d'autres chemins, salopard de lusitano-picard.
A rentrer dans d'autres dimensions, je créais inéluctablement la fin de ce personnage.
Il me reste encore le temps de dire quelques âneries, d'aligner quelques mots maladroits, de faire un peu de ménage, comme un bon archiviste qui changerait de crèmerie.
Mais pour cela, il faut d'abord que je te dise adieu. Adieu à ce personnage qui te ressemble, et qui pourtant t'est si étranger, parfois.
:love:
Adieu alèm. Adieu, l'ami.
A bientôt, rémi.
:zen: