Adieu ami(e)s

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camisol

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27 Novembre 2002
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l'ombilic des limbes
Je suis un fantôme. Un personnage. Un rôle. Je n'ai pas d'existence. Masque malhabile, je n'étais là que pour parler à la place de celui qui ne le pouvait pas.
Marionnette, je ne fus créé que dans ce but unique: parler. Chercher cet ami lointain, que je devinais. Que je reconnaissais.
Qui me donna une existence propre.
Te rappelles-tu, mon ami, cette première partie de pêche ? Elle masquait, tu le sais, une autre partie de chasse, bien plus tordue. Vite oubliée.
La pêche était trop plaisante. Paisible. Aussi vraie que cet autre gibier me paraissait irréel, désormais.
Nous courûmes donc, sur bien des chemins. Toi, le méchant-gentil. Moi, le fou animé.
Camisol a existé pour toi, ce toi-là.
Ce toi-là est parti, tu l'as gommé de ta vie. Il est ton passé. Mon temps est désormais compté, Il me faudra, bientôt, aussi, me retirer. Me retrouver. Car tu m'as fait prendre d'autres chemins, salopard de lusitano-picard.
A rentrer dans d'autres dimensions, je créais inéluctablement la fin de ce personnage.
Il me reste encore le temps de dire quelques âneries, d'aligner quelques mots maladroits, de faire un peu de ménage, comme un bon archiviste qui changerait de crèmerie.
Mais pour cela, il faut d'abord que je te dise adieu. Adieu à ce personnage qui te ressemble, et qui pourtant t'est si étranger, parfois.
:love:

Adieu alèm. Adieu, l'ami.
A bientôt, rémi.

:zen:
 
Je ne suis pas certain d'avoir bien compris ... mais n'empêche ! ...le texte est beau et entouré de mystère ... et en définitive, c'est ce qui compte !!! :zen: :zen: :zen:
 
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Réactions: mac-aïoli
Déjà qu'Alèm me manquait :(

Bon vent en tous cas.

:zen:
 
Bon.
Voilà.
Je ne suis qu'un jouet littéraire, après tout.
Ma camisole, je l'ai passée de plein gré, précisément parce que j'avais trouvé ici un asile.
Tout l'inverse de l'avatar dont j'étais affublé.
Les limites temporelles du jeu me sont tracées depuis longtemps. En quantité comme en longévité.
Moins de mille posts.
Le dernier à la date anniversaire de la création du rôle qui suivra la fin de l'anonymat. C'est clair, là ? Pas sûr.
En tout cas, au moins un an, peine encourue.
J'en ai pris pour deux, tant pis, tant mieux.
Certes, je n'avais pas prévu les complications. C'est qu'on s'attache, hein ! :rateau:
On s'attache à la scène, on s'attache aux partenaires de jeu. On s'attache aux regards, aux rires, aux commentaires, aux clins d'½il. On s'attache aux autres rôles, aux sincères comme aux grimés. On s'attache à tant de choses, ici !
C'est pour ça qu'on reste, hein ! C'est pour ça que je pars, donc. :)

Adieu ami(e)s.
Have some nice days.
Bises.



:zen: ;) :p :zen:


Et plein d'autres baisers de pardon pour toi, ma lectrice préférée. :love:
 
camisol a dit:
Bon.
Voilà.
Je ne suis qu'un jouet littéraire, après tout.
Ma camisole, je l'ai passée de plein gré, précisément parce que j'avais trouvé ici un asile.
Tout l'inverse de l'avatar dont j'étais affublé.
Les limites temporelles du jeu me sont tracées depuis longtemps. En quantité comme en longévité.
Moins de mille posts.
Le dernier à la date anniversaire de la création du rôle qui suivra la fin de l'anonymat. C'est clair, là ? Pas sûr.
En tout cas, au moins un an, peine encourue.
J'en ai pris pour deux, tant pis, tant mieux.
Certes, je n'avais pas prévu les complications. C'est qu'on s'attache, hein ! :rateau:
On s'attache à la scène, on s'attache aux partenaires de jeu. On s'attache aux regards, aux rires, aux commentaires, aux clins d'½il. On s'attache aux autres rôles, aux sincères comme aux grimés. On s'attache à tant de choses, ici !
C'est pour ça qu'on reste, hein ! C'est pour ça que je pars, donc. :)

Adieu ami(e)s.
Have some nice days.
Besos.


:zen: ;) :p :zen:

tout jeu a ses limites...

et ses règles, ce sont elles qu'on oublie trop facilement !

car le réel sait se venger

bonne route :)
 
Comme tu le dis, tu n'es qu'un jouet littéraire. Un de ces jouets dont on ne se sépare jamais définitevement et qu'on oublie au fond d'un grenier. Jusqu'au jour où on le retrouve.
Je n'ai pas envie de te dire Adieu, camisol. Tu n'es certes qu'un pseudo - un pseudo sanglé sur un avatar torturé - mais je m'y suis attaché.

Parce qu'en s'approchant, on parvient à lire ton regard. :)

Artaud.jpg


à une prochaine, l'Archiviste. :cool:
 
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, hier c'était mes un an de MacG, j'ai eu plein de cadeaux et de bisous fantômes mais excessivement bien pensés. Aujourd'hui c'est terrible car voici un des effets de la théorie du chaos. Camisol, le "petit agité du bocal" me quitte. Finis les bons maux psychanalytiques et les amurs ravageuses le soir au coin d'un thread car la chandelle est morte. Finis les électrochocs cachés derrière les lignes pures qu'une police standardisait d'un air bonhomme. Il est venu le temps du post-prozac, de la séparation ombilicale. Et bien oui, elle va me manquer sa mine d'épinard et son air de deux aires pariétales mal irrigées pourtant fertiles en bons maux. C'est une catastrophe digne de la folle libération de Pinel, Sigmund se retourne déjà car ""ça" tombe "surmoi"" se plaint-il ! Il cherche s'il y eut une belle G. et quelle fut son rôle dans cette perte. Pour ma part, je vous souhaite de retrouver un jour la folie qui fit votre gloire et qu'il en reste quelques posts traumatiques.

À bientôt l'âme imaginaire. :)
 
Merde alors. Il est guéri et ça me fait de la peine. Malgré tout, je n'arrive pas à t'envier ;) Je t'aime.
 
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