Facétie matutinale auto-proclamée de l'impertinent macomaniac

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Choquerai-je grand monde si je déclare d'entrée que ce fil a tout d'une dimension «
pré_logique» - terme affectionné jadis par des anthropologues pour désigner des productions de l'esprit ne relevant pas des règles instituées de la «
Raison»?
J'en veux pour preuve le désir, manifestement peu
raisonnable, de
booter un Mac à partir d'un OSX «
Mavericks» installé sur une clé USB - parce que la
lenteur extraordinaire des processus induite par ce type de connexion décourage l'esprit d'y avoir
raisonnablement recours dans la pratique. Pour preuve additionnelle, le désir encore plus
déraisonnable de limiter la taille de ladite clé USB à 8 go - parce que l'
avantage du prix de revient économique par rapport à celui d'une clé de taille double est largement surpassé par le
désavantage logique d'être obligé d'amputer «
Mavericks» de toute une série de composants-Système afin qu'il puisse 'tenir' sur un aussi petit volume, choix 'anti-utilitaire' qui contredit la loi des théoriciens du «
Marginalisme» voulant que tout consommateur choisit toujours à partir d'un calcul
rationnel des avantages vs désavantages pour préférer ce qui 'vaut' le mieux d'après lui.
Le propre du '
désir' est d'engendrer le '
fantasme' - par quoi j'entends une dimension imaginaire où les contraintes de la réalité sont minorées, voire mises en suspens, et où tout paraît possible dans un état d'
apesanteur. De ce point de vue, je peux autant que quiconque
fantasmer un fonctionnement de mon Mac par
boot à partir d'un «
Mavericks» allégé installé sur une clé USB de 8 Go - nonobstant ma
raison a vite fait de tirer les oreilles du garnement qui fictionne en moi cette perspective, en lui
prouvant que ce n'est pas la peine de se mettre en frais pour tenter de pratiquer cette fantaisie peu '
réaliste'.
L'installateur de «
Mavericks» ne peut pas
directement installer cet OS sur une clé de 8 Go, d'abord, car (comme j'avais cru le montrer dans un de mes messages abscons précédents et comme
François l'a indiqué par référence aux stipulations même d'Apple) plus d'une dizaine de Go de fichiers se trouvent écrits automatiquement à l'installation, ce qui ne passe pas
a priori sur l'espace-disque réduit d'une clé USB de 8 Go. Pour installer «
Mavericks» sur une clé de 8 Go, il faut
indirectement : d'abord 1) le pré-installer régulièrement sur un espace-disque assez volumineux pour accueillir environ 13 Go d'écriture-disque + une partition créée automatiquement de près de 2 Go qui accueille le Système de Récupération, dont l'image-disque .dmg de seulement 600 Mo a besoin de 1,27 Go pour se décompresser ; 2) alléger sélectivement cette structure écrite pour la ramener en-dessous de la barre des 8 Go - ce qui est possible en élminant
sleepimage +
swapfiles +
voices +
Desktop Pictures + toutes les
applications natives dispensables (garder les «
Utilitaires», «
Safari», «
Aperçu», «
TextEdit» et le «
Livre des Polices» paraît une option expérimentale 'praticable') --> ce qui ramène le 'poids' des fichiers-Système de l'OS vers la barre des 7 Go ; 3) cloner (grâce à «
CCC» par exemple) la structure ainsi allégée
a posteriori (sans la «
Recovery HD» qui se crée à l'installation automatique de la phase 1) bien entendu) sur le volume de la clé de 8 Go, laquelle, amputée déjà des 209 Mo de la partition invisible
EFI EFI disk1s1 exigée par la
Table de partition GUID incontournable si l'on veut
booter un Mac Intel, donne donc une marge d'espace libre de 780 Mo.
J'ai expérimentalement pratiqué le processus que je viens de décrire, lequel n'a rien d'un '
exploit' dès lors qu'on s'abstient rigoureusement d'amputer l'OS des 'branches' logiquement indispensables à son équilibre structurel : les répertoires
Bibliothèque,
bin,
cores,
dev,
Home,
Network,
private,
sbin,
Système,
usr,
Utilisateurs,
Volumes,
.Trashes et le fichier
mach_kernel pour l'essentiel. Ce, sous peine de
kernel_panic ou de
launch foireux en l'absence de 'branche' vitale de l'arborescence de l'OS.
Ça passe, donc, mais la
lenteur phénoménale de tous les processus à partir du
boot sur une clé USB paraît rédhibitoire. Quant à l'allègement de l'OS en terme d'
applications, qui sont les 'appendices ustensiles' d'un OS, à quoi peut bien 'servir' un OS qu'on a amputé de ses 'outils de service' - je le demande?
Descartes préconisait de faire le tri entre
désirs réalistes (possibles) et
désirs irréalistes (impossibles) eu égard à l'«
ordre du monde» ; et, parmi les
désirs réalistes (possibles), entre les
désirs raisonnables et les
désirs déraisonnables - à quoi se marque la signature de l'esprit '
Classique' : sélection volontaire rapportée à un foisonnement imaginaire.
Descartes ne considérait pas une
puissante passion comme un
désir déraisonnable en soi, dès lors que sa réalisation est
possible dans l'«
ordre du monde» et que son espérance est
grande. Mais il rejetait les
passions vaines, dès lors que, même
possibles dans l'«
ordre du monde», leur espérance est
futile.
Personnellement, et au risque de choquer les bienséances, je trouve que vouloir
booter un Mac à partir d'une clé USB de 8o sur laquelle est installée une
version_squelette de «
Mavericks» est une '
passion vaine' dans son espérance, et à la frontière exacte du '
déraisonnable' de par les conditions on ne peut plus problématiques de sa possibilité.