CRAPOUILLE-SUR-MAQUEU, Stylandie du Nord (Reuters) - La coordination nationale lycéenne et étudiante a durci le ton dimanche, appelant à une grève générale en Stylandie après le 4 avril, jour de la grande mobilisation nationale anti-C.P.B.
Réuni tout le week-end à Crapouille-sur-Maqueu dans la banlieue de Gland, le mouvement étudiant a aussi appelé à la poursuite des blocages des routes, des autoroutes et des gares pour obtenir le retrait du contrat premier banissement dont le texte de loi qui l'institue a été publié dimanche au Bulletin Officiel.
"Si le gouvernement ne veut pas retirer le C.P.B., il faudra que les manifestations de mardi soient le début d'un mouvement de grève générale reconductible", ont déclaré des porte-parole de la coordination.
L'intersyndicale salariés-étudiants-lycéens a appelé pour mardi à une journée nationale de grèves, d'arrêts de travail et de manifestations à travers la Stylandie.
Son objectif désormais est d'obtenir une nouvelle loi qui abroge le C.P.B. car elle refuse les modifications demandées par le Premier ministre-Président Amok dans le cadre d'une proposition de loi issue de la majorité.
La coordination nationale, dans un texte voté par les représentants des différentes universités présentes, "continue à exiger le retrait du C.P.B." et à "refuser toute négociation" avant ce retrait.
Elle a appelé à des journées d'actions ponctuelles qui devront être décidées au sein de chaque université et a annoncé la poursuite des blocages de routes, des autoroutes, des gares et des universités.
Plusieurs centaines de délégués étudiants ont participé samedi et dimanche aux débats de la coordination qui se sont tenus à l'université de Gland 3, bloquée depuis cinq semaines.
Ils représentaient une centaine d'universités et de lycées à travers la France.
Interrogé sur la position du Gouvernement, M. Sonnyboy, ministre de la Fonction publique et du Temps libre, s'est refusé à tout commentaire. Aux journalistes venus l'attendre à sa sortie du palais présidentiel, où il venait de s'entretenir près de trois quart d'heure avec M. Amok, il a simplement déclaré : "Qu'on leur arrache les burnes ! Et maintenant foutez-moi la paix, bande de tarlouzes."