Bonjour à tous,
quelle n'est pas ma "stupeur" de voir que j'ai déclenché un débat par ma premère réponse sur ce topic... De là à lire dans une des réponses qu'il y a des "réactions épidermiques" et qu'on relève en outre mon pseudo, il n'y a eu qu'un pas naturellement....
Or non seulement je n'ai pas été agacé, ou froissé etc.. mais je n'ai pas plus été scandalisé ni furieux. Certes, je suis en desaccord non pas avec la proposition mais plutôt avec ses modalités, pour autant, ça n'a nullement déclenché de ma part un accès de levée de bouclier vengeur et sinon révolutionnaire du moins révolté ou que sais-je encore : faire montre d'un avis contraire n'est pas faire preuve de l'esprit de contradiction stérile et vindicatif.
Je ne cherche pas ici quoiqu'il en soit à me justifier, mais bel et bien à remettre les choses à leurs places. Or qu'elles sont-elles? On propose un travail - alors on peut ergoter sur "stage", "bénévolat", "partenariat", "collaboration" et tous les synonymes et autres qualificatifs de la terre, cela est et reste un travail - sans aucune contre-partie en retour, sinon - et c'est vrai comme je l'ai dit c'est louable - de partager un élan du coeur, une passion et la certitude viscérale de "faire le bien", etc... Or si pour l'initiateur du projet cela débouche sur le résultat tangible d'un site en ligne, comme escompté, cela ne débouche sur rien de concret pour je "Djeun's" qui ne pourra pas monnayer ce travail non seulement auprès de celui pour lequel il l'a fait mais pas plus auprès de tiers dans le monde du travail qui n'en n'auront cure. Alors je lis encore encore ici et là dans le topic, une certaine nostalgie comme autant de relents à la "vot' bon maître" qui se languissent de feu l'époque victorienne sinon pré-industrielle 1900 où la bonne volonté était le sel de la terre et faisait progresser le monde. Si d'aventure quelque chose a fait alors avancé la société, c'est l'exploitation du plus grand nombre de démunis (à l'époque un enfant de 12 ans allait à la mine) par ces quelques uns fortunés sinon forcenés de l'argent roi. Point. Et il est inutile de carricaturer mes propos pour les verser dans un pseudo discours à la Besancenot ou Laguiller. Ce n'est pas moi qui ai mis cette époque soi-disant "bénie" sur le tapis pas plus que je n'ai écrit l'histoire de l'industrialisation.
Mais admettons. Admettons qu'il faille faire un effort, que tout ne peut "tomber du ciel", eu égard au fait qu'il est vrai que personne n'attend après aucun d'entre nous. Bien. Mais en ce cas, pourquoi serait-ce à ce "djeun's" de produire ce "sacrifice"???? Parce que justement il est jeune et que tout ce qu'il peut espérer pour ne pas dire tout ce à quoi il a droit c'est un CPE???? Et c'est bien là où je voulais en venir, et pour le coup cette fois, oui, je commence à être scandalisé : ce monsieur nous dit : "je n'ai pas les moyens", etc... Grand dieu, ce monsieur vivrait-il de l'air du temps??? Aussi vrai selon toutes vraisemblances qu'il est très investi dans son projet, qu'il "lui tient vraiment très à coeur", et aussi vrai qu'il doit bien travailler quelque part par là, aussi vrai, puisqu'il est le demandeur, va-t-il sacrifier une partie de son argent de poche, dévolu habituellement à ses loisirs par exemple, pour les mettre à la disponibilité de ce même "Djeun's" sensé faire son site. POINT! D'ailleurs, j'y pense : il va bien lui falloir acheter un nom de domaine, et un forfait d'hébergement, non? Et il paie bien un connexion internet??? Ou passe-t-il par "l'opérateur... du Saint-Esprit"??
Aussi, et j'en terminerais là, je dis tout ceci en toute connaissance de cause : je suis le premier à sacrifier des projets (sorties, CD, fringues, livres, DVD, restaurants, etc, etc...) parce que j'ai besoin d'un petit soft, d'un manuel, de hardware, etc... pour pouvoir réaliser des projets PAO simples ou Web, et ce, soit pour moi-même sans demander d'aide financière à tout bout de champ soit pour des tiers qui m'ont aidé dans le passé (et dans ce cas donc, c'est donnant-donnant de la sorte).
Les choses sont donc d'une simplicité biblique. Donnant-donnant, et ici donc puisqu'on parle de travail : création = salaire. Et si on tergiverse alors sur le goût de l'effort et/ou du bénévolat sinon du "sacrifice", c'est au demandeur de le produire. D'ailleurs j'y pense : c'est ça l'équité, pour ne pas dire la justice.
Point final. D'ailleurs, je ne serais pas surpris de ne plus voir ce monsieur, qui devant nos "saines réactions" (humerait-on là encore un relent paternaliste?) va battre en retraite pour apâter ailleurs des âmes plus conciliantes, plutot que de regarder en face sa propre incurie et de prendre alors en conséquence non pas la fuite mais ses responsabilités. Et après on viendra dire que les nouvelles générations sont "ADUlescentes"....
Merci de m'avoir lu.