Affiche grand format sous Xpress

popple

Membre confirmé
30 Décembre 2005
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Bonjour,

Je dois réaliser une affiche 100x150 cm et un calicot 200x245 cm.
Comment dois-je gérer des tailles de cette importance dans Xpress sachant qu'Xpress ne permet pas de créer des fichiers excédant 121,92 cm ? En tous les cas, quand j'entre mes valeurs dans fichier - nouveau - projet - taille personnalisée, c'est ce qu'il me répond.

J'ai fait mon affiche 100x150 en 300 dpi à taille réelle dans Photoshop. Le calicot, je n'y ai pas encore touché. Etait-ce une erreur de ma part de faire ce 100x150 en taille réelle ?

Jusqu'à présent, comme je n'avais fait que des affiches dont la taille n'excédait pas 60x90cm, le problème ne s'était jamais posé.

Merci d'avance pour votre aide.
 
J'ai fait mon affiche 100x150 en 300 dpi à taille réelle dans Photoshop. Le calicot, je n'y ai pas encore touché. Etait-ce une erreur de ma part de faire ce 100x150 en taille réelle ?
Ça fait un fichier de 800 Mo... (voire même un petit peu plus si tu as pensé à faire des bords perdus…) il a dû bien ramer ton Mac !!! et apparemment, ça t'a parû un peu bizarre …*
(et avec le même principe, le calicot ferait 2,6 Go…).


Bon, sans faire de détour (désolé pour mon manque de diplomatie, je t'explique les choses comme je les vois, car le fait que tu te sois rendu compte qu'il y a un problème, et que tu poses la question avant de continuer dans l'erreur, m'incite à penser que tu es prêt à entendre et comprendre une critique, que je vais essayer de faire de façon constructive).
Sur ce coup-là tu n'as pas fait une erreur, mais trois :

1re erreur : erreur sur l'utilisation et le choix du logiciel.
Photoshop n'est pas un logiciel prévu pour faire de la mise en page : pour ce type de travail il faut utiliser XPress ou InDesign (éventuellement, au pire, Illustrator)
Je sais, XPress ne peut pas faire un document 100 x 150… alors partant de cet état de fait, il faut réfléchir un peu : il y a 10 ans, vu la puissance des ordinateurs, il était hors de question de manipuler des fichiers de 800 Mo sous Photoshop, pourtant il y avait déjà dans les rues de toutes les villes des affiches plus grandes que tes 100 x 150… donc ça signifie qu'il y a une autre solution… et qu'il faut réfléchir un peu plus loin que l'évidence qui s'impose au premier abord.

(et de plus, Photoshop n'est pas prévu pour gérer correctement du texte : j'ai fait ici un post expliquant le pourquoi des problèmes de netteté d'un texte pixellisé dans Photoshop)



2e erreur : 300 ppi n'est (presque) jamais la résolution optimale à utiliser…
Si ça n'a guère d'importance sur une image de 10 x 15 cm qui avec la bonne résolution pourrait peser 5,5 Mo au lieu de 8 Mo à 300 ppi, mais ça devient très important sur une affiche 100 x 150 cm, puisque l'utilisation d'une résolution adaptée peut permettre de passer de 800 Mo à moins de 200, voire même à seulement 30 Mo…
Pose-toi la question de comment font les gens qui travaillent sur des affiches 4 x 3 mètres : si ils devaient travailler à 300 ppi, ils auraient une image de 6,5 Go… ça ne tiendrait même pas sur un DVD (normal, simple couche) !!! pourtant il y a eu des affiches 4 x 3 m réalisées bien avant l'apparition du DVD et des processeur G5 : déjà, en 1991 on pouvait sortir des 4 x 3 sur un Quadra 800 avec 136 Mo de mémoire et un disque-dur de 270 Mo… des ordinateurs qui auraient été complètement incapables de manipuler une image de 6,5 Go… donc, encore une fois il doit y avoir une autre solution… (et il faut la chercher)


3e erreur : tu te lances dans un travail que tu n'as jamais fait et que tu ne sais pas faire, sans prendre au préalable les renseignements nécessaires à la réalisation de ce travail**.
Il te faut prendre conscience que tu n'as pas la science infuse, que tu n'es pas un génie, et que la PAO ce n'est pas simple que ça paraît : il ne suffit pas de pianoter sur le clavier d'un Mac dans un logiciel professionnel de PAO… car les logiciels (de PAO) ne sont que des outils, et utiliser ces outils, c'est un vrai métier, avec des règles qu'il faut connaître***.
(Ne le prends pas mal, je ne "t'assassines" pas, je t'explique…)
Sur ce genre de travail, comme sur tout ce qui sort de la routine habituelle connue, la règles de base pour tout le monde est "Contacte l'imprimeur, et demande lui ce qu'il veut et ce dont il a besoin".

Pour une affiche 100 x 150, mon sérigraphe préféré m'aurais demandé un fichier au 1/5e, c'est à dire 20 x 30 cm, avec des images à 300 ppi (pour ne pas compliquer les calculs… mais je les aurais faites à 250 ppi). 20 x 30 cm, ça se fait sans problème dans XPress, et une image 20 x 30 plein pot en CMJN à 300 ppi, ça ne fait qu'une trentaine de Mo… (22,5 Mo à 250 ppi).
Et bien que je travaille avec lui depuis plus de 10 ans, mais très occasionellement, comme je ne sais jamais quelles ont été les évolutions de sa technique depuis la dernière affiche qu'il m'a imprimé, je lui passe toujours un petit coup de fil AVANT** de commencer le travail, pour me remettre au goût du jour (et pour entretenir les relations courtoises que nous avons, car j'aime bien discuter avec lui).

Pour une impression numérique sur un traceur, l'imprimeur t'aurait dit qu'il avait besoin d'une résolution de 150 ppi, mais que vu la taille des fichiers, 120 peuvent suffire, et que le plus simple est de travailler le document à l'échelle 1/2 : donc tu fais un doc en 50 x 75, et tu importes ton image de fond à 240 ppi… l'imprimeur imprimera à 200%, ce qui te fera bien une affiche 100 x 150 avec une image qui aura une résolution de sortie à 120 ppi. (et une taille de seulement 128 Mo…).



* dans les règles de base, il faut comprendre que même si la technologie moderne permet de plus en plus de chose, et permet de travailler de plus en plus vite, elle ne remplace pas une bonne connaissance de l'utilisation du matériel… et que dans un travail de PAO quand on a l'impression que le Mac rame et qu'il n'est pas assez puissant pour faire le travail demandé, c'est souvent parceque la méthode utilisée pour faire ce travail n'est pas la bonne…


** il vaut mieux prendre les renseignements AVANT de commencer à faire n'importe quoi, n'importe comment sur n'importe quel logiciel… je fais ce métier depuis presque 15 ans, et pendant ces années d'expérience, j'ai appris une chose simple : je sais à peu près correctement ce dont j'ai besoin pour faire mon métier dans MON imprimerie avec MES machines, mais les autres ne travaillent pas exactement comme moi, donc je ne sais pas exactement de quoi les autres imprimeurs ont besoin, surtout, et encore plus, quand ils utilisent des technologies différentes des miennes. Donc avant de commencer le travail et de risquer de faire des conneries et de devoir tout recommencer, je me renseigne.
En ce qui te concerne, pour résumer : ton fichier Photoshop, tu le mets à la poubelle, tu vides, et tu reprends tout à zéro…



*** pour faire une comparaison mécanique, ce n'est pas parceque tu as acheté une superbe caisse à outil FACOM de mécanicien professionnel, que tu sais maintenant changer l'embrayage de ta voiture : savoir utiliser une clé de 12 ne suffit pas pour être un mécanicien compétent…
 
Alors là, Claude, BRAVO!
Que dire d'autre à ta réponse?
Elle résume tous les problèmes que nous rencontrons tous les jours!
JOYEUX NOEL! et continue dans cette direction. Tes réponses pertinentes sont toujours un plaisir à lire!
:zen: :zen:
 
Merci pour ton aide Claude. Et Joyeux Noël !
Je vais de ce pas téléphoner aux imprimeurs de l'affiche et du calicot.
 
Juste un petit bémol : on vit dans une époque ou il devient difficile de travailler avec un seul fournisseur, donc au moment de commencer à bosser, il est fréquent de ne pas savoir avec qui on va finir et c'est pas toujours délicat de questionner quelqu'un et de ne pas donner suite, surtout si c'est toujours le même qu'on questionne (c'est affectif : ça se commande pas) et que c'est pas le mieux placé en général. ;)
 
Mais alors dans le cas où le client n'a pas encore choisi son imprimeur, comment faut-il faire ? Y a-t-il des "standards" en matière de tailles de fichier pour les affiches et calicots grands formats ? Et pour la résolution, ne connaissant pas la linéature, ne vaut-il mieux pas remettre des fichiers en 300 dpi ?

En outre, antérieurement, j'ai déjà été confrontée au problème suivant : l'imprimeur travaillait su Mac et moi sur PC : il y avait donc un problème d'incompatibilité des polices et je devais donc faire toute l'affiche dans Photoshop et l'applatir. Je remettais un fichier Tiff. C'est pour çà que j'avais pris l'habitude de travailler en taille réelle à 300 dpi (avec certes, des fichiers très lourds) pour éviter que les textes de Photoshop ne pixellisent. Depuis un peu plus d'un an, je suis passée à Mac mais je suppose que je risque aussi de tomber sur des imprimeurs qui travaillent sur PC. Et ce problème d'incompatibilité va à nouveau se produire.

Autre question qui s'inscrit dans la continuité de cette discussion : lorsque l'on ajoute aux titres des effets que l'on n'a pas forcément dans Xpress, du moins pas exactement de la même manière que dans Photoshop, que fait-on ?
Puisque l'élargissement d'un fichier en réduction avec des textes tapés dans Photoshop va provoquer la pixellisation des textes ? Faut-il, dès lors, quand même travailler en taille réelle ? Et quid pour les très grands formats ?
 
Mais alors dans le cas où le client n'a pas encore choisi son imprimeur, comment faut-il faire ? Y a-t-il des "standards" en matière de tailles de fichier pour les affiches et calicots grands formats ? Et pour la résolution, ne connaissant pas la linéature, ne vaut-il mieux pas remettre des fichiers en 300 dpi ?
On n'a jamais le nez collé contre une affiche de 1,50m, donc plus le format est grand plus on tolère une résolution basse. Considère qu'un fichier de 30x40cm à 300dpi est suffisant pour à peut près tous les types de sorties.

En outre, antérieurement, j'ai déjà été confrontée au problème suivant : l'imprimeur travaillait su Mac et moi sur PC : il y avait donc un problème d'incompatibilité des polices et je devais donc faire toute l'affiche dans Photoshop et l'applatir. Je remettais un fichier Tiff. C'est pour çà que j'avais pris l'habitude de travailler en taille réelle à 300 dpi (avec certes, des fichiers très lourds) pour éviter que les textes de Photoshop ne pixellisent. Depuis un peu plus d'un an, je suis passée à Mac mais je suppose que je risque aussi de tomber sur des imprimeurs qui travaillent sur PC. Et ce problème d'incompatibilité va à nouveau se produire.
Dans ce cas, la norme est le PDF Haute Def. Si tu travaille sur PC dans X Press ou InDesign, tu livre un PDF Haute Def à ton imprimeur. Certains journaux comme 20 Minutes veulent des images photoshop. Dans ce cas tu exporteras ta page en eps dans X press puis tu l'ouvriras dans Photoshop pour l'enregister en tif.

Autre question qui s'inscrit dans la continuité de cette discussion : lorsque l'on ajoute aux titres des effets que l'on n'a pas forcément dans Xpress, du moins pas exactement de la même manière que dans Photoshop, que fait-on ?
Puisque l'élargissement d'un fichier en réduction avec des textes tapés dans Photoshop va provoquer la pixellisation des textes ? Faut-il, dès lors, quand même travailler en taille réelle ? Et quid pour les très grands formats ?
Il faut au maximum conserver les données vectorielles. Tout ce qui peut être fait en vectoriel doit être fait en vectoriel. Le moindre texte doit être fait dans X Press, Illustrator ou InDesign, et seuls les textes dont tu ne peux pas faire autrement (biseautage, ombre portée...) à faire dans Photoshop. A propos InDesign possède un outil d'ombre portée/halo fiable.
 
DPI : Dots Per Inch
PPP : Pixel Par Pouce

Et non pas PPI ;)

Eh si !

Aujourd'hui, il est fréquent de confondre les points (dots) et les pixels (picture elements), et d'utiliser l'unité "dpi" (dots per inch) autant pour la résolution des images que pour la résolution des imprimantes…
… mais normalement les pixels sont dans les images de type bitmap et sur l'écran (et leurs résolutions s'expriment en pixels per inch (ppi)), alors que les points sont plutôt réservés aux imprimantes (et leurs résolutions s'expriment en dots per inch (dpi)).

Donc pour éviter les confusions, je préfère utiliser les deux unités anglo-saxonne ppi et dpi pour différencier les résolutions des images et des imprimantes, et éviter l'unité francisée "ppp" dont on ne sait pas si elle signifie "pixels par pouce" (donc appliquée à une image) ou "points par pouce" (donc appliquée à une imprimante).

Et je te rappelle que dans une image contone (CMJN ou niveaux de gris) imprimée sur du papier par une imprimante ou par une presse offset après flashage, il n'y a pas de pixels : il n'y a plus que des points faits par l'imprimante, qui fabriquent des points de trame dont la linéature est exprimée en lpi : lines per inch.
Donc, pour imprimer une image avec une linéature de 150 lpi, sur une flasheuse avec une résolution de 2400 dpi, tu as besoin d'une image contone avec une résolution de 225 à 300 ppi (250 ppi par exemple est une bonne valeur).

(ou d'une image "au trait" (mode "Bitmap" de photoshop) à 1200 ppi, mais dans ce cas la linéature n'a aucune importance, et les pixels de l'image seront imprimés tels-quels (à la différence de résolution près) par les points de la flasheuse)

C'est plus clair ?
 
Se taire?
A quoi sert un forum alors?
Mais non MamaCass, On a soif d'apprendre... le tout est d'admettre ses erreurs pour progresser!
BONNES FETES! :zen: :up:
 
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Réactions: MamaCass
J'aurai mieux fait de me taire
Non, non, surtout pas ! Tu as eu raison de faire la remarque : si toi tu as pensé que ça pouvait être une faute, alors on peut être sûrs que d'autres l'on aussi pensé, sans oser poser la question, ni faire la remarque… c'est plutôt de ma faute, car je n'avais pas pensé à donner (ou rappeler) cette nuance, et - grâce à toi - la réponse a profité à tout le monde.

D'un autre côté, je reconnais que je coupe un peu les cheveux en quatre, pour être volontairement le plus précis et le plus clair possible, pour réduire le plus possible les risques de confusions dans l'esprit de débutants ou de gens qui manquent un peu de bases et/ou d'expérience…
… mais j'avoue aussi que normalement dans les conversations techniques de tous les jours entre gens du métier (qui sont censés avoir bien compris ce que sont une image, des pixels, une flasheuse et des points) on n'utilise que les "dpi" autant pour les images que les imprimantes !!!

(et puis de temps en temps, on se rend compte que le professionnel avec qui l'on discute, bien qu'étant professionnel et donc censé connaître la différence, confond les pixels d'images et les points d'imprimante… et qu'il scanne bravement ses images contones à 720 ppi "parcequ'il a une imprimante jet-d'encre avec une résolution de 720 dpi" !!!)



popple a dit:
Mais alors dans le cas où le client n'a pas encore choisi son imprimeur, comment faut-il faire ? Y a-t-il des "standards" en matière de tailles de fichier pour les affiches et calicots grands formats ? Et pour la résolution, ne connaissant pas la linéature, ne vaut-il mieux pas remettre des fichiers en 300 dpi ?
Pour être franc, à mon sens, on ne peut pas faire un travail de PAO correct si on ne connaît pas l'imprimeur et le papier et leurs contraintes techniques (les contraintes du papier ET les contraintes de l'imprimeur)…
Éventuellement, on peut s'approcher au plus près de standards connus et classiques… et par expérience on peut s'approcher des impératifs techniques d'impressions qui sortent de l'ordinaire, mais qui rappellent des situations connues et/ou vécues…

Par exemple, si tu fais un dépliant 3 volets 3 x 10 cm par 21 de hauteur à 10000 ex., tu peux logiquement prévoir une impression offset sur un couché brillant, donc une trame 175 lpi et des images à 175 x 1,7 = 297,5 ppi : donc à 300 ppi, ça passera sans problème.
Mais si tu fais un PDF de ton dépliant et que ton client débarque ensuite chez moi pour le faire imprimer sur un KeyColor quelconque, ce n'est même pas la peine que j'essaye d'imprimer ton PDF : alors que le résultat aurait été parfait sur un couché brillant, c'est planté d'avance sur le KeyColor, et pour pouvoir faire le travail j'ai besoin des fichiers natifs (ou je vais perdre mon temps à corriger le PDF).
Et pourtant je travaille avec des presses offset classiques, et seul le papier pose problème…
Alors si en plus le procédé d'impression change (rotatives, sérigraphie ou impression numérique), les contraintes sont tellement différentes qu'il n'y a plus qu'à tout refaire (surtout si tu as fait ta mise en page sur Photoshop et que tu livres un fichier aplati !!!)



popple a dit:
j'ai déjà été confrontée au problème suivant : l'imprimeur travaillait su Mac et moi sur PC : il y avait donc un problème d'incompatibilité des polices et je devais donc faire toute l'affiche dans Photoshop et l'applatir
Ah, les PC et leurs polices… ça c'est une belle plaie !!! mais avant d'aplatir, il y a quand-même d'autres solutions pour conserver les textes en vectoriel : le résultat est plus propre, mais nécessite plus de travail intermédiaire… donc :

- soit tu sais faire ce travail intermédiaire et tu livres à l'imprimeur des fichiers nickels vectoriels et vectorisés "prêts à flasher"… mais si tu sais faire le travail intermédiaire, c'est parce que tu sais aussi te servir de tes outils, et que tu connais aussi les règles de l'art du métier, et dans ce cas, tu bosses sur un Mac et non pas sur une merde de PC, et tu utilises aussi InDesign, XPress, et Illustrator, et non pas seulement Photoshop… ;),

- soit tu ne sais pas, et dans ce cas, c'est l'imprimeur qui se tape le travail en plus, et qui le facture… mais comme le client ne veut pas payer, l'imprimeur ne fait pas le travail supplémentaire, et il sort une impression pourrie (selon mes critères…)

popple a dit:
C'est pour çà que j'avais pris l'habitude de travailler en taille réelle à 300 dpi (avec certes, des fichiers très lourds) pour éviter que les textes de Photoshop ne pixellisent.
Mais le texte "pixellisera" toujours (avec des guillemets), puisque après impression, ce ne sont plus les pixels qui sont visibles, mais les points de trame (à condition que la résolution de sortie de l'image soit au moins égale à la linéature d'impression). Donc après impression le texte ne "pixellise" pas, il "point-de-tramise" (c'est un néologisme "claude-soixante-douzien" : je viens de l'inventer)
As-tu été voir l'explication en image que j'ai mis en lien dans mon 1er post ?
(je redonne le lien en + clair, car il n'était pas évident de le voir)
http://forums.macg.co/vbulletin/showpost.php?p=4071988&postcount=21
Quand on regarde les résultats imprimés, donc "point-de-tramisés", d'un texte pixellisé dans Photoshop, même avec une résolution élevée, je trouve que ça fait un peu peur !!!

popple a dit:
lorsque l'on ajoute aux titres des effets que l'on n'a pas forcément dans Xpress, du moins pas exactement de la même manière que dans Photoshop, que fait-on ?
La réponse de kernel32.dll est exactement la règle de base à garder constamment à l'esprit et à suivre au plus près possible : "Il faut au maximum conserver les données vectorielles.", et j'ajouterai que c'est une règle qui s'applique autant pour les textes que pour tous les autres éléments graphiques (filets, cadres, blocs) et donc aussi pour les logos !!!
Maintenant, quand on n'a pas le choix (a-t-on vraiment "pas le choix" ???) et que l'effet voulu ne peut se faire qu'avec un texte dans une image de type bitmap de Photoshop, ben… tant-pis, on fait avec Photoshop, mais avant il vaut mieux comprendre à quoi on s'expose, et se rappeler que ce ne sera pas forcément aussi beau qu'à l'écran… rappelle-toi : le WYSIWYG est une connerie, la presse offset essaye de reproduire à peu près ce que l'écran affiche, ou l'écran essaye à peu près de mal simuler ce que la presse va imprimer.
Et, il y a moyen pour certains effets dans Photoshop de conserver le texte en vectoriel avec l'effet en type bitmap : par exemple, dans un ombré simple, réalisé avec la fonction d'ombre de InDesign, ou avec l'extension Shadow Caster dans XPress, le texte reste vectoriel et seule l'ombre est une image de type bitmap. Alors que si tu réalises un ombré simple dans Photoshop et que tu aplatis ensuite, le texte et l'ombre seront de type bitmap, donc flous : pour l'ombre, c'est normal, mais pour le texte c'est plus gênant.

Mais, si tu regardes bien mon post que je cites ci-dessus, et ses textes qui font peur, tu noteras que ce que je montre est en corps 8 points !!! donc les défauts de la trame 150 lpi sont énormes par rapport à la taille des caractères !!! en revanche pour un titre en 40 points, toujours en trame 150, ce n'est pas si visible (je ne sais plus si je l'ai dit, mais certains imprimeurs, comme MPO, recommandent de ne pas faire du texte dans Photoshop en-dessous de 24 points : donc Photoshop et ses effets reste utilisable pour des titres).




kernel32.dll a dit:
On n'a jamais le nez collé contre une affiche de 1,50m, donc plus le format est grand plus on tolère une résolution basse. Considère qu'un fichier de 30x40cm à 300dpi est suffisant pour à peut près tous les types de sorties.
Il est clair que l'on a jamais le nez collé sur certaines affiches, comme les 4 x 3 m, qui sont faites à partir d'un doc 40 x 30 flashé en trame 150 lpi et agrandis 10 fois (soit une trame 15 lpi à la sortie).
En revanche, on a souvent le nez collé sur des affichettes A3, 32 x 45 ou 40 x 60 cm apposées dans des vitrines de magasin, ou sur des affiches 60 x 80 cm, comme les affiches électorales collées sur les panneaux à côté des écoles. En général, ce n'est pas un problème car ces affiches sont réalisées souvent en impression offset avec des trames standard, ou en impression numérique jet-d'encre avec des trames stochastiques qui "gomment" les défauts… mais ça n'empêche pas de privilégier le vectoriel au maximum.
(pour une 40 x 60 ou une 60 x 80, je travaille en général sur un fichier "à tel" (à 100%) et je prévoie une impression en trame 120, avec une résolution théoriquement un peu basse, mais quand-même suffisante de 180 ppi)

Mais on a aussi le nez collé sur les affiches 116 x 171 des Abribus, ou les 116 x 342 des colonnes Morris, ou les affiches d'environ 90 x 120 des cinémas, et dans ce cas, la trame est très grosse : du même ordre que les 30 lpi des affiches 80 x 120 que je fais faire par mon sérigraphe préféré, celui dont je parlais dans mon 1er post, puisque les affiches d'Abribus et de colonnes Morris sont réalisées en agrandissant environ 5 fois le film de départ*. Et comme la trame est très grosse, les défauts d'un texte pixellisé-tramé sous Photoshop sont aussi très visibles !!! (et ça fait crade) :(


* donc :
- si le film est en trame 150 lpi, l'affiche est en 30 lpi, et des images à 225-250 ppi suffisent,
- si le film est en 175 lpi, l'affiche est en 35 lpi et il faut des images à 265-300 ppi… mais je ne sais pas si les sérigraphes sont passés à la trame 175 lpi.

En ce qui concerne les imprimeurs numériques sur des traceurs jet-d'encre, ils travaillent courament à 150 ppi, mais peuvent se contenter de 100 ppi pour limiter la taille des fichiers dans des impressions très grand format…
N'oublies pas que quand tu fais une image à 300 ppi alors qu'une à 100 ppi aurait suffit, tu multiplies le poids du fichier par 9… et non seulement tu te fais chier à travailler parce que ton ordinateur rame, mais tu te fais chier aussi à transférer le fichier sur un support pour l'amener à l'imprimeur (dans l'exemple de ton affiche 150 x 100 il te faudra un DVD à 300 ppi alors qu'une clé USB 256 Mo suffit avec la bonne résolution !!!), l'imprimeur perdra du temps à le copier sur son disque dur, perdra du temps à l'ouvrir pour le contrôler, perdra du temps à le corriger si nécessaire, perdra du temps à le réenregistrer et à le mettre à jour, perdra du temps à créer le fichier d'impression, perdra du temps à le transmettre au RIP du traceur, qui perdra du temps à le ripper… et soit l'imprimeur ajoutera ce temps perdu sur ta facture, soit te regardera d'un sale oeil noir et chargé de reproches…
 
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Réactions: lufograf et Paski.pne
:cool: ahhh les "petites" réponses de claude72, sans qui le forum Arts graphiques ressemblerait à un bac à sable !!

Merci pour interventions parfois un peu "brut" mais toujours passionantes !
Tu donnerais pas des cours par hasard ! :D
 
bonjour,
je prends le sujet un peu tard, mais étant dans une boite de sortie numérique je vais essayer d'apporter ma contribution à tout ce qui a été dit.
Ce que l'on demande à nos clients qui ont la précaution de nous consulter avant c'est :

1) Quel est l'usage de la sortie (extérieur ou intérieur), déterminant quand au choix de la machine d'impression (jet d'encre dye, encres UV, encres solvant ou papier argento-numérique)

2) A quelle distance se situe le public : très proche (stand portable, tirages d'expo, etc), proche (stand parapluie, kakémonos, etc) ou lointain (bache grand format, fond de stand, affichage urbain type 4x3 par ex)

3) Pour les images selon la technologie utilisée : RVB (tirages Argentonumérique type Lambda) ou Quadri pour tout le jet d'encre. De préférence avec les profils icc attachés pour une meilleure précision des conversions dans les Rip machine.

4) Résolution Images : plus compliqué de donner des indications figées
- 1er critère la source de l'image argentique ou numérique
•argentique: fournir un scan à 200 dpi maxi pour des formats disons jusqu'à 60x80, 150 à 180 dpi pour des formats jusqu'à 80x120, plus grand en fonction de la proximité du public, 100 dpi est très souvent suffisant, des formats + conséquents (2x3 m par ex) ou des calicots ou kakemonos accrochés en hauteur 72 dpi peut suffire, ensuite lorsque l'on atteint de l'affichage de très grand format supérieur à 4x3m on peut descendre à 40 dpi.
•images numériques : à la fois + compliqué et + simple.
Il faut faire avec ce que l'on a, les rééchantillonages dans Photoshop sont à proscrire impérativement, les Rip des imprimantes le font beaucoup mieux et ne "recréent" que le strict nécessaire au format de sortie et la résolution d'écriture
Par contre la bonne surprise, c'est les possibilités d'agrandissement de ces fichiers natifs (Raw de préférence), exemple on fait régulièrement des tirages type Lambda d'après fichiers de 12 Millions de pixels au format 2,4x3,6 mètres sans pratiquement aucune apparition des pixels (juste un peu sur les diagonales), alors que scanner un ekta 24x36 à cette taille (100dpi pour 2,4x3,6 mètres) nous donne un grain que vous pouvez imaginer (pourtant sur un Rotatif Heidelberg)

5) Les éléments graphiques : ils doivent rester impérativement en vecteur sauf effets particuliers gérables uniquement dans Photoshop, Claude a très bien expliqué le pourquoi du comment, les graphistes ne sachant pas travailler dans un ensemble cohérent d'application (Suite Adobe, Quark) n'ont pas grand chose à faire sur la marché des Arts Graphiques.

6) Les formats d'exé : ils doivent juste être cohérents à la sortie, donc à tel, au demi, au tiers etc et pour les très grands au 10 ème. Mais de grace par de % à la noix pour s'adapter au maxi de format de tel ou tel logiciel !

7) en vrac et en plus :
• fournir les typos
• mettre une sortie de contrôle ( au moins une laser si vous ne pouvez pas fournir d'épeuve contractuelle)
• Interroger votre prestataire pour les débords les chevauchements de lès (exemple si possible pas de typos sur le chevauchement )
• travailler en Pdf si il y a changement de plateforme (faire un test au préalable de génération du Pdf)
• savoir que les machines jet d'encre travaille en 4, 6 ou 8 couleurs et que donc les Pantone seront transformés et que certains ne sont pas forcément restituables de manière très satisfaisante


Voilà, j'ai surement oublié des choses, mais en croisant avec les post de Claude et d'autres vous devriez pouvoir vous en sortir
 
:zen:

Merci à patrick_picto pour ces infos, c'est exactement ce qui nous manquait !!!



En résumé :

1- demander à l'imprimeur ce dont il a besoin avant de commencer le travail, autant pour les résolutions que pour la taille du document.
Si l'imprimeur n'est pas connu ou pas contactable, faire en fonction des infos générales standard du format à imprimer et du procédé d'impression choisi.

2- travailler toujours le plus possible en vectoriel… et avec des logiciels adaptés au travail à faire.

3- toujours garder à l'esprit que les résolutions demandées sont des résolutions de sortie, donc il faut toujours recalculer la résolution réelles des images à scanner en fonction de la résolution de sortie demandée et des différents facteurs successifs d'agrandissement/réduction appliqués à l'image et au document.


Et bonne année à tous !