Améliorons notre français

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Pour les deux premiers, je pense que ça tient au fait qu'historiquement, le lièvre n'est pas le mâle de la hase, et la laie, pas celle du sanglier, tout comme la truie n'est la femelle du porc ou du cochon, mais du verrat, ou la brebis est celle du bélier, et non du mouton.

Toutefois, je dois avouer que je serais bien incapable de te citer les noms des mâles pour les deux espèces que tu cites (ch'suis eun'gars d'la ville, moué ! :D).

Oups désolée j'ai fait de tête, j'aurais dû vérifier mais pas trop le temps là...
 
Le mot "prostituer" vient du latin prostituere, qui veut dire "placer devant". Et sa première utilisation connue est rapportée à Marie-Madeleine, qui se plaça devant Jésus, au vu et au su de tout le monde, pour lui laver les pieds.
La prostituée, c'est donc le nom que l'on donne à Marie-Madeleine, celle que l'on soupçonne par ailleurs d'avoir éreinté la vertu de Jésus.
Donc une "marie-madeleine" est une prostituée, et c'est l'usage que l'on fait du surnom pendant longtemps. Aussi, lorsqu'il s'agira au 19° de désigner les jeunes filles un peu innocentes qui couchent pour grimper dans l'échelle sociale, on les désignera par le doux nom de "marie". Ce qui a plein d'avantages dans l'imaginaire social.

Il y a un papier qui aborde ça dans une revue qui s'appelle topiques. Je dirais, de mémoire, un numéro de 2006.

Marie venant de Mariam. Mariamne (le Maître puisque Mara signifie le Maître) étant la variante grecque de Marie-Madeleine ou Marie de Magdalène ;) Il semblerait que Marie-Madeleine était un apôtre, donc un maître (Mara). Une des rares femmes de l'époque lettrée mais ça n'a pas plu à tout de monde ;).

Pour ceux que ça intéresse : voir ici. Sujet récemment abordé sur une chaîne nationale (TF1) à une heure tardive ;)
 
Oups désolée j'ai fait de tête, j'aurais dû vérifier mais pas trop le temps là...

Tu as vu, j'ai écrit "je pense", tant que ça n'est pas vérifié, ça reste donc une hypothèse. Ton acte de contrition peut donc encore attendre. :zen:
 
Exemple:
Sanglier ---> Laie pourquoi pas une Sanglière?
Lièvre ---> Hase pourquoi pas une lièvre?

Je ne sais pas pourquoi on a choisi ces noms-là. Ce que je vois dans mon dico d'étymo, c'est que la hase vient de l'allemand, et c'est le lièvre en allemand, et que la laie vient de l'ancien belge.
:zen:
 
lièvre, sanglier, porc, cochon sont des termes génériques sans différenciation du sexe.
Et souvent, ce nom se rapporte à la femelle et au mâle castré.
 
merci loustique pour ce rappel.
 
En tous cas, je constate que le problème de la forme masculine/féminine des noms pose bien problème. Et, comme souvent, pour ce qui est de la langue, dès qu'on veut ériger des pseudo-évidences en généralités, on s'aperçoit que ça coince assez facilement ici ou là : le masculin n'est pas toujours neutre, la féminisation pose parfois problème.

la langue est une chose complexe qui trimballe à la fois une mécanique plus ou moins, sinon rationelle, du moins dotée d'une logique ; et une histoire faite de bric et de broc sans compter le bric-à-brac.

Si, pour moi "un écrivain" vaut largement "une écrivaine", j'avoue qu'entre madame le président et madame la présidente, mon coeur balance :D (sans compter qu'avec Ségolène, on aurrait pu s'offrir un "mademoiselle la présidente".

La pratique fait le tri avec une logique qui souvent échappe à l'entendement, les linguistes ont encore du travail et vu le sujet, les sociologues aussi.

Le genre est une chose étrange par bien des aspects :D
 
Tiens, puisqu'on en est aux formules de politesse et autres formalismes :

Lorsque certains de mes clients me remettent une enveloppe contenant un chèque (sans passer par La Poste, remise en mains propres), ils écrivent sur cette enveloppe les initiales "E.V.".

Pardonnez mon ignorance (je ne suis pas le seul, car mon entourage n'a pas su m'aider), mais... qu'est-ce que ça veut dire, "E.V." ?
:confused: :rose:

J'ai eu beau chercher, questionner mon entourage, je n'ai pas eu de réponse.
Sauf Wikipedia qui me dit ceci :
EV est l'abréviation de « en ville » ; auparavant, en France, la distribution du courrier par les PTT au sein d'une même commune était gratuite et, dans l'adresse, on indiquait « E.V. » en lieu et place de la commune.
Mais si c'est ça l'explication, je suis un peu déçu, je ne vois pas l'intérêt aujourd'hui d'écrire ça sur une enveloppe en 2007. :D
 
Tiens, puisqu'on en est aux formules de politesse et autres formalismes :

Lorsque certains de mes clients me remettent une enveloppe contenant un chèque (sans passer par La Poste, remise en mains propres), ils écrivent sur cette enveloppe les initiales "E.V.".

Pardonnez mon ignorance (je ne suis pas le seul, car mon entourage n'a pas su m'aider), mais... qu'est-ce que ça veut dire, "E.V." ?
:confused: :rose:

J'ai eu beau chercher, questionner mon entourage, je n'ai pas eu de réponse.
Sauf Wikipedia qui me dit ceci :
EV est l'abréviation de « en ville » ; auparavant, en France, la distribution du courrier par les PTT au sein d'une même commune était gratuite et, dans l'adresse, on indiquait « E.V. » en lieu et place de la commune.
Mais si c'est ça l'explication, je suis un peu déçu, je ne vois pas l'intérêt aujourd'hui d'écrire ça sur une enveloppe en 2007. :D
Autrefois cette abréviation de "en ville" était couramment utilisée car non seulement elle facilitait le tri mais en plus elle raccourcissait l'écriture d'une adresse un peu longus. Par exemple écrire E. V. va plus vite que "Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines".
:)
 
Tiens, puisqu'on en est aux formules de politesse et autres formalismes :

Lorsque certains de mes clients me remettent une enveloppe contenant un chèque (sans passer par La Poste, remise en mains propres), ils écrivent sur cette enveloppe les initiales "E.V.".

Pardonnez mon ignorance (je ne suis pas le seul, car mon entourage n'a pas su m'aider), mais... qu'est-ce que ça veut dire, "E.V." ?
:confused: :rose:

J'ai eu beau chercher, questionner mon entourage, je n'ai pas eu de réponse.
Sauf Wikipedia qui me dit ceci :
EV est l'abréviation de « en ville » ; auparavant, en France, la distribution du courrier par les PTT au sein d'une même commune était gratuite et, dans l'adresse, on indiquait « E.V. » en lieu et place de la commune.
Mais si c'est ça l'explication, je suis un peu déçu, je ne vois pas l'intérêt aujourd'hui d'écrire ça sur une enveloppe en 2007. :D

Juste une question : quel âge ont ces clients ? ;)

Ou, autre question : tu travailles avec des avocats ?
 
Oui, c'est un peu ce que je pense...
N'empêche, rendez-vous compte. Il fut donc un temps où le courrier était gratuit dans l'enceinte communale... :siffle:
Ça fait rêver.
Et je n'ose même pas penser à ce qu'il en était de la boucle locale france télécom qui nous coute si chere.
:D
 
l'âge de ne donner que 6 chiffres quand on leur demande leur numéro de téléphone, et de se faire avoir à composer le 16-1 pour appeler Paris.

Mais non, ils n'ont tout simplement pas le téléphone ! :D
 
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Réactions: maousse
Et je n'ose même pas penser à ce qu'il en était de la boucle locale france télécom qui nous coute si chere.
:D

Même réponse : personne ou presque n'était concerné par le téléphone ou alors, on se faisait téléphoner chez la seule personne du quartier qui avait un téléphone (j'ai encore pratiqué ce genre d'exercice pour téléphoner à une copine dans les année 70 et, bien évidemment, de mon côté je téléphonais d'une cabine vu que ça ne me serait pas venu à l'idée de me prendre un abonnement téléphonique :D)


PS. Comment ça, j'étais pas en avance sur mon temps ! :mad: L'important, ce n'est pas d'être en avance, c'est d'être à l'heure ! :D
 
Oui, c'est un peu ce que je pense...
N'empêche, rendez-vous compte. Il fut donc un temps où le courrier était gratuit dans l'enceinte communale... :siffle:
Ça fait rêver.
Et je n'ose même pas penser à ce qu'il en était de la boucle locale france télécom qui nous coute si chere.
:D

A cette époque bénie (point de vue communication épistolaire locale), il n'y avait pas de "boucle locale France Télécom", il y avait "les lignes des PTT", avec à l'autre bout, l'opératrice, plus communément appelé "la demoiselle des PTT", qui était chargée de mettre ta fiche dans le bon trou afin que ta communication aboutisse. Tu pouvait demander n'importe quel numéro, la demoiselle en question te permettait d'entrer avec ravissement en communication avec ton interlocuteur, à une seule exception, le titulaire du N° 22 à Asnière, réputé injoignable. ! :zen:

:D
 
Tiens, puisqu'on en est aux formules de politesse et autres formalismes :
J'aime assez ces survivances d'usages qui aujourd'hui semblent surannés mais survivances assez charmantes finalement.
( à condition de ne pas être un carcan quasi creux qui permet à certains de perpétuer des usages et formalismes qui les rassurent , souvent justifié comme rempart contre la déliquescence...)
 
Juste une question : quel âge ont ces clients ? ;)

Mes clients sont plutôt dans la trentaine/quarantaine maximum en général.
C'est pour ça que la traduction "E.V.= en ville" ne me satisfait pas vraiment.
Ou alors, c'est juste une tradition qui a réussi à perdurer dans certains milieux, bien que sans utilité, à tel point que je me demande si ceux qui écrivent E.V. savent ce que ça veut dire.

Ou, autre question : tu travailles avec des avocats ?
Pas spécialement. Pourquoi cette question ? Une autre piste ? :heu:
 
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