Ce sujet a au moins le mérite (un peu comme celui qui l'a amené, mais de façon nettement plus claire) de montrer que la notion de "valeurs communes" n'est pas une chose simple donnée une fois pour toutes.
Par exemple, on peut s'intéresser dans tous les posts qui passent dans ce fil aux différents seuil sd'acceptation de la mort et de la "souffrance" en précisant éventuellement la prise en compte de "l'utilitarisme" de la chose (corrida versus abattoir). De manière très approximative (il faudrait mettre plein de bémols partout) :
- Tous ici (vu ce qui se passe dans le monde, et pas seulement à notre époque, contrairement à ce que croient trop de gens, ce n'est pas forcément vrai pour tout le monde ), si je ne m'abuse situent à peu près tout ce qui touche à l'humain en matière de mort et de souffrance "au-dessus" de ce seuil. Se poser la question de "l'utilitarisme" dans ce domaine reviendrait par exemple à ouvrir un débat sur la peine de mort : jamais ? dans certains cas ? etc..
- Pour certains, le seuil se situe précisément à l'humain, pour d'autres, il englobe les animaux "nobles" : schématiquement les grands mammifères (avec toujours d'éventuelles différences suivant l'utilitarisme de la chose).
- Peut-être pour d'autres va-t-il plus loin : par exemple, trouvez-vous normal d'utiliser une souricière ou de la mort aux rats ?
- D'autres mettraient le seuil plus bas et ne toucheraient pas même une mouche ou un moustique (c'est plus dérangeant, là

). Des spécialistes de l'Inde pourraient nous en dire plus sur le sujet. Encore que là-bas, certains ne veulent pas toucher aux animaux mais massacrer de l'humain, ça ne les gêne pas forcément).
- Si on s'intéresse à la vie en généra, quid des microbes : l'horreur des antibiotiques pour ces petites bêtes. Certains ont-ils leur seuil plus bas ?
- Et les plantes aussi, comment les considérer ?
Ce que je dis n'a rien d'ironique même s'il n'est pas interdit d'en rigoler : on est au bar, que diable. C'est simplement, du moins à mon avis, une façon de montrer que penser ne simplifie pas forcément la vie.