Tidju...poisse migraineuse !!! D'un revers de la main je balayais les canettes qui transformaient ma nappe neuve et fleurie en dépotoir digne de la cantine de Cockerill un soir de St Eloi...
Vingt fois j'ai répété à ma femme : "prends plutôt de la Stella plutôt que cette bibine à faire dégueuler un régiment de soudards..."
Soulevant une paupière hagarde et tremblante, je vis Levil et Gelluc s'entretenant au sujet de je ne sais quoi...
Je pensais : "il font la paire ceux-là ! un gribouillard de placard avec le mateur de service...quel monde !"
Je fus tenté de saisir mon manche de pioche et de taper dans le tas pour me défouler comme en 68, mais lorsque je me levais pour accomplir mon acte désespéré autant que prémédité, ma jambe gauche me lâcha et c'est avec une certaine élégance naturelle que je me retrouvais sur le sol, la tête coincée entre le pied gauche de Levil et le socle du canapé....
Gelluc me toisa : "tiens, les cons volent bas ce soir... il va probablement pleuvoir !" et Levil de répliquer : "Alors, Béjart, on improvise..."
Finalement, la position du lombric qui me permettait de sentir les vibrations terrestres me plaisait assez !
Mais, assez médité ! Je me levais péniblement et dans un éclat de voix qui me surprend encore aujourd'hui, je gueulais : "Sortez, fichez-moi le camp bandes de nases...!!!"
Ils s'exécutèrent et je vis Levil aider Gelluc à s'extirper du canapé... ils s'enfoncèrent dans la nuit noire jusqu'à disparaître dans la brume du canal...
Je refermais, ou plutôt claquais la porte...
Le bruit qui me parvenait de la cave me fit penser que mes pauvres mômes étaient toujours en train de pédaler - ils crevaient, hahanaient et transpiraient pour éclairer nos turpitudes...
Je descendis, et tandis que je les prenais dans les bras, je pensais : "Pardon ! pardonnez-moi pour cette vie de con..." mais les mots me manquèrent et je leur dis simplement : "Il est temps d'aller au lit...."
Vingt fois j'ai répété à ma femme : "prends plutôt de la Stella plutôt que cette bibine à faire dégueuler un régiment de soudards..."
Soulevant une paupière hagarde et tremblante, je vis Levil et Gelluc s'entretenant au sujet de je ne sais quoi...
Je pensais : "il font la paire ceux-là ! un gribouillard de placard avec le mateur de service...quel monde !"
Je fus tenté de saisir mon manche de pioche et de taper dans le tas pour me défouler comme en 68, mais lorsque je me levais pour accomplir mon acte désespéré autant que prémédité, ma jambe gauche me lâcha et c'est avec une certaine élégance naturelle que je me retrouvais sur le sol, la tête coincée entre le pied gauche de Levil et le socle du canapé....
Gelluc me toisa : "tiens, les cons volent bas ce soir... il va probablement pleuvoir !" et Levil de répliquer : "Alors, Béjart, on improvise..."
Finalement, la position du lombric qui me permettait de sentir les vibrations terrestres me plaisait assez !
Mais, assez médité ! Je me levais péniblement et dans un éclat de voix qui me surprend encore aujourd'hui, je gueulais : "Sortez, fichez-moi le camp bandes de nases...!!!"
Ils s'exécutèrent et je vis Levil aider Gelluc à s'extirper du canapé... ils s'enfoncèrent dans la nuit noire jusqu'à disparaître dans la brume du canal...
Je refermais, ou plutôt claquais la porte...
Le bruit qui me parvenait de la cave me fit penser que mes pauvres mômes étaient toujours en train de pédaler - ils crevaient, hahanaient et transpiraient pour éclairer nos turpitudes...
Je descendis, et tandis que je les prenais dans les bras, je pensais : "Pardon ! pardonnez-moi pour cette vie de con..." mais les mots me manquèrent et je leur dis simplement : "Il est temps d'aller au lit...."