Désolé mais ce n'est justement pas un boeuf... c'est un taureau, car un boeuf, lui n'en a pas de "boules". La castration est souvent utilisée en élevage car elle permet une augmentation de la masse corporelle (production de viande accrue), et, accessoirement, un caractère plus calme de la bête. Ainsi on peut constituer un attelage de boeufs mais pas de taureaux.
Ainsi le cochon castré devient le porc et non-castré, sélectionné pour ses qualités de reproducteur, il se nomme un "verrat". De même le "chapon " est un coq castré.
Dans le travail de Yann Artus-Bertrand, ce que je vois c'est l'éloge ("militant" par l'éloquence des images) d'un patrimoine génétique diversifié, issu d'un lent travail de sélection des espèces selon les régions (biodiversité). Or l'uniformisation des élevages par le productivisme a largement appauvri cette richesse en trois décennies, même si des éleveurs se battent encore pour conserver les races régionales. Mais on aimerait les voir aussi plus souvent dans nos champs et nos alpages, ces superbes bêtes, qu'au Salon de l'Agri. La fameuse race Prim'Holstein (dite "hollandaise") domine encore largement dans les cheptels. ll y a peut-être des notes d'espoir cependant : il me semble voir un retour important de la race normande... en Normandie. J'ai été aussi surpris de revoir la Maine-Anjou en Sarthe et en Mayenne. Quand j'étais gamin, il n'y en avait que pour la "hollandaise"chez les éleveurs.
Le problème de l'uniformisation globale se pose dans toute l'agriculture, tant en productions végétales qu'animales. Le cas du vin a été montré par le film documentaire "Mondovino". Un espèce de vin mondial "standard" aurait tendance a s'imposer, niant la notion essentielle de terroir au profit d'un produit basé sur le Merlot et le Cabernet-Sauvignon où on fait faire trempette à des copeaux de chêne.
(Tentative "sérieuse" pour relancer ce fil. Mais la question agricole est forcément, forcément, politique. C'est aux modos de voir).