Précisions pour une affiche au 1/4 avec indesign

Imprimeur59

Nouveau membre
14 Janvier 2021
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Ma réponse sur un autre forum ne te convient pas ? :D
Bonjour claude72.
J'ai cherché mais vainement un post 100% en adéquation avec mes interrogations auxquelles je sais que vous pouvez répondre. C'est pour cela que je me permets de vous interpeler sur celui-ci, un peu en décalage (je n'ai pas non plus trouvé la fonction de contact direct avec vous dans ce forum).
Je souhaitais revenir sur un de vos précieux article qui traitait du coefficient de qualité entre résolution et linéature et j'aurais aimé aller un peu plus loin en vous demandant, pourquoi celui-ci doit osciller entre 1,5 et 2. D'où ce chiffre est-il issu ?
J'espère ne pas vous importuner et si vous aviez déjà répondu, pourriez-vous, s'il vous plaît, me diriger vers la réponse. Je n'ai pas non plus voulu créer un post pour cela.
Cordialement et merci de votre réponse.
 

claude72

Membre d’élite
Club MacG
13 Février 2005
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Bonjour

En cherchant bien, j'ai déjà dû expliquer ça quelque part !

Avant tout, il faut préciser un détail : dans ce qui suis, la résolution est la résolution d'une image tons-continus (niveaux de gris ou CMJN), "à tel", c'est à dire imprimée à 100 %, ou c'est une résolution de sortie finale dans le cas où il y a des agrandissements/réductions entre l'image originale et l'impression finale.


En fait, c'est un peu arbitraire… pour de la trame traditionnelle, on prend un facteur de :
  • 2 fois pour les linéatures égales ou inférieures à 133 lpi,
  • et 1,5 fois pour les linéatures supérieures à 133 lpi

Dans la pratique, depuis que la PAO existe et avant l'arrivée des CTP, les imprimeurs imprimaient traditionnellement avec de la trame 150 lpi et les graphistes/photograveurs utilisaient des images à 300 ppi, ce qui faisait donc un facteur de qualité de 2 fois, théoriquement inutile puisque 150 lpi est supérieure à 133 lpi, donc 225 ppi étaient suffisants.
Pourquoi tout le monde faisait comme ça ? Ben, euh, passsque "on" leur a appris qu'il faut utiliser 300 ppi et donc ils ont toujours fait comme çà.
(ce qui était d'autant plus stupide que c'était à une époque où les disques-durs avaient des faibles capacités et coutaient très cher, où la RAM coutait une fortune, où les supports amovibles étaient très limités et chers, et les ordinateurs étaient plutôt lents, donc adapter réellement la résolution de l'image à la trame de sortie permettait des économies de temps de traitement et de place sur les disques puisqu'une image à 225 ppi a un poids en pixels presque moitié de 300 ppi !!!)
Les plus connaisseurs disaient qu'utiliser une image à 300 ppi avait l'avantage de permettre un léger agrandissement de l'image dans son bloc, en l'occurrence 133% sans perte de qualité.

Et des millions de fichiers ont été imprimés en France avec des images à 300 ppi pour de la trame 150 lpi sans que ça pose problème.

Aujourd'hui la plupart des imprimeurs ont des CTP et travaillent avec de la trame 175 lpi, et demandent toujours des images 300 ppi, ce qui fait un facteur de qualité de 1,7x, qui fonctionne bien aussi.

Après je n'ai pas toutes les réponses : pourquoi 1,5x au-dessus de 133 lpi et 2x à 133 lpi et en-dessous ???
Une hypothèse plausible est que c'est parceque la trame 133 lpi commence à se voir à l'œil nu (et bien-sûr les trames en-dessous de 133 se voient à l'œil nu) alors elles ont besoin d'une résolution un peu supérieure pour améliorer le rendu et compenser un peu le manque de finesse du tramé, alors que la trame 150 lpi est invisible à l'œil nu et donc une résolution inférieure suffit. ???

Perso je n'ai jamais constaté de réelle différence à l'impression tant qu'on reste dans cette plage de 1,5x-2x, ni même plus de différence dans la plage 1x-3x qui sont les limites absolues :
  • en-dessous de 1x, il y a moins de pixels d'image que de points de trame, ce qui oblige à avoir plusieurs point de trame composé sur le même pixel, et crée une impression floue, voire même donne l'impression que les pixels sont visibles
  • au-dessus de 3x la rastérisation devient un sous-échantillonnage qui détruit des finesses de l'image.

Sinon, il y a la méthode pratique et rapide pour impressions standard : à l'impression (donc image "à tel" ou calcul en fonction des différents agrandissements/réductions) il faut à peu près des pixels de 0,1 mm, ce qui revient à avoir 10 pixels par millimètre, donc 100 pixels par cm, ce qui s'exprime par une résolution de 254 ppi, donc par exemple pour une image de 200 x 300 mm il faut 2000 x 3000 pixels et si ton APN sort une image de 4096 x 2304 pixels alors tu peux l'imprimer normalement avec une taille de 40 x 23 cm.
La limite de cette méthode, c'est quand l'impression n'est pas standard : jusqu'où peut-on agrandir sans imprimer de la mosaïque de pixels, et jusqu'où peut-on réduire sans obtenir une bouillie de pixels dans laquelle tous les détails disparaissent ? Et là il faut savoir revenir à la bonne vieille méthode avec résolution de l'image, échelles, calcul de la résolution de sortie, du facteur de qualité, etc., etc.
 
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