Disons que lorsqu'une taxe est introduite (ou un impôt en général) il est très rare qu'elle soit un jour abolie ... Il faut du temps pour s'en débarrasser surtout quand l'état est en déficit et doit résorber ou à tout le moins contenir sa dette.
Après tout, sait-on exactement ce que devient cette taxe ? Comment est-elle évaluée ? Combien est redistribué ? Combien reste dans les caisses de l'état ?
De toutes façons, il faut bien voir que toute personne, dans ce système, est considéré comme un criminel en puissance, avant même de déterminer s'il l'est ou pas. Certes, il y a des délits commis. Mais on décide, devant l'impossibilité de sévir, de culpabiliser tout le monde, ce qui est remarquablement plus simple. Et le couillon (par exemple : moi) n'arrête pas de payer pour le même produit.
Il ne s'agit nullement d'un effort collectif à promouvoir la culture française (dont je n'ai que faire d'ailleurs) mais, sous cet alibi vaseux, de permettre à une industrie d'obtenir des revenus supplémentaires. C'est ma vision (pessimiste) de la chose, en tous cas.
Car : pourquoi l'argent des taxes CD/DVD/DD irait-il à l'industrie du disque/cinéma et pas aussi aux éditeurs (Gallimard, Seuil, PUF etc.) Voire aux journaux ? Et ainsi de suite. Tout type de données que l'on peut y stocker est potentiellement "d'origine criminelle". Donc ceux qui produisent toutes ces données devraient obtenir leur dîme ...