Bonjour
popokupo.
J'ajoute une précision au message de
r e m y 
.
Le mécanisme d'optimisation dont il parle ne se déclenche pas d'entrée lorsqu'il y a un
Fusion Drive solidarisant un SSD rapide mais de petite taille et un HDD lent mais volumineux.
- a) dans un premier temps, tout s'écrit exclusivement au SSD et rien au HDD (à l'exclusion de la partition de récupération «Recovery HD» qui s'installe toujours sur un petit repartitionnement de 650 Mo du HDD - hors structure du Fusion Drive) pour remplir l'espace disponible jusqu'à atteindre la limite des - 10% de l'espace disponible du SSD. L'OS, de ce fait, s'installe toujours exclusivement sur le SSD. Et il en va de même des logiciels tiers et des données tant que la limite des 10% restant n'est pas atteinte --> bref, le SSD, dès lors qu'il y a de la place, a toujours la priorité en écriture sur le HDD.
- b) la limite des 10% atteinte (qui sert à préserver une zone de mémoire-tampon), les logiciels et/ou données supplémentaires s'écrivent tous d'abord au HDD. C'est donc une fois que le SSD - 10% est rempli et qu'il y a des écritures excédentaires au HDD que le mécanisme d'optimisation dont parle r e m y se déclenche : il s'agit de transferts d'écriture croisés, reportant au SSD les blocs d'écriture les plus fréquemment atteints en lecture du HDD (s'il y a lieu) en échange des blocs d'écriture les moins fréquemment atteints en lecture du SSD. Ce processus n'a rien de massif, et intervient dans les temps de suspension d'activité de la session demeurée ouverte sans que le Mac soit en veille-Système.
[J'ajoute que les blocs d'écriture rétrocédés du SDD au HDD (et vice-versa) ne peuvent pas impliquer des paquets de données de plus de 5 Go. Si, ton SSD saturé - 10%, tu installes un logiciel "massif" de plus de 5 Go qui va donc atterrir sur ton HDD, jamais il ne pourra se trouver rétro-installé sur le HDD ; de même, si tu as un conteneur vidéo issu d'un Blu-ray de plus de 12 Go qui aurait été écrit à ton SSD avant la limite des 10% atteinte, jamais il ne quittera le SSD même si tu ne le regardes pas, pour "remplacer" un logiciel de + 5 Go installé tardivement - donc sur le HDD. Il y a ici statu quo.]
☞ bref, il est impossible à l'utilisateur, dans le cadre d'un
Fusion Drive, de choisir
directement le disque d'installation de tel ou tel composant. Mais il lui est possible, en connaissant
grosso modo la règle du jeu, d'agir
indirectement sur la destination --> tant que le SSD (- 10%) n'est pas rempli, c'est alors qu'il faudrait installer les logiciels tiers importants qui, en plus de l'OS, devraient bénéficier de la vitesse du SSD. Si le SSD est déjà rempli (-10%), copier par exemple une grosse bibliothèque
iTunes (présente dès le départ et présumablement écrite sur le SSD) sur un DDE et la supprimer du volume du
Fusion Drive, devrait libérer de la place sur le SSD et permettre à des installations logicielles dans la foulée de s'écrire au SSD - au bénéfice de sa priorité en écriture dès lors qu'il y a de la place libre dessus. Une rétro-copie de la bibliothèque
iTunes au volume du
Fusion Drive s'écrirait vraisemblablement au HDD, si la place libre du SSD a été ainsi occupée entre-temps.
Tu vois le topo ? Rien que de l'action indirecte possible et aucune action directe : c'est la
Logical Volume Family (l'instance de pilotage du
CoreStorage dont relève le
Fusion Drive) qui gère tout à l'insu de l'utilisateur dans sa "boîte noire".