Améliorons notre français

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Tout excusée ;) c'est intéressant.

Pour l'emploi de mots étrangers (anglais), c'est simplement le signe de la domination des anglophones, non seulement technique mais aussi économique et culturelle.
On peut essayer de tempérer les ardeurs anglicistes mais tant que nous ne serons pas plus créatifs ...
Il reste aussi que l'acquisition de mots étrangers est un phénomène bien ancien et, suivant les époques, nous avons pris en assez grand nombre des mots arabes, anglais, allemands, italiens, espagnols etc.
 
Effectivement le vocabulaire francophone dans l'informatique est bien pauvre. Et utliser des mots anglais pour certaines manipulations ne me dérange pas.

En revanche lorsqu'en cours une prof entrecoupe ses phrases d'expressions anglaises cela a vite tendance à m'énerver:
Exemple dans un cours d'analyses des données en science po.: "Dans votre enquête de terrain, il faut loader vos données."
Et pourquoi pas recueillir?... Elle serait britanique ou américaine de l'école de Chicago, ça ne me ferait rien. Mais avec l'accent français, franchement cela frise le ridicule...

Tu confonds, là, très chère (expression qui prend toute sa saveur au vu du cours du Franc suisse :rateau:). Ici, on parle de langue et de langage, ta prof, c'est autre chose, c'est le phénomène du "sabir technico-professionnel".

Il est impératif, pour obtenir la reconnaissance professionnelle d'user d'un vocabulaire hermético-jargonnesque, faute de quoi, ces imbéciles de "messieurs-dames tout le monde" pourraient comprendre ce que tu leur explique, ce qui serait, tu voudras bien en convenir avec moi, tout à fait insupportable ! :o


:D :D :D
 
Les vrais anglophiles parlent français ou anglais mais pas les deux en même temps.
 
C'est juste.
 
Pascal 77 a dit:
Il est impératif, pour obtenir la reconnaissance professionnelle d'user d'un vocabulaire hermético-jargonnesque, faute de quoi, ces imbéciles de "messieurs-dames tout le monde" pourraient comprendre ce que tu leur explique, ce qui serait, tu voudras bien en convenir avec moi, tout à fait insupportable ! :o

Je ne suis pas entièrement d'accord.

Je parle du domaine dans lequel j'étudie parce que je ne sais pas comment cela se passe ailleurs.
En sociologie, Durkheim ou Mauss étaient Français donc écrivaient en français. Quand ils leur manquaient un mot ou que la retranscription d'un phénomène n'était pas assez précise, ils avaient recours au latin. Par exemple on parle de data (ça reprend ce que disait bompi).
Autre exemple, en analyse interprétative certain mots allemands comme verstehen ou erklären sont restés parce que cette méthodologie est de tradition allemande.
Même phénomène pour les textes traduits en français sur la "grounded theory" (théorie de l'enracinnement [des données] ) (désolée je suis en plein là dedans alors je prends les exemples qui me viennent :rateau: )

Tous mes profs n'insèrent pas de mots anglais dans leur discours. Et je ne pense pas que leur but est de ne pas se faire comprendre par les étudiants. La sociologie, la philosophie politiques, l'analyse des comportements politiques, etc. existent aussi à travers la plume d'auteurs francophones. D'ailleurs mon prof de sociologie des médias qui parlent complétement français, est tout-à-fait incompréhensible. Donc pas besoin de parler anglais pour lutter contre le savoir immédiat :siffle: (Bourdieu, si tu m'entends...). Et je ne pense pas que cette prof qui parle franglais soit mieux perçue ou reconnue par ses pairs.


Bonpi, naas :zen:
 
Cependant dans le domaine pharmaceutique, nous parlons français mais personne ne nous comprend !
Forcément, vu que nous avons des termes techniques accessibles seulement aux initiés (personnel de santé + autres personnes initiées). Mais nous parlons français !

Mais c'est vrai que dans l'industrie pharmaceutique on va plus entendre "La deadline pour ce rapport est le 10 juin" plutôt que : "La date limite pour rendre ce rapport est le 10 juin" :D :D :p :p :p


Bien à vous, amis de la langue française...:zen: :zen: :zen: :zen:
 
Je ne suis pas entièrement d'accord.

Je parle du domaine dans lequel j'étudie parce que je ne sais pas comment cela se passe ailleurs.
En sociologie, Durkheim ou Mauss étaient Français donc écrivaient en français. Quand ils leur manquaient un mot ou que la retranscription d'un phénomène n'était pas assez précise, ils avaient recours au latin. Par exemple on parle de data (ça reprend ce que disait bompi).
Autre exemple, en analyse interprétative certain mots allemands comme verstehen ou erklären sont restés parce que cette méthodologie est de tradition allemande.
Même phénomène pour les textes traduits en français sur la "grounded theory" (théorie de l'enracinnement [des données] ) (désolée je suis en plein là dedans alors je prends les exemples qui me viennent :rateau: )

Tous mes profs n'insèrent pas de mots anglais dans leur discours. Et je ne pense pas que leur but est de ne pas se faire comprendre par les étudiants. La sociologie, la philosophie politiques, l'analyse des comportements politiques, etc. existent aussi à travers la plume d'auteurs francophones. D'ailleurs mon prof de sociologie des médias qui parlent complétement français, est tout-à-fait incompréhensible. Donc pas besoin de parler anglais pour lutter contre le savoir immédiat :siffle: (Bourdieu, si tu m'entends...). Et je ne pense pas que cette prof qui parle franglais soit mieux perçue ou reconnue par ses pairs.


Bonpi, naas :zen:

Là où je te rejoins, Marie, c'est que les sociologues n'ont pas besoin de recourir à une langue étrangère. Ils se débrouillent très bien tous seuls. Le néologisme, ou le recours à une langue totalement hermétique au commun des mortels, parce que, justement, dénotée de son sens commun, (putain, voilà que je me remets à écrire comme eux), est un sport de tous les jours, chez les sociologues francophones. Et particulièrement chez Bourdieu. C'est une évidence pour les premières œuvres. "Le métier de sociologue" est un livre totalement inaccessible pour qui n'est pas sociologue, et "Ce que parler veut dire" est une magnifique dénonciation de la langue officielle dans une autre langue officiellement scientifique. Il y a un peu plus d'effort dans le choix du vocabulaire dans les dernières œuvres, mais trop tard pour n'avoir pas contaminé l'ensemble de la profession, qui se satisfait totalement de ne pas être lue au delà de la communauté scientifique restreinte, d'ailleurs.

La sociologie a tellement peur de n'être pas prise au sérieux qu'elle s'est barricadée derrière une langue légitime, qui, en retour, a fini par la rendre imperméable à ceux qu'elle étudie, ou qu'elle avait comme projet originel d'étudier.
Tout effort de vulgarisation est d'ailleurs suspect, illégitime, et amène irrémédiablement son auteur à basculer dans le champ honni du journalisme plus ou moins éclairé.
Ou du vil utilitariste. Voire du mercantile.

;)
 
rezba a dit:
Là où je te rejoins, Marie, c'est que les sociologues n'ont pas besoin de recourir à une langue étrangère. Ils se débrouillent très bien tous seuls. Le néologisme, ou le recours à une langue totalement hermétique au commun des mortels, parce que, justement, dénotée de son sens commun, (putain, voilà que je me remets à écrire comme eux), est un sport de tous les jours, chez les sociologues francophones. Et particulièrement chez Bourdieu. C'est une évidence pour les premières œuvres. "Le métier de sociologue" est un livre totalement inaccessible pour qui n'est pas sociologue, et "Ce que parler veut dire" est une magnifique dénonciation de la langue officielle dans une autre langue officiellement scientifique. Il y a un peu plus d'effort dans le choix du vocabulaire dans les dernières œuvres, mais trop tard pour n'avoir pas contaminé l'ensemble de la profession, qui se satisfait totalement de ne pas être lue au delà de la communauté scientifique restreinte, d'ailleurs.

La sociologie a tellement peur de n'être pas prise au sérieux qu'elle s'est barricadée derrière une langue légitime, qui, en retour, a fini par la rendre imperméable à ceux qu'elle étudie, ou qu'elle avait comme projet originel d'étudier.
Tout effort de vulgarisation est d'ailleurs suspect, illégitime, et amène irrémédiablement son auteur à basculer dans le champ honni du journalisme plus ou moins éclairé.
Ou du vil utilitariste. Voire du mercantile.

Voilà... Rezba tu as dit ce que je voulais, mais en beaucoup mieux... :D :D :D
 
Là où je te rejoins, Marie, c'est que les sociologues n'ont pas besoin de recourir à une langue étrangère. Ils se débrouillent très bien tous seuls. Le néologisme, ou le recours à une langue totalement hermétique au commun des mortels, parce que, justement, dénotée de son sens commun, (putain, voilà que je me remets à écrire comme eux), est un sport de tous les jours, chez les sociologues francophones. Et particulièrement chez Bourdieu. C'est une évidence pour les premières œuvres. "Le métier de sociologue" est un livre totalement inaccessible pour qui n'est pas sociologue, et "Ce que parler veut dire" est une magnifique dénonciation de la langue officielle dans une autre langue officiellement scientifique. Il y a un peu plus d'effort dans le choix du vocabulaire dans les dernières œuvres, mais trop tard pour n'avoir pas contaminé l'ensemble de la profession, qui se satisfait totalement de ne pas être lue au delà de la communauté scientifique restreinte, d'ailleurs.

La sociologie a tellement peur de n'être pas prise au sérieux qu'elle s'est barricadée derrière une langue légitime, qui, en retour, a fini par la rendre imperméable à ceux qu'elle étudie, ou qu'elle avait comme projet originel d'étudier.
Tout effort de vulgarisation est d'ailleurs suspect, illégitime, et amène irrémédiablement son auteur à basculer dans le champ honni du journalisme plus ou moins éclairé.
Ou du vil utilitariste. Voire du mercantile.

;)

Tu es sociologue non ??

Au moins amateur... :D :D :D :D :D
 
Le Français en lui même possède des sous langages techniques propres à chaque discipline, beaucoup de termes médicaux en langue anglaise sont français et cela ne pose de problème a personne.

Il semble que les français; dont je fais partie; soient très réticents aux mots anglais dans des discipline telles que l'informatique ou le semi conducteur / pharmacie, mais cela reflète l'avancée technologique du dit secteur, car il n'existe pas d'équivalent en français

Là ou cela devient problématique, ridicule, irritant (et inacceptable à mes yeux) c'est quand les mots anglais mal utilisés de surcroît remplacent des mots français cf ci dessous.

...
Mais c'est vrai que dans l'industrie pharmaceutique on va plus entendre "La deadline pour ce rapport est le 10 juin" plutôt que : "La date limite pour rendre ce rapport est le 10 juin" ...

pathétique
 
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Réactions: Pharmacos
En même temps, deadline ça se défend - quand tu as une pression énorme sur un projet, c'est vraiment la line que si tu la franchis sans avoir fini, t'es dead !
Va dire ça en un mot en français - mot qui soit aussi imagé, percutant que deadline...

Et puis, le français, comme beaucoup de langues, est déjà un touilli d'importations diverses, pourquoi pas un peu d'anglais aujourd'hui ?

Pour ma part, je suis beaucoup plus choqué par les déficiences criantes de grammaire et d'orthographe de certains - d'autant plus que ces déficiences sont parfaitement assumées, presque revendiquées par des bac+5 scientifiques qui semblent considérer le bon usage de la langue comme une option nuisible à l'efficacité...
Je retrouve là le vieux mépris de mes années d'étude pour la philo, l'histoire, les arts plastiques, la musique... Tous ces trucs un peu inutiles et surannés, uniquement bons pour ces coupeurs de cheveux en quatre incapables de se trouver un vrai job (i.e. qui rapporte du blé)
Je trouve ça pathétique.
 
(Je te rejoins assez, Ponkhead).

À une époque, je travaillais dans la partie internationale d'une société, entouré d'anglophones (Anglais, Américains, Australiens) et assimilés (les gens du Nord ...). L'essentiel était en anglais, y compris la rédaction de documents, mémos etc. Il me devenait difficile de parler continûment français dans mon métier puisque tout ce qui était décrit l'était en anglais au départ. Je n'avais donc aucune correspondance en français pour les deux tiers de mon activité. Du coup je ne pouvais plus parler simplement de mon boulot, sans paraître super snob : tous les trois mots, je me disais mezzo voce "comment ça se dit, ça, en français ?.."

Tout en restant bien franchouille pour le reste de la vie.

Je me suis donc forcé à recréer un vocabulaire technique cohérent en français ;) Par ailleurs, modérer dans les forums techniques (Mac OS X, ici) m'aide bien en cela : j'essaye de placer des mots simples, idoines et français autant que possible [loin d'être évident, parfois].
 
En même temps, deadline ça se défend - quand tu as une pression énorme sur un projet, c'est vraiment la line que si tu la franchis sans avoir fini, t'es dead !
Va dire ça en un mot en français - mot qui soit aussi imagé, percutant que deadline...
Date butoir ;)
 
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Réactions: elKBron
Et plus simplement «le délai». Ça va pas? Plutôt que de se bourrer le mou et d'en rajouter? Pour «faire in»?

En même temps, deadline ça se défend - quand tu as une pression énorme sur un projet, c'est vraiment la line que si tu la franchis sans avoir fini, t'es dead !

Ça me fait penser au sketch des Inconnus, la Winner Society Corporation of Publicité...
 
Bon,
en fait j'étais super d'accord avec vous sur le côté grotesque de ce franglais de cuisine pour faire "à la mode" (tiens, la mode, en ce moment dans ma boîte, c'est le quickwin (cou-i-cou-ine) ridicule, non ? D'autant que personne ne sait vraiment ce que c'est)

Et puis, en lisant le post de naas, je me suis rendu compte que "deadline" je 'employais souvent. Pas spécialement pour faire "in" juste par moutonnisme fatigué, parce que tout le monde le fait...
La paille et la poutre, quoi...
the hand in the bag !

Mais je persiste à trouver plus inquiétante la dégradation assumée de la structure de la langue que l'adoption, même pour les raisons les plus débiles qui soient, de vocables anglophones.
Non ?
 
Tu es sociologue non ??

Au moins amateur... :D :D :D :D :D

Non non, professionnel. Et j'assume mon vocabulaire. En l'occurrence, il est super accessible, là. Sauf pour ceux qui se sont arrêtés à pipi-caca, hein. Mais n'essaye pas de passer pour plus con que tu ne l'es. ;)

Bon,
en fait j'étais super d'accord avec vous sur le côté grotesque de ce franglais de cuisine pour faire "à la mode" (tiens, la mode, en ce moment dans ma boîte, c'est le quickwin (cou-i-cou-ine) ridicule, non ? D'autant que personne ne sait vraiment ce que c'est)

Quickwin ? Prends l'oseille et tire-toi ? :D

Mais je persiste à trouver plus inquiétante la dégradation assumée de la structure de la langue que l'adoption, même pour les raisons les plus débiles qui soient, de vocables anglophones.
Non ?

Moi aussi. Et je suis finalement assez fier de tous les termes français que les éstrangers utilisent, et il y en a pléthore.

À une époque, je travaillais dans la partie internationale d'une société, entouré d'anglophones (Anglais, Américains, Australiens) et assimilés (les gens du Nord ...). L'essentiel était en anglais, y compris la rédaction de documents, mémos etc. Il me devenait difficile de parler continûment français dans mon métier puisque tout ce qui était décrit l'était en anglais au départ. Je n'avais donc aucune correspondance en français pour les deux tiers de mon activité. Du coup je ne pouvais plus parler simplement de mon boulot, sans paraître super snob : tous les trois mots, je me disais mezzo voce "comment ça se dit, ça, en français ?.."

La question, c'est celle de la simplicité de ce vocabulaire. Et de son imprécision, aussi. Beaucoup de ces concepts sont super vagues. Ce sont des gimmicks, comme disent les jazzeux. L'essentiel du gimmick étant de montrer que c'est différent du reste qui est pareil.



Je me suis donc forcé à recréer un vocabulaire technique cohérent en français ;) Par ailleurs, modérer dans les forums techniques (Mac OS X, ici) m'aide bien en cela : j'essaye de placer des mots simples, idoines et français autant que possible [loin d'être évident, parfois].

Héhé. ;)
 
Et plus simplement «le délai». Ça va pas? Plutôt que de se bourrer le mou et d'en rajouter? Pour «faire in»?
en fait il y a plusieurs délais dans une construction (je ne sais pas pour d'autres corps de metier):

le délais classique standard inclus en fait plusieurs jalons
la date de début de la tâche
la durée de la tâche
la date de fin et puis il y a la date butoir, celle qui est impossible de bouger

Mais je persiste à trouver plus inquiétante la dégradation assumée de la structure de la langue que l'adoption, même pour les raisons les plus débiles qui soient, de vocables anglophones.
Non ?
oui tu fais bien, c'est agir par priorités dans ce cas :D
 
(…) Et puis, en lisant le post de naas, je me suis rendu compte que "deadline" je 'employais souvent. Pas spécialement pour faire "in" juste par moutonnisme fatigué, parce que tout le monde le fait...
La paille et la poutre, quoi...
the hand in the bag !

Mais je persiste à trouver plus inquiétante la dégradation assumée de la structure de la langue que l'adoption, même pour les raisons les plus débiles qui soient, de vocables anglophones.
Non ?

Itou

faut que je te sorte ces prints impressions aussi :siffle: (je me déteste parfois :o)

Pour ce qui est de cette transformation de la langue, il n'y a pas que la France: sur les vitrines de Genève on voit plus d'affiches Sale que Soldes début juillet… et en Allemagne on parle de Recycling plutôt que Wiederverwertung… C'est global et ce n'est pas prêt de s'arranger.

J'aime énormément lire parler et écrire la langue anglaise (et certains slangs argots américains mais parler un sabir incompréhensible juste pour faire jeune, dynamique et mystérieux est stupide. Moins d'adaptation, juste abaissement à la facilité de la mode du moment. Je me rend compte quand je dis des horreurs surtout au contact de personnes qui n'y connaissent rien en informatique… je suis souvent ridicule, je ne parle plus français… alors que les mots existent ;)
Teo, sors ta tête de là :D
 
Itou
… C'est global et ce n'est pas prêt de s'arranger.
...
Teo, sors ta tête de là :D
Itou !

En passant, on remarque ici la confusion fréquente entre "près de" et "prêt à"...

... ce n'est pas près de s'arrêter. ... ça ne s'arrêtera pas dans un avenir proche.

Envoyez le dico !

Tiens bon teo !

Tu es prêt à sortir la tête de là.

:zen: :D :zen:
 
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