Améliorons notre français

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Pour sûr.

Bon, hé bien, je voudrais pousser ici un petit coup de gueule !
J'en ai marre de voir la conjonction de coordonation "or" écrite "hors". Ça me fatigue : au bureau, sur MacGé, dans les mails que je reçois. Marre ! :mad:
Voilà, l'est fini, mon coup de gueule ;)

Or doncques le voilà hors de lui. :D :rateau:
 
Or doncques le voilà hors de lui. :D :rateau:

Non non, selon mes infos, c'est "or donc", la forme médiévale, c'était "adoncque" ou "addoncque", (je ne me souviens plus très bien, 2 d, je crois, mais pas sûr) : "addoncque messire, il ne vous sied point de me voir seant ?".
 
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Non non, selon mes infos, c'est "or donc", la forme médiévale, c'était "adoncque" ou "addoncque", (je ne me souviens plus très bien, 2 d, je crois, mais pas sûr) : "addoncque messire, il ne vous sied point de me voir seant ?".
"Adonc, me dit la bachelette"

La Fontaine Janot et Catin
 
Non non, selon mes infos, c'est "or donc", la forme médiévale, c'était "adoncque" ou "addoncque", (je ne me souviens plus très bien, 2 d, je crois, mais pas sûr) : "addoncque messire, il ne vous sied point de me voir seant ?".
Non, pas vraiment.

adonc, ou adoncque, ou adoncque, ça signifiait "alors, maintenant", ce qui n'est pas pareil que donc, qui indique une voie de conséquence.
On utilise plus adonc (ou adoncque).
Donc est un mot en soi, qui vient du "dunc" latin. On écrivait donc ou doncque.
Pour tous ces mots, les formes en "onc" ou en "oncques" étaient concurrentes, et c'est la forme en "onc" qui s'impose dès le premier dictionnaire de l'académie, parce qu'elle permet l'élision (le "allons donc" que certains prononcent "allons don").
 
Par contre comme appeau pour la chasse au rezba, ce genre de discussion est d'une efficacité redoutable :siffle:

J'étais sûr que tu allais venir nous donner l'explication finale :zen:

:D
 
Salaud ! Mon premier post en 4 jours ! :D
 
Habah voilà ici je vais pouvoir crier un peu :) :
À tous ceux qui me lisent et utilisent cette expression fort appréciée de nos jours :
"Aux jours d'aujourd'hui" ne veut rien mais alors vraiment rien dire, et c'est certainement la tournure la plus laide que j'aie jamais entendue.

Et je l'entends de plus en plus, et à chaque fois je me retiens de relever...
 
Habah voilà ici je vais pouvoir crier un peu :) :
À tous ceux qui me lisent et utilisent cette expression fort appréciée de nos jours :
"Aux jours d'aujourd'hui" ne veut rien mais alors vraiment rien dire, et c'est certainement la tournure la plus laide que j'aie jamais entendue.

Et je l'entends de plus en plus, et à chaque fois je me retiens de relever...
Au jour d'aujourd'hui t'as raison mais au singulier… :D

Trouvé ceci…

J'aime bien l'explication par les poils… :D

CSA a dit:
. au jour d'aujourd'hui

Pléonasme devenu un véritable tic de langage chez certains animateurs, l'expression "au jour d'aujourd'hui", qui appartient à la langue familière, est ressentie comme une forme d'insistance pour souligner l'opposition entre le temps actuel et le temps passé.

"Aujourd'hui" est déjà à l'origine un pléonasme puisque le mot est la contraction de "à le jour d'hui", renforcement au XIIe siècle de l'adverbe de l'ancien français "hui", le jour où l'on est, qui vient du latin "hodie", en ce jour. Émile Littré, dont les nombreux travaux philologiques et lexicographiques devaient aboutir à la publication du Dictionnaire de la langue française (1863-1872), dénonça vivement la forme "aujourd'hui", regrettant qu'on eût changé "hui" pour un équivalent si lourd. Que dirait-il de ce "pléonasme au carré" parfaitement inutile qu'est la formule "au jour d'aujourd'hui" ?

:cool:
 
les "tics de langage", c'est compliqué.
On oscille entre " nouvelle forme" , évolution, erreur ou contre-sens, qui souvent par l'utilisation ( surtout par les medias, immenses propagateurs) finissent par passer et s'imposer .
Et par ailleurs ceux qui sursautent finissent parfois par être vus comme des rigides voire des réactionnaires.
Difficile de trouver la juste mesure.

Tiens je viens d'entendre un anglicisme par un journaliste
" sur le long terme"
 
En fait , c'est assez drôle à observer d'ailleurs, chaque corps de metier possède ses propres expressions typiques.
lisez un article dans un journal en y regardant non pas le sujet mais les expressions, repetez cet exercice sur une semaine disons, vous verrez le nombre absolument effarant de "tics de langage" ...
il semblerait que leur utilisation réconforte l'auteur en lui fournissant la sensation d'une épaisseur au contenu qu'il sait au fond n'être qu'illusoire.
 
Les tics de langage empoisonnent l'existence de ceux qui les entendent gentiment sans protester.

Celui-ci est particulièrement creux : au niveau de.

Bon, il y a des erreurs, sur ton site, là :

- Au sujet du gamin qui s’est cogné le genou dans la table basse : “il a mal au niveau du genou”.
Traduction : il a mal au genou.

Ben nan, traduction : "il a mal à hauteur du genou (mais plus à gauche)" :p :D :D

Bon, sérieusement, maintenant :

En fait , c'est assez drôle à observer d'ailleurs, chaque corps de metier possède ses propres expressions typiques.
lisez un article dans un journal en y regardant non pas le sujet mais les expressions, repetez cet exercice sur une semaine disons, vous verrez le nombre absolument effarant de "tics de langage" ...
il semblerait que leur utilisation réconforte l'auteur en lui fournissant la sensation d'une épaisseur au contenu qu'il sait au fond n'être qu'illusoire.

Je ne vois pas trop en quoi le fait d'écrire "au niveau de" à la place de "en ce qui concerne" (parce que c'est bien là le sens de ce tic de langage, d'où ma plaisanterie sur "au niveau du genou) donne de l'épaisseur à un texte. "Au niveau de la conjoncture actuelle la morosité semble de mise" ça ne fait pas plus "épais" (consistant) que "En ce qui concerne la conjoncture actuelle, la morosité semble de mise".

Non, je pense qu'il s'agit plutôt d'une intrusion du langage oral dans le langage écrit, supposé devoir être plus correct, qui relève, à mon avis, de ce que les auteurs peu inspirés considèrent comme une licence de style.
 
Il n'a qu'un seul genou? :p
Oui, un seul genou cogné. L'autre est dans le dos et sa tête est sous le bras droit (celui qui reste, le gauche ayant été sectionné au niveau de l'épaule par la tronçonneuse offerte par sa grand'mère au niveau du nouvel an).

:confused:
 
Oui parce que c'est également une faute de français de dire "il s'est fait mal au bras" ou "au genou".

Sachant que l'on a chacun, pour autant que l'on soit normalement constitué, deux bras et deux genoux, il est plus correct de dire "il s'est fait mal à un bras" ou "à un genou".

Et ça vaut pour chaque membre qui fonctionne par paire... :siffle:
 
Oui parce que c'est également une faute de français de dire "il s'est fait mal au bras" ou "au genou".

Sachant que l'on a chacun, pour autant que l'on soit normalement constitué, deux bras et deux genoux, il est plus correct de dire "il s'est fait mal à un bras" ou "à un genou".

Et ça vaut pour chaque membre qui fonctionne par paire... :siffle:
Pour un manchot d'un bras ou un unijambiste c'est bon par contre… :siffle:
 
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