thebiglebowsky a dit:En fait, et pour en revenir au fil conducteur, ce n'est pas tant la mort qui me fait peur en elle-même, mais plutôt les circonstances dans lesquelles elle surviendra...
Une mort "normale", que ce soit du fait d'une maladie "normale" ou d'un accident "normal" ... OK !!!
Le truc bien "carré" maladie grave ou accident de bagnole par exemple !!!![]()
Ce qui me fait flipper, c'est la possibilité d'avoir une mort "ridicule" !!!![]()
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Bah, faudra choisir, Thebig. Soit une mort normale et le monde tournera sans toi comme il le faisait avant. Soit une mort ridicule, et au moins, ta mort suscitera encore longtemps des émotions... Pas forcément celles attendues, mais bon
Au passage, j'ai toujours trouvé égoïste de vouloir mourir brutalement, en se disant que moins le douleur durera, mieux ce sera. Infliger une telle peine à ses proches, pas du tout préparé, quel manque de gentillesse. Alors que la vieillesse ou la longue maladie grave (ou à la rigueur, la courte maladie rigolote), ça laisse le temps à ses proches de préparer le deuil, voir de le faire alors que tu as encore les yeux ouverts. C'est pas juste de se retirer comme ça, sans prévenir, et de laisser les autres face à leur peine. Non ! On reste un peu avec eux, on les prévient, on les prépare. Certes, on souffre, c'est un genre de partage équitable de la douleur.
Très égoïste aussi, de vouloir toujours partir avant les autres. Le pire, c'est qu'on présente toujours ça sous la forme de la générosité. "S'il faut que quelqu'un y passe, que ce soit moi plutôt que ma femme/mes enfants/aut'chose". Et au final, on échappe à la tristesse et on laisse une veuve ou un orphelin éploré, qui de toute façon, se disait la même chose.
Bon, tout ça, c'est à demi-sérieux et à demi-humour noir, vous l'aurez compris