avant le rip PS, y avait quoi ?

cake

Membre junior
12 Juin 2006
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salut !

juste une petite question pour me rafraîchir la mémoire (mes cours de bts sont loin), et n'étant pas non plus un vieux routier du graphisme.

comment se passait le flashage pour offset, du temps où l'ordi n'existait pas ?
:siffle:
c'était par procédé photographique ?

???

merci ;)
 

jeanba3000

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Oui, la grande époque des bancs de repro, du bromure, de la photocompo... après on peut remonter plus loin, même plus loin que Gutenberg... ;-)
 

claude72

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Avant les RIP, il n'y avait pas de PAO, mais seulement de la photocomposition : les flasheuses étaient directement branchées sur les systèmes de photocomposition, qui étaient des systèmes informatiques dédiés uniquement à la photocompo, c'est à dire un genre "d'ordinateur"* développé et fabriqué spécialement pour faire tourner un soft et faire une tâche précise et unique, en l'occurrence de la photocomposition, et qui se chargeait d'envoyer à la flasheuse les points à imprimer.

Ensuite, c'est seulement quand il est devenu possible d'utiliser un ordinateur "normal", capable de faire tourner un logiciel quelconque, donc entre autres un logiciel de PAO, qu'il a alors fallu ajouter un RIP entre l'ordinateur qui envoye du PostScript et la flasheuse qui demande à recevoir des points.


Et les 1er RIP était des RIP "hard", c'est à dire des systèmes informatiques dédiés uniquement à la rastérisation, un genre "d'ordinateur"* développé et fabriqué spécialement pour faire tourner un soft et faire une tâche précise et unique, en l'occurrence de la rastérisation, et qui se chargeait de recevoir les données PostScript venant du Mac et d'envoyer à la flasheuse les points à imprimer…

… ensuite, les constructeurs ont abandonné les système "hard", qui coûtaient très cher, pour fabriquer les RIP "soft" : un simple logiciel, installé dans un ordinateur "normal", avec une carte d'interface pour brancher la flasheuse : il n'y a plus que le soft à développer, ça permet d'éliminer les coût de développement du hard, donc de baisser les prix.



* c'était fait comme un ordinateur, avec :
- un micro-processeur (dans mon vieux RIP CG9000PS, c'était un Motorola 68000, comme dans le 1er Mac),
- un disque-dur (CG9000PS : 80 Mo),
- de la RAM (CG9000PS : 6 Mo, soudée, non-extensible),
- des ROM, pour le "système"
- une alimention,
- des ventilateurs,
- le tout dans une grosse boîte (avec deux voyant en facade, un rouge et un vert et tout un code pour comprendre les clignotements de ces 2 voyants !),
mais ces "systèmes informatiques" étaient dédiés à une utilisation, donc il étaient étudiés et fabriqués juste pour cette seule utilisation (photocomposeuse ou RIP hard, ou jeu de café, ou robot de chaîne d'assemblage, ou…), et donc les coûts de développement du hard et du soft n'étaient amortis que sur des très faibles quantités, d'où un prix très élevé…
 

406

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raaaa les tables de montage 820 et 880 :love: :love: :love: . 880, un écran haute def monochrome vert et un en couleur pour les images. pas de rotation possible (on avait pas l'option..., juste resize). souris 5 boutons avec le minimétré devant soi. détourage qu'avec des lignes droites (pas de courbe de bézier...) et quand ca tombait en panne (c'était rare), juste à passer un coup d'aspirateur sur les filtres de ventilation et c'était reparti :up:
par contre, salle climatisé pour les racks de sauvegarde :D
 

guytantakul

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Resté en rade...
Et encore avant, il y avait la phototitreuse à disque.
Le procédé était ingénieux, mais très lent. Il fallait environ 10 secondes par signe pour un gars bien entraîné et l'approche de paire se faisait à l'œil en allant vite, car le procédé utilisait une plaque phosphorescente qu'on insolait en plus du bromure pour caler le signe suivant. Donc, soit on insolait longtemps et on calait tranquillement, soit on insolait vite-fait et on n'avait que quelques secondes pour caler avant que le fantôme du dernier signe ne s'efface. ;) :D