A quoi sert donc cette petite pièce blanche, qui semble s'emboîter dans le cadre du vélo ? A faire tenir le tout ? Pourquoi, mais pourquoi donc ?
A quoi sert cette hache, tâchée de sang ? A couper des mains de voleurs ?
A quoi sert ce bout de plastique, muni d'une bande magnétique ? A acheter l'argent que l'on a plus ?
A quoi sert de se casser le cul, si c'est toujours ceux qui n'en ont pas besoin qui ont tout ?
A quoi sert de faire des enfants, si c'est pour les faire vivre dans cette enfer voué à la destruction rapide ?
Je voudrais que les choses soient différentes. Je voudrais même que certaines n'aient jamais été. Je voudrais que mon sang répandu ait servi à changer la vie. Je voudrais chanter à tue-tête au sommet des montagnes, je voudrais prendre l'amour par la main et la refermer dessus. Je voudrais être un anarchiste couronné. Je voudrais voir le sang suinter des pieds cloutés de celui qu'on appelait Jésus-Christ. Je voudrais voir mourir ceux que je déteste. Je voudrais arrêter de rêver éveillé que je tue des êtres humains. Je voudrais ne plus avoir envie de boire des vins qui m'empêchent de penser. Je voudrais ne pas penser. Je voudrais ne pas penser que je ne veux pas penser.
Ça ne sert à rien. Tout est vain, rien ne sert à rien.
Nous roulons dans une barque percée. Nous dérivons au gré des marées. Ça s'en va, ça revient, nous sommes poussières de petits riens.
L'humanité n'est qu'une agonie, une régurgitation de l'histoire. L'humanité ne mérite pas la vie. A quoi sert d'être intelligent, si on ne peut même pas se révolter contre soi-même?
Ça ne sert à rien, mon chaton. Tout est vain, ça ne sert à rien. Il n'y a plus qu'à profiter de nos instants de paix. Il n'y a plus qu'à péter de fatuité. Il n'y a plus qu'à s'endormir doucement, le dos collé à un arbre. Et sentir la chaleur de la terre. De l'humus. Plonger son nez dans l'humus. Manger des limons. Et des figues, aussi, parce que c'est la saison.
A quoi sert cette hache, tâchée de sang ? A couper des mains de voleurs ?
A quoi sert ce bout de plastique, muni d'une bande magnétique ? A acheter l'argent que l'on a plus ?
A quoi sert de se casser le cul, si c'est toujours ceux qui n'en ont pas besoin qui ont tout ?
A quoi sert de faire des enfants, si c'est pour les faire vivre dans cette enfer voué à la destruction rapide ?
Je voudrais que les choses soient différentes. Je voudrais même que certaines n'aient jamais été. Je voudrais que mon sang répandu ait servi à changer la vie. Je voudrais chanter à tue-tête au sommet des montagnes, je voudrais prendre l'amour par la main et la refermer dessus. Je voudrais être un anarchiste couronné. Je voudrais voir le sang suinter des pieds cloutés de celui qu'on appelait Jésus-Christ. Je voudrais voir mourir ceux que je déteste. Je voudrais arrêter de rêver éveillé que je tue des êtres humains. Je voudrais ne plus avoir envie de boire des vins qui m'empêchent de penser. Je voudrais ne pas penser. Je voudrais ne pas penser que je ne veux pas penser.
Ça ne sert à rien. Tout est vain, rien ne sert à rien.
Nous roulons dans une barque percée. Nous dérivons au gré des marées. Ça s'en va, ça revient, nous sommes poussières de petits riens.
L'humanité n'est qu'une agonie, une régurgitation de l'histoire. L'humanité ne mérite pas la vie. A quoi sert d'être intelligent, si on ne peut même pas se révolter contre soi-même?
Ça ne sert à rien, mon chaton. Tout est vain, ça ne sert à rien. Il n'y a plus qu'à profiter de nos instants de paix. Il n'y a plus qu'à péter de fatuité. Il n'y a plus qu'à s'endormir doucement, le dos collé à un arbre. Et sentir la chaleur de la terre. De l'humus. Plonger son nez dans l'humus. Manger des limons. Et des figues, aussi, parce que c'est la saison.