ou il est question de petits... et de pouvoir...

Statut
Ce sujet est fermé.
supermoquette a dit:
La même expérience a-t'elle été testée sur une population de rats dont l'anus avait préalablement servi à un test de rouge à lèvre ?

Purfilsdelasagesse !
Sors de ce corps !!!

:mad:
:coucou:
 
Philippe a dit:
Toutefois le Grand Larousse admet comme pluriel de "forum" (outre "forums") la forme issue du latin qui est... "fora" et non "forii" ;) . (Tout comme "minimum" ou "maximum" qui acceptent les deux pluriels, en -ums et en -a.)
Donc "forii" est fautif, alors que "fora" ne l'est pas. Mais vous diriez ça, vous ? "Il est membre de plusieurs fora" ?

Mais pas de trace de "fora" dans le dico de l'Académie française en ligne... :siffle: ;)

A.

EDIT: flûte je ne peux te bouler pour l'instant.
 
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Réactions: al02 et Philippe
quetzalk a dit:
Celui qui est le plus compétent, attentif, patient envers les malades, peut très vite se retrouver en position de bouc-émissaire de ses collègues (pas jusqu'à la violence physique à ma connaissance, mais ça peut aller loin).


je ne savais pas non plus mais je ne suis pas plus etonne...
de toute façon, le mec a qui on donne un pouvoir a exercer pete un cable, c'est oblige...
par contre je pense que le phenomene que tu decris (qui n'est pas du tout eloigne du sujet ;) )est reserve aux groupes en espace clos, comme les services de psychiatrie dont tu parles, la prison, la situation de prise d'otage... ou meme, moins extreme mais on reste dans le meme truc, la garde a vue dans un commissariat...
 
bobbynountchak a dit:
de toute façon, le mec a qui on donne un pouvoir a exercer pete un cable, c'est obligé...

Obligé j'espère que non...
Trop fréquent pour être surprenant, c'est clair, mais à mon sens la responsabilité de chacun reste la même.
D'ailleurs dans les "débordements" quels qu'ils soient on a toujours le même "alibi" : je n'ai fait qu'appliquer les consignes/faire comme les autres, comme si cela exonérait sa propre implication. Un collègue me disait que dans les procès collectifs on devrait parler de responsabilité multipliée plutôt que partagée...

:zen:
 
quetzalk a dit:
Obligé j'espère que non...
Trop fréquent pour être surprenant, c'est clair

les abus de pouvoir sont assez systematiques a mon sens, quand meme...
ils font partie de notre quotidien, ce n'est pas flagrant, ce n'est pas forcement toujours choquant, mais il y en a partout et tout le temps...
Et le plus triste c'est qu'en general celui qui commet l'abus le fait de façon involontaire...
combien de fois on voit un patron se permettre de mal parler a un de ses employes parce qu'il est de mauvaise humeur...
et le moindre gendarme ou policier a deja abuse des pouvoirs et de l'autorite que lui donne sa fonction : impolitesses et petits passe-droits pour les plus anodins.
les professeurs aussi commettent leurs abus...
la liste est interminable et pour cause : personne n'echappe a la regle.
Et ça c'est triste.
 
bobbynountchak a dit:
...le phenomene que tu decris (qui n'est pas du tout eloigne du sujet ;) )est reserve aux groupes en espace clos...
Par exemple deux groupes :
- L'un composé de personnes n'utilisant pas les lettres accentuées é è ê à ù ë ...
- L'autre regroupant des personnes utilisant ces lettres.

Une expérience pourrait consister à les rassembler et à leur demander de communiquer exclusivenent par écrit.

Ceci a probablement été déjà fait. Qui connait les résultats ?

:zen:
 
quetzalk a dit:
Obligé j'espère que non...
Trop fréquent pour être surprenant, c'est clair, mais à mon sens la responsabilité de chacun reste la même.
D'ailleurs dans les "débordements" quels qu'ils soient on a toujours le même "alibi" : je n'ai fait qu'appliquer les consignes/faire comme les autres, comme si cela exonérait sa propre implication. Un collègue me disait que dans les procès collectifs on devrait parler de responsabilité multipliée plutôt que partagée...

:zen:

Vi: la majorité des chercheurs qui attribuent l'expression d'actes répréhensibles à l'anonymat considèrent aussi que les situations de groupe tendent à mettre les normes sociales en veilleuse. En groupe, les personnes sont moins disciplinés et perdent le contrôle de leurs actes. Ils oublient leur façon de se conduire habituelle et sont influencés par les contraintes de la situation. Ils ne se définissent plus comme des individus mais comme des membres du groupe. C'est ainsi que les normes du groupe deviennent très accessibles. On peut donc s'attendre au meilleur comme au pire...
 
loustic a dit:
Qui connait les résultats ?

simple : tout le monde se comprend, ya juste quelques pinailleurs qui braillent pour le principe... :p
mais je vais faire un effort, c'est promis...
 
bobbynountchak a dit:
la liste est interminable et pour cause : personne n'echappe a la regle.
Et ça c'est triste.

Oui c'est triste, c'est courant, mais moi non plus je ne dirais pas "personne n'échappe à la règle". Non franchement. Bon maintenant rien pour soutenir ce point de vue, mais idem de ton côté. ;)

A.
 
Nobody a dit:
Vi: la majorité des chercheurs qui attribuent l'expression d'actes répréhensibles à l'anonymat considèrent aussi que les situations de groupe tendent à mettre les normes sociales en veilleuse. En groupe, les personnes sont moins disciplinés et perdent le contrôle de leurs actes. Ils oublient leur façon de se conduire habituelle et sont influencés par les contraintes de la situation. Ils ne se définissent plus comme des individus mais comme des membres du groupe. C'est ainsi que les normes du groupe deviennent très accessibles. On peut donc s'attendre au meilleur comme au pire...

Ce qui est étonnant dans ce type d'expérience, c'est que les expérimentateurs partent en quelque sorte du postulat que les valeurs, les normes, les règles de conduite que vont mettre en ½uvre les cobayes vont sortir "ex nihilo", qu'il n'y a pas besoin de créer d'autres contrats que :"les uns sont des matons, les autres des prisonniers, maintenant démerdez-vous".
Comme si notre capacité à produire des valeurs ou des contrats sociaux était innée, ou également distribuée. Les contrats sociaux s'imposent aux acteurs à partir de l'action d'une infime minorité. Ils ne doivent pas leur existence à une activité sui generis de l'homme. Or, ces expériences sont toujours décrites par leur promoteur comme des moyens de confirmation du fait que l'homme est d'abord un barbare.
Mais nous savons ça !
L'Histoire nous l'enseigne. Mettre en ½uvre de telles expériences, au risque de créer de profondes douleurs chez les cobayes, au risque même d'être les complices des tortionnaires, me parait toujours suspect. Non seulement celà fait fi de la capacité des autres sciences humaines à expliquer le comportement des humains, mais celà me parait douteux sur le plan des valeurs mêmes que soutend ce genre d'activités scientifiques.
 
rezba a dit:
(...) L'Histoire nous l'enseigne. Mettre en ½uvre de telles expériences, au risque de créer de profondes douleurs chez les cobayes, au risque même d'être les complices des tortionnaires, me parait toujours suspect. Non seulement celà fait fi de la capacité des autres sciences humaines à expliquer le comportement des humains, mais celà me parait douteux sur le plan des valeurs mêmes que soutend ce genre d'activités scientifiques.

"Oui, mais"... tout à fait d'accord avec toi, néanmoins si l'on nourrit un infime espoir que quelque chose évolue un jour quelque part dans notre sombre nature, ce type d'expériences permet aussi de nourrir la réflexion. Connaître mieux la bête pour mieux la dompter ?
Maintenant, ce qui a été fait n'est plus à faire, continuer ce genre de travaux après Milgram peut effectivement relever d'un cynisme inquiétant (voire même, de la barbarie que prétendent étudier ces mêmes chercheurs).
 
bobbynountchak a dit:
...impolitesses et petits passe-droits pour les plus anodins.

C'est marrant que tu notes ça.;)

Il y a les petits chefs et puis les éternels rebelles (adolescent) qui vont systématiquement monter au créneaux contre celui qu'ils considèrent comme "porteur d'autorité" même si celui est tout à fait correcte, en utilisant les même méthode que celles que tu as décris plus haut.
Bien entendu, ils se permettent ça avec les "petits chefs", jamais avec une autorité "trop risquée"...
Bien entendu, ils refuseront toutes responsabilités supplémentaires, se contentent de critiquer celui à qui elle sera donnée.
 
rezba a dit:
Ce qui est étonnant dans ce type d'expérience, c'est que les expérimentateurs partent en quelque sorte du postulat que les valeurs, les normes, les règles de conduite que vont mettre en ½uvre les cobayes vont sortir "ex nihilo", qu'il n'y a pas besoin de créer d'autres contrats que :"les uns sont des matons, les autres des prisonniers, maintenant démerdez-vous".
Comme si notre capacité à produire des valeurs ou des contrats sociaux était innée, ou également distribuée. Les contrats sociaux s'imposent aux acteurs à partir de l'action d'une infime minorité. Ils ne doivent pas leur existence à une activité sui generis de l'homme.
Effectivement: quand ils doivent mettre des impressions en commun, les personnes créent des normes. En discutant, ils vont réguler ce qu'ils perçoivent pour se mettre d'accord sur une norme. Peut-être que dans l'expérience de Zimbardo, il aurait fallu privilégier des moments de discussion entre gardiens afin de mettre sur pied une sorte de R.O.I. Peut-être qu'avec un tel dispositif, la norme aurait été moins sauvage. Si certains avaient voulu intégrer un degré de violence trop important, il aurait été tempéré jusqu'à disparaitre après quelques "générations" de gardiens pour autant qu'on crée une "tournante" de sujets.

rezba a dit:
Mais nous savons ça !
L'Histoire nous l'enseigne.
Tiens, sortie de son contexte et pas du tout pour dire que l'anecdote suivante te concerne, cette phrase me rappelle l'histoire de ce général américain qui disait, à chaque fois que le psychologue social engagé par l'armée informait des conclusions auxquelles il parvenait "ben oui, j'aurais bien pu le dire aussi!".
Un jour, le psy distribua les dossiers comme à son habitude avant son exposé. Comme à son habitude aussi, le général le feuilleta et bougonna la même rengaine. Le psy se dirigea alors vers lui et dit:
"Excusez-moi, mon général, on vous a fourni un exemplaire erroné, voici le bon."
Le bon qui, bien sûr, disait exactement l'inverse du premier exemplaire. Il parait que le général comprit fort bien la leçon. :)

rezba a dit:
Mettre en ½uvre de telles expériences, au risque de créer de profondes douleurs chez les cobayes, au risque même d'être les complices des tortionnaires, me parait toujours suspect. Non seulement celà fait fi de la capacité des autres sciences humaines à expliquer le comportement des humains, mais celà me parait douteux sur le plan des valeurs mêmes que soutend ce genre d'activités scientifiques.
Quand on visionne les vraies images de l'expérience de Milgram, on ne peut qu'être mal à l'aise devant ce qu'endure les sujets. Cela s'apparente presqu'à de la torture psychologique!
 
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