Fil très intéressant, bravo les gars ça nous change ! (Ca me rappelle un peu celui sur l'économie d'il y a quelques semaines) et courtois en plus, un régal !
Ce qui m'interpelle plus que l'origine du besoin en matière de mobilité ce sont les conséquences : les outils "nomades" (c'est drôle que ce soit ce terme qui soit retenu) ont, je pense, un effet totalement inverse à ceux que vous évoquez.
Un ordinateur portable sédentarise le mouvement, le déplacement. Avec cet ordinateur portable on est partout chez soi, on peut retrouver partout la fenêtre qu'on a l'habitude d'ouvrir sur le monde. Plus de dépaysement, de changements de temporalité ou autre chose habituellement liée au voyage/déplacement.
Cette technique (technologie ?) est tout à fait dans la lignée de la massification culturelle actuelle, de l'homogénéisation des goûts planétaires. Chacun, où qu'il soit, devant sa machine sous mac os x verra ses petites icones sautiller à l'ouverture de son navigateur web et pourra consulter ses messages sur macgé...
La question que je me pose est : est-ce regrettable ? De la même manière que Thomas Cook essayait de recréer le voyage sur le modèle de Pausanias à la fin du XIX e siècle (sans grande chance d'y arrriver...), nous ne voyagerons, ne nous déplacerons plus comme avant. Bon et alors ?
La question qui s'ensuit est juste : quels usages faisont nous de ces nouveaux outils ? Ont-ils une nature propre à dégrader nos rapports sociaux, une propension à introduire, par exemple, de la "douce barbarie" dans le monde du travail ou des études ?
C'est certain que de toujours être relié à sa hiérarchie permet un contrôle accru. Mais le fait d'emmener du travail chez soi ou dans le train n'est pas nouveau et est théorisé depuis trente ans par les petits Staline du managment qui tentent de faire travailler plus pour toujours moins.
Quand à l'équipement des universités, il est certain (et je partage l'avis de Nicologas) que le MIPE est un bon moyen de faire passer la pillule de la tiers-mondisation de nos facs : de plus en plus de moyens reviennent à la charge du contribuable. Celui qui ne peut pas s'équiper ne finit pas ses études. Cela ne joue pas qu'au niveau de l'ordinateur portable, mais au niveau plus général de la capacité financière à assumer son parcours : équipement, disponibilités horaires (bin faut pas travailler en meme temps que les cours ou pouvoir avoir assez de temps pour les rattrapper ensuite), le logement (quelle crise en ce moment !)... C'est pas gagner pour les jeunes mais encore une fois, dans le cas du MIPE ce n'est pas de proposer un prêt pour acquérir un ordinateur qui pose problème c'est l'absence d'autre solution (voulue, bien entendu, on tire sur les budgets)...
Bon à bientôt les amis
Bélisaire
P.S. Ouhlala c'est brouillon et c'est long, désolé.
Ce qui m'interpelle plus que l'origine du besoin en matière de mobilité ce sont les conséquences : les outils "nomades" (c'est drôle que ce soit ce terme qui soit retenu) ont, je pense, un effet totalement inverse à ceux que vous évoquez.
Un ordinateur portable sédentarise le mouvement, le déplacement. Avec cet ordinateur portable on est partout chez soi, on peut retrouver partout la fenêtre qu'on a l'habitude d'ouvrir sur le monde. Plus de dépaysement, de changements de temporalité ou autre chose habituellement liée au voyage/déplacement.
Cette technique (technologie ?) est tout à fait dans la lignée de la massification culturelle actuelle, de l'homogénéisation des goûts planétaires. Chacun, où qu'il soit, devant sa machine sous mac os x verra ses petites icones sautiller à l'ouverture de son navigateur web et pourra consulter ses messages sur macgé...
La question que je me pose est : est-ce regrettable ? De la même manière que Thomas Cook essayait de recréer le voyage sur le modèle de Pausanias à la fin du XIX e siècle (sans grande chance d'y arrriver...), nous ne voyagerons, ne nous déplacerons plus comme avant. Bon et alors ?
La question qui s'ensuit est juste : quels usages faisont nous de ces nouveaux outils ? Ont-ils une nature propre à dégrader nos rapports sociaux, une propension à introduire, par exemple, de la "douce barbarie" dans le monde du travail ou des études ?
C'est certain que de toujours être relié à sa hiérarchie permet un contrôle accru. Mais le fait d'emmener du travail chez soi ou dans le train n'est pas nouveau et est théorisé depuis trente ans par les petits Staline du managment qui tentent de faire travailler plus pour toujours moins.
Quand à l'équipement des universités, il est certain (et je partage l'avis de Nicologas) que le MIPE est un bon moyen de faire passer la pillule de la tiers-mondisation de nos facs : de plus en plus de moyens reviennent à la charge du contribuable. Celui qui ne peut pas s'équiper ne finit pas ses études. Cela ne joue pas qu'au niveau de l'ordinateur portable, mais au niveau plus général de la capacité financière à assumer son parcours : équipement, disponibilités horaires (bin faut pas travailler en meme temps que les cours ou pouvoir avoir assez de temps pour les rattrapper ensuite), le logement (quelle crise en ce moment !)... C'est pas gagner pour les jeunes mais encore une fois, dans le cas du MIPE ce n'est pas de proposer un prêt pour acquérir un ordinateur qui pose problème c'est l'absence d'autre solution (voulue, bien entendu, on tire sur les budgets)...
Bon à bientôt les amis
Bélisaire
P.S. Ouhlala c'est brouillon et c'est long, désolé.