Apple et ses fans - Enquête

macomaniac

Ouroboros
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20 Septembre 2012
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Forêt de Fontainebleau
[☞ contribution décalée et intempestive par un amateur d'aube]

Les anciens Logiciens s'intéressaient aux 'propositions', en y voyant des déclarations réductibles à la combinaison de 2 termes : un 'sujet' et un 'attribut' par l'intermédiaire d'un 'verbe de relation' : le verbe 'être' jouant le rôle de 'copule' (càd. de 'lien assocatif' entre les 'termes' logiques). Exemple classique : «Socrate est mortel».

Ce qui me paraissait étrange dans l'analyse de ces anciens Logiciens, c'est l'insistance qu'ils mettaient à souligner qu'une seule et même proposition (reliant donc un 'sujet' et un 'attribut' par l'intermédiaire de la copule 'être') peut être prise en 2 sens : soit en 'compréhension', soit en 'extension'.

  1. En 'compréhension', la proposition «Socrate est mortel» signifie que l'attention se porte sur le 'sujet' de la proposition : l'individu Socrate, et que l'attribut : 'mortel' a une simple valeur adjective par rapport à ce 'sujet' : il s'agit d'une 'qualité' (on aurait pu aussi bien dire : 'chauve', 'barbu' etc.) qui se trouve rattachée au 'sujet' : 'Socrate' afin de le décrire ;
  2. En 'extension', la proposition «Socrate est mortel» signifie que l'attention se porte sur l'attribut dans la proposition : l'ensemble des 'mortels', et que le 'sujet' : 'Socrate' prend la simple valeur d'exemple des éléments susceptibles de faire partie de cette 'classe' des mortels. L'attribut, ici, n'a plus une valeur 'qualificative' d'un 'sujet' qui gouverne la proposition ; mais une valeur 'catégorique' de 'classe d'appartenance' qui contient le 'sujet' de la proposition. En conséquence, l'interprétation 'extensive' d'une proposition a toujours tendance à la ré-écrire en substantivant l'attribut, c'est-à-dire en lui conférant une 'réalité générique' inclusive a priori d'un 'pluriel' : 'mortel' devenant «les mortels», au sens de la 'classe des mortels', de sorte que le 'sujet' se trouve déclaré l'un d'entre eux. Ainsi, «Socrate est mortel» se trouve toujours lu : «Socrate est un mortel».

J'ai l'impression rétrospective d'avoir mis un temps infini à saisir les enjeux de cette distinction des anciens Logiciens, parce que tout d'abord, pour moi, c'était du pareil au même. Et pourtant j'étais confronté là à quelque chose présentant une analogie avec le «Paradoxe de la Poule et de l'Œuf» qui s'énonce ainsi : «Est-ce que c'est la première Poule qui a pondu le premier Œuf, ou bien est-ce que c'est le premier Œuf qui a donné lieu à la première Poule?». Car la 'première Poule', si on la pose en premier, ne pourrait être qu'un 'sujet singulier', précédant en réalité ce qu'on peut bien y attribuer par la suite ; par contre le 'premier Œuf' ne pourrait être que le 'concept d'une architecture' (code), précédant en réalité les exemplaires multiples susceptibles de l'incarner. Ce qui renvoie à la «Querelle des Universaux» médiévale : qu'est-ce qui existe réellement? - des individus singuliers, auxquels le langage s'en vient attribuer des 'qualités communes' qui n'existent pas en soi, mais sont seulement constatées par généralisation à partir des singularités de l'expérience? ou bien des catégories génériques, qui précèderaient comme des 'essences' (des codes logiques) les individualités qui n'en sont que les supports de manifestation?

Ne suis-je qu'un exemplaire du code génétique, ou bien suis-je le sujet dont le code génétique s'attribue?

Je me demande, regardant ces questions logiques de compréhension et d'extension, si ce n'est pas sur le terrain de la différence des 'Langues' qu'une intuition toute personnelle s'est imposée à moi dans la pratique (et qui donc est l'écho de ma singularité) : à savoir, que l' Américain fait un usage constant de l'extension dans ses énoncés, càd. rapporte des sujets à des catégories d'appartenance, là où le Français opère constamment en mode 'compréhension', càd. rapporte des qualités discutables à des sujets de référence.

Là où l'Anglais(-américain) va énoncer : «Macomaniac is fan of Apple» en conversion automatique à la forme : «Macomaniac is an Apple_fan» (extension) ; le Français va déclarer : «Macomaniac est amateur de grands vins», et si cela s'énonce sous la forme : «Macomaniac est un amateur de grands vins», il est évident en Français que ce 'un' n'inclut pas Macomaniac dans une classe comme le fait l'attribution : 'a fan', mais détache du qualificatif général 'amateur' une singularisation afin de l'approprier au sujet réel dont il est question : 'Macomaniac'. 'Singularisation du qualificatif' (un amateur) qui, justement, ne dit rien en soi, mais seulement ouvre à l'infini la perspective d'analyser en quoi et comment cette qualité adhère singulièrement au sujet. Tandis que l'Anglais, en déclarant que : «Macomaniac is an Apple_fan» a soumis le 'sujet' à un groupe d'appartenance gouverné par une loi.

Il y a dans ce fonctionnement 'extensif' du jugement en Anglais quelque chose qui répugne ontologiquement à mon esprit, parce qu'a priori tout sujet est réductible à un groupe d'appartenance logique, par quoi la liberté n'est forcément qu'une illusion, puisque les sujets sont a priori les 'appartenants' d'ensembles catégoriels (càd. les 'agents' d'une 'structure'). Ce 'catégorisme a priori' me choque intuitivement, dans le sentiment singulier que j'ai de l'existence, parce que, parlant Français, une langue Romane dérivée du Latin, et pensant toujours en Latin, j'ai constamment un sentiment compréhensif du langage : le sentiment de l'infinité de la prédication, parce que le langage n'en aura jamais fini de tenter de dire ce qu'il en est des sujets singuliers du discours. Faire une phrase en Français, à mes yeux, ce n'est donc jamais déclarer : «Macomaniac is an Apple_fan» ('extension'), mais toujours déclarer : «Macomaniac est amateur de grands vins», en quoi le sujet n'est pas subordonné à sa catégorie d'appartenance, mais la qualité qu'on lui impute doit être à l'infini ajustée dans un processus de singularisation de l'attribution pour qu'on puisse espérer dire quelque chose de pertinent du sujet considéré ('compréhension').

J'étouffe dans le catégorisme extensif de l'Anglais ; je respire dans la liberté compréhensive du Français.

«On n'est jamais aimé que pour des qualités» s'exclame Blaise Pascal. Sachant que lesdites peuvent s'énoncer quodlibétiquement d'un 'sujet' ('compréhension') ou inversement l'identifier catégoriquement à une classe ('extension') - je comprends mieux pourquoi l'amour est réputé mieux-disant en langue romane.

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bompi

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quodlibétiquement ? tu as le néologisme matutinal... :)

Les Grecs anciens sont vraiment les rois du logos... C'est bien de remettre un peu de profondeur à nos arguties. Toutefois je ne sais pas si cela convaincra nos camarades de jeu.
 
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macomaniac

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Salut matutinal ô bompi levé dès potron minet :D

[Je tire ce néologisme 'adverbial' : 'quodlibétiquement' de la «Summa Theologica» de St Thomas d'Aquin. Ledit Tomaso di Aquino, qui était professeur à la Sorbonne en ces temps où le Latin était la langue d'idées cosmopolite de l'Europe, avait l'habitude de diviser ses interventions professorales en deux : l'exposé préliminaire d'une leçon magistrale, suivi de réponses à des questions quodlibétiques de la part de ses étudiants, ce qui l'obligeait, à la volée, a répondre par exemple à l'interrogation : «Combien d'anges peuvent-ils danser simultanément sur une pointe d'épingle?» :D. Il a repris dans l'écriture de la «Somme» cette structure, où chaque chapitre traite d'une question inaugurale d'abord sous forme de 'thèse', puis sous forme 'dialectique' d'examen de questions quodlbétiques. Adjectif signifiant donc : relevant du libre-arbitre des sujets qui s'y intéressent.

J'ai donc opéré une petite conversion du 'quodlibetico modo' au 'quodlibétiquement'.
]
 

bompi

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Ce cher Thomas. Je n'ai rien lu de ce brave homme (c'est une erreur de ma part, j'en conviens). Ce matin, je tapote mon ordinateur au lieu de, comme je l'avais prévu, reprendre la lecture d'une notule sur Gorgias et d'entamer celle des bribes de ses écrits qui nous restent.
Grâce à toi, je reste dans la philosophie malgré tout. Ou alors, à cause de toi je suis dans la philosophie (puisque certains semblent penser que les sophistes sont des anti- ou des soi-disant- philosophes...)
 

Bigdidou

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quodlibétiquement ? tu as le néologisme matutinal... :)

Les Grecs anciens sont vraiment les rois du logos... C'est bien de remettre un peu de profondeur à nos arguties. Toutefois je ne sais pas si cela convaincra nos camarades de jeu.

Ben, en tout cas, moi, si (mais mon unique contribution dans ce fil est assez modeste :rose:).
Macomaniac formalise d'une façon magnifique mon ressenti intuitif dans cette histoire.
Après, certaines choses me dépassent un peu, mon unique expérience "philosophique" se limitant aux stoïciens (pour des raisons strictement professionnelles).
Mais un grand merci à Macomaniac de m'avoir dopaminergé le cerveau ce samedi matin un peu gris.
 
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macomaniac

Ouroboros
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Forêt de Fontainebleau
@bompi - Ta référence à Gorgias me remet en mémoire deux choses :

  • Les premiers dialogues de Platon, auxquels appartient l'éponyme «Gorgias», dans lesquels Socrate s'oppose constamment à des représentants de la Sophistique sur la réponse à adopter à des questions comme : «Qu'est-ce qui est beau?». Alors que ses interlocuteurs sophistes répondent immédiatement : «Cette femme qui passe est belle» (en mettant l'accent sur le 'sujet' auquel la qualité 'beau' doit s'attribuer), Socrate, lui, n'a de cesse de renverser cet ordre de préséances, en montrant que le 'sujet' ne fait que 'participer' à une Essence Générique ('eidos') qui est celle de 'La Beauté', dont il s'agit de se représenter l'Idée.

    Il semble donc bien que Platon ait assimilé la 'Philosophie' à une Logique_Extensive du jugement, faisant des 'sujets individuels' les exemples fluents de 'généralités attributives' qu'ils dénomme : 'Essences' et qui seraient le Réel par excellence ; tandis que Gorgias aurait peut-être bien défendu une Logique_Compréhensive du jugement, faisant des 'sujets individuels' les seules réalités existantes et des 'universaux' de simples désignations nominales.

  • Il me revient, toujours grâce au point d'aimantation de ce nom propre : Gorgias, la lecture d'un étonnant 'roman' Américain : «Zen and the Art of Motorcycle Maintenance: An Inquiry into Values» de Robert Pirsig (traduit en Français sous le titre : «Traité du Zen et de l'entretien des motocyclettes»), dans lequel un ex-professseur de philosophie qui a perdu l'esprit en plein cours en traitant précisément de Gorgias entreprend, au guidon d'une Harley-Davidson, son fils autiste sur le siège arrière, une traversée des État-Unis de la Côte Est à la Côte Ouest, en remontant dans sa tête concomitamment le fleuve de ses pensées en direction du Point-de-Chute_Originel : le contresens opéré par la Philosophie (depuis Platon) sur le sens même de la Sophistique (c'est-à-dire le cas : Gorgias), avec pour enjeu le statut des 'valeurs' comme le 'beau', le 'juste', le 'bien' ou le 'vrai'. Problématique qui se concentre sur la question de : quelle est la référence du jugement? Le sujet ou l'attribut? Le singulier ou l'essence?

    Comme Jean-Paul (Sartre) - qui avait le sens des formules - le proclama politiquement dans la salle de la «Mutualité» du Quartier Latin jadis : la Philosophie a toujours défendu le principe que «L'Essence précède l'Existence» - ce que récuse l'«Existentialisme», en soutenant que «L'Existence précède l'Essence».

ℌ

@ Bigdidou - je trouve quelque chose de scintillant, et même de fulgurant, à l'École Stoïcienne de l'Antiquité. Des énoncés comme : «Le 'Temps' n'existe pas / seul le 'Mouvement' existe» ou «La Sagesse s'atteint dans l'instant» donnent l'impression qu'un coup d'épée vient de vous séparer la tête des épaules...

ℑ
 
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Powerdom

Vénérable sage
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29 Mars 2003
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Doubs.
Bonjour

Nous sommes deux étudiantes qui menons en ce moment une enquête pour tenter de comprendre la relation qu'entretient la marque Apple avec ses fans. En tant qu'utilisateurs réguliers des produits de cette marque, votre contribution nous aidera beaucoup dans la gestion de notre projet. Cela ne vous prendra que quelques minutes.

je pense qu'elles en apprendront autant sur les macusers à la lecture de ce fil qu'a décortiquer le sondage :D
 
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iluro_64

Old MacUser
Club MacG
1 Avril 2008
7 160
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Haut Béarn
je pense qu'elles en apprendront autant sur les macusers à la lecture de ce fil qu'a décortiquer le sondage :D

Peut-être, mais pas si sûr ! À condition que ces demoiselles (dames ? :D) fassent la distinction entre un "fan" et un "user". Ce qui, à la lecture de ce fil demeure encore d'une grande confusion ! N'est-ce pas ? :D
 
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mokuchley

Membre d’élite
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27 Août 2010
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j'ai apprécié la lecture de ce post = avec un texte d'hiluro en page 2ou 3, avec laquelle je suis en phase

un sondage me parait par essence stupide, exemple 1000 français répondent donc LES français pensent que....


MacOSX est simple, leur ordi, un melange , de bon et mauvais , Apple , un royaume qui vit ses heures de gloire et mourra pour etre remplacé par un autre royaume

............d'ou l'idee de surfer sur la vague...........
 
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r e m y

Cas clinique
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4 Novembre 2000
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St Germain en Laye - FRANCE
Les Grecs anciens sont vraiment les rois du logos...

Ca m'étonnerait qu'ils aient créé le logo Apple quand même! et encore moins celui de MacDo ou Coca-Cola...:siffle:
 

Silverscreen

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17 Mars 2001
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Cannes
La formulation de plusieurs questions est maladroite voire inutile : "je suis heureux quand j'achète un produit Apple"

Dans la mesure où on claque plusieurs centaines d'euros minimum pour un produit qu'on a choisi. Il vaut mieux être heureux de son acquisition... Je suis aussi heureux d'acheter des sacs poubelles ou la litière du chat dont j'ai besoin...

Vous imaginez : "ah merde, je me suis encore acheté un Mac. Faut vraiment que j'arrête d'acheter ces merdes à chaque fois que je passe devant un AppleStore, mon psy me l'a bien dit..."

Sans parler de la "légère" orientation du sondage : "ressentez vous le besoin de défendre Apple quand elle est critiquée". Traduction : êtes vous un gros fanboy qui assimile Apple à une religion ou un courant politique pour lequel vous êtes prêts à vouer aux gémonies les infidèles / opposants ?"

Si vous êtes étudiantes en sociologie je m'inquièterais, si vous l'êtes en journalisme et/ou marketing, je comprends mieux...

Répondu néanmoins (j'aime les cases à cocher !)
 

Ubaye

Membre confirmé
1 Septembre 2013
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Sud Drôme
novezan.over-blog.com
La formulation de plusieurs questions est maladroite voire inutile : "je suis heureux quand j'achète un produit Apple"

Dans la mesure où on claque plusieurs centaines d'euros minimum pour un produit qu'on a choisi. Il vaut mieux être heureux de son acquisition... Je suis aussi heureux d'acheter des sacs poubelles ou la litière du chat dont j'ai besoin...

Vous imaginez : "ah merde, je me suis encore acheté un Mac. Faut vraiment que j'arrête d'acheter ces merdes à chaque fois que je passe devant un AppleStore, mon psy me l'a bien dit..."

...

Si vous êtes étudiantes en sociologie je m'inquièterais, si vous l'êtes en journalisme et/ou marketing, je comprends mieux...

Répondu néanmoins (j'aime les cases à cocher !)

Je ne suis pas heureux quand je vais chez Total (Elf...), je ne suis pas heureux quand je vais chez Leclerc (Intermarché, Dia, Lidl...), je ne suis pas heureux quand j'achète des clopes, je ne suis pas heureux quand j'achète un téléphone portable (et je fuis Apple car trop cher pour mon utilisation), je ne suis pas heureux quand je vais à la cafét Casino, je ne suis pas heureux quand j'achète chez Alinéa (But, Conforama, Ikéa...), je ne suis pas heureux ne suis pas heureux d'acheter une Peugeot (Citroen, Renault, Suzuki, Honda...)je ne suis pas heureux quand je vais chez Orange (changer ma box) ...
;)

...
Sans parler de la "légère" orientation du sondage : "ressentez vous le besoin de défendre Apple quand elle est critiquée". Traduction : êtes vous un gros fanboy qui assimile Apple à une religion ou un courant politique pour lequel vous êtes prêts à vouer aux gémonies les infidèles / opposants ?"
...

Laisse tomber, c'est un métier ;) N'essaie pas de traduire :D
 

Bigdidou

Dr Big & Mr Troll
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8 Février 2001
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Montrouge
Dans la mesure où on claque plusieurs centaines d'euros minimum pour un produit qu'on a choisi. Il vaut mieux être heureux de son acquisition... Je suis aussi heureux d'acheter des sacs poubelles ou la litière du chat dont j'ai besoin

Là le problème est surtout ce qui se passe après l'achat.
Je suis heureux d'utiliser mon produit Apple.
Je suis moins heureux de changer la litière du chat :sick::D

Vous imaginez : "ah merde, je me suis encore acheté un Mac. Faut vraiment que j'arrête d'acheter ces merdes à chaque fois que je passe devant un AppleStore, mon psy me l'a bien dit..."

Ça m'arrive pour un certain nombre d'achats compulsifs :rose:, mais jamais pour des produits Apple, il faut bien le dire ;)