Comme je reviens de vacances (route+train :siffle: ) je prends l'avion au vol ...
Avant, j'étais content en avion. Jusqu'à mon voyage au Chili (pays fabuleux, par ailleurs). En dehors de la galère liée à une organisation approximative d'Iberia (dont les hôtesses de l'air n'ont de commun que la fonction avec celles de Cathay Pacific

) le voyage a été plutôt désagréable à l'aller : orage maousse costaud au-dessus de l'Atlantique, de nuit (pour que l'on voie bien les éclairs

). Le 747 plein comme un oeuf a fait des sauts, des craquements, des secousses et, disons, du trampoline, pendant deux heures environ.
Je pense que j'étais visible dans la pénombre au blanc éléctrique de mon faciès. Les mâchoires cripsées et les mains dégoulinantes de sueur (le mec sexy, quoi ...) pendant ce temps ma femme a dormi paisiblement

Au réveil, toute ensommeillée "mmmhhh ? hein ? tranquille le vol, hein ? ... mmmhhhh ?). À ma tronche défaite, elle s'est dit que, décidément, j'étais trop émotif
Ensuite : Buenos Aires-Santiago, beau temps mais à 10000 mètres, les 7000 m de l'Aconcagua font qu'il donne un peu l'impression de gratter le ventre de l'avion, surtout lorsque les secousses nous font retrouver le bon vieux rythme (heurté) des jerks d'antan ...
Ensuite, la routine : à Antofagasta ou Iquique, la piste est trop courte donc nous avons tourné à la fin d'icelle façon Rémi Julienne (i.e. sur les roues de gauche, celles de droite étant dégagées de toute obligation)
Pour clore le chapitre chilien : à Punta Arenas (Patagonia chilena), le décollage nous a paru au préalable quelque peu hardi. Disons que pour rentrer sur l'avion j'étais obligé de m'accrocher des deux mains à la passerelle (je ne mens pas) et que j'ai reçu un p'tit vieux dans les bras, retourné par le vent (je ne mens toujours pas ...) Mais, bien poussé dans le dos, l'avion a bien décollé.
Depuis, j'ai peur en avion ... Un atterrissage-marsupilami (les rebonds mais sans "houba houba") à Palerme, un avion miteux au Népal, un survol des USA digne d'un meeting aérien ne m'ont pas rassuré. Mais dorénavant je sais arborer le sourire vainqueur de celui qui essaye (vainement) de donner le change [ma femme mesure ma résistance à la moiteur de mes mains

]