La psychiatrie

Pour vous une personne qui a fait un séjour en psychiatrie c'est:

  • Un fou.

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  • Une personne bizarre, voir dérangée.

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naas

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Bonjour,
Nous parlions avec une personne de psychiatrie, et plus particulièrement d'hospitaiisation, à savoir qu'un séjour en hopital psychiatrique marque à jamais la personne, que ce soit en service ouvert (le patient peut rentrer sortir à sa guise) ou en service fermé (pas de vetement autre que sport, pas de lacets, pas d'appareils électriques, pas d'objets en verre, etc etc) ou plus souvent les deux (fermé puis ouvert).

Or si l'on compare: une personne qui a une jambe cassée va à l'hopital se faire soigner, donc une personne par exemple (nous avions pris cet exemple) dépressive va naturellement dans des hopitaux psychiatriques (pression du monde extérieur trop forte, possibilité d'automutilation dû à l'incapacité de gérer la pression, etc).

Autant l'hospitalisation pour une jambe est acceptée par le patient et le souvenir est anodin (il va se souvenir de sa fracture mais pas de l'hopital), autant l'hospitalisation dans un service psy est très mal vécue par le patient

Puis nous en sommes venus à parler du regard des autres, d'où ma question
en forme de sondage:
 

Damino

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Je trouve honorable d'essayer de "casser" le tabou autour du ce que l'on appelle "psy".
Mais il faut être trés prudent. De la même manière que l'on peut aller à l'hôpital dans des service totalement différent que ce soit pour une jambe cassée ou pour un problème à l'estomac, il y a de multiples raisons pour certains d'être hospitalisés en psychiatrie.

Parfois une depression, une névrose qui rend la vie impossible, schyzophrénie, et/ou vraie maladie psychiatrique potentiellement dangereuse pour les autres. Brefs de multiples maux qui nécessitent un séjour plus ou moins long, des médicaments ou pas, tel ou tel spécialiste, traitement, ...

Et je peux témoigner qu'un séjour en service psychiatrie peut aussi avoir du bon et être bien vécu. Cela à permis par exemple à mon jeune frère d'entrevoir la sortie d'une grosse névrose obsessionnelle. Cela a été salvateur pour lui et ou nous.

Voilà.
 

Aragorn

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27 Avril 2004
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Difficile de répondre à un tel sondage... :mouais: ;)
Il faut rester humble face aux maux de l'âme humaine car personne n'est à l'abri de "sombrer" un jour ou l'autre et d'avoir recours à la psychiatrie, la psychologie ou la psychanalyse. :zen:

:king:
 

quetzalk

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Damino a dit:
De la même manière que l'on peut aller à l'hôpital dans des service totalement différent que ce soit pour une jambe cassée ou pour un problème à l'estomac, il y a de multiples raisons pour certains d'être hospitalisés en psychiatrie.

De même qu'il y a aussi, ce qu'on sait peu finalement, de multiples sortes de services de psychiatrie... Du (très rare) service ultra sécurisé et vaguement asilaire pour "malades dangereux" à la douillette et luxueuse clinique pour névrosés fortunés en passant par les unités de prise en charge "aigüe" des hôpitaux universitaires coincées entre l'étage de la cardiologie et celui la chirurgie digestive, tout se voit, bien souvent infiniement loin des clichés - sachant que la qualité des soins n'est pas forcément proportionnelle au confort hôtelier de l'endroit. Mais étonnament l'image qui prévaut est toujours celle de "Vol au dessus d'un nid de coucou", tourné dans les années 60 sur la psychiatrie des années 30, et les reportages télé n'arrivent à se pencher que sur les unités les plus spectaculaires, délabrées et semi-carcérales (il y en a quatre en France sur plusieurs milliers de lits de psychiatrie, mais c'est toujours celles-ci qui sont filmées, merci les reporters).

:zen:
 
je suis d'accord avec le fond de ta pensée, mais je pense que tu essaie de comparer deux choses qui ne peuvent l'être.

Quelqu'un qui se casse une jambe ouun bras va en service d'urgence... si il y a besoin on opère et hop...

Les troubles qui ammène à aller en service fermé ne sont pas "équivalents" (cette notion d'équivalence me dérange) à une jambe cassée.

Prend la personne qui a des soucis cardiaque et qui est jeune... ben elle vivra très mal ses passages en cardio... non seulement pour les soins (enfin plutôt les soucis) mais aussi rapport à l'âge des patients...
prend aussi la personne qui suit une chimio... je suis pas sûr qu'elle le vive de façon épanouissante.

Je me suis retrouvé en neuro-chirurgie pendant quelques jours... je n'ai aucune envie d'y retourner, même si les soins étaient au top... mais ma vie a failli basculer du tout au tout et c'est une période (assez courte... 3jours) que je ne souhaite à personne...
pareillement j'ai des souvenirs de sejour au service pédiatrique du CHU quand j'étais môme (notemment un bassin fracturé...) ben c'est pas de mauvais souvenirs, mais je sais que ça m'a marqué quand même....

Voilà juste une remarque sur ce sujet que je trouve légitime... mais je pense que les gens sont marqués comme tout un chacun par ses maux et ses remèdes... ils nous permettre d'évoluer .... ou ne nous le permettent plus ... qu'ils soient d'ordre psychiatriques ou plus médicalement physique.
 
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toys

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tout ca n'est qu'une histoire de temps. je ne vois pas la différence entre une blessure phisique et mental si se n'est que la phisque est palpable.

tout est pareil le temps pour les gérir est un poil plus long dans le cas mental.(et y a pas toujours de médoc)
 
toys a dit:
tout ca n'est qu'une histoire de temps. je ne vois pas la différence entre une blessure phisique et mental si se n'est que la phisque est palpable.

tout est pareil le temps pour les gérir est un poil plus long dans le cas mental.(et y a pas toujours de médoc)


il faut pas oublier que suite à pas mal de traumatismes ou de traitements, les patients gardent des sequelles, éventuellement physiques, mais aussi mentales... de simples peurs ou appréhension après une fracture quand on doit réutiliser un bras... ou alors tomber dans la depression suite à un grave accident dont on sort à peine commossionné...
 

toys

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Ti'punch a dit:
il faut pas oublier que suite à pas mal de traumatismes ou de traitements, les patients gardent des sequelles, éventuellement physiques, mais aussi mentales... de simples peurs ou appréhension après une fracture quand on doit réutiliser un bras... ou alors tomber dans la depression suite à un grave accident dont on sort à peine commossionné...
tout ce si n'est pas du a la fracture; une belle chute de motos sans gravité physique ou un accident de voiture quoi que se soit peuve te causé tout sa se net pas la fracture qui te fait largé un plomb mais la peur de revivre ses moment.
 

naas

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toys a dit:
tout ca n'est qu'une histoire de temps. je ne vois pas la différence entre une blessure phisique et mental si se n'est que la phisque est palpable.

tout est pareil le temps pour les gérir est un poil plus long dans le cas mental.(et y a pas toujours de médoc)
C'est tout à fait correct, d'un point de vue patient.
Mais en fait je parlais du regard de l'autre, est ce que quelqu'un va être géné d'aller dans un service psy plutôt que dans un service de traumato pour visiter un mai un proche par exemple ?
 

toys

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naas a dit:
C'est tout à fait correct, d'un point de vue patient.
Mais en fait je parlais du regard de l'autre, est ce que quelqu'un va être géné d'aller dans un service psy plutôt que dans un service de traumato pour visiter un mai un proche par exemple ?
perso je ne voie aucune différence.s'est la peur du jugement des autres, regardons les chose simplement et tout se passeras beaucoup mieux moins de stress pour tous.

sur ce bonne nuit j'ai sommeil.
 

TranXarnoss

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Un truc qui est sûr, c'est que je n'ai pas envie d'aller dans un hôpital psychiatrique. J'aurais trop peur d'en sortir plus mal en point que je n'y suis rentré. Déjà que j'ai cette crainte avec les hôpitaux normaux...
 

dool

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au trou
Ca sonne d'actualité pour moi ! ;)
Je peux témoigner du fait que les gens ont encore très peur des hopitaux psy, quelqu'ils soient car finalement ils ne connaissent pas les "variantes" et ont qu'une seule image en tête (je pourrais citer quetzalt le grand pour ce que je viens de dire ! ;)).
Je me bat depuis quelques mois avec un proche pour lui faire comprendre que ça peut lui faire du bien, au moins juste aller voir un médecin pour comprendre et agir de la meilleure des manières...sauf que quand j'parle de ça, j'ai en tête deux exemples contradictoires qui me bouffent mon discours....une nana qui a très très mal vécu le séjour et qui accuse l'hôpital de l'avoir "détruite" ; et un pote que nous supposons schizophrène (je dis suppose car j'ai un peu de mal a diagnostiquer les amis ! ) et qui va régulièrement faire une petite "cure" quand il est en grande crise. Ce dernier n'accepte évidemment pas d'être malade mais il sais très bien qu'au ressortir de ses séjours il est beaucoup mieux pour vivre !
Bon excusez mon blablatage du matin qui est un peu posé sur le vif...je voulais juste signaler que ce sondage est trop imprécis ! ;) Mais fort interresssant !!!!
 
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naas a dit:
C'est tout à fait correct, d'un point de vue patient.
Mais en fait je parlais du regard de l'autre, est ce que quelqu'un va être géné d'aller dans un service psy plutôt que dans un service de traumato pour visiter un mai un proche par exemple ?


c'est vrai ... on pourrait dire que les gens craignent d'aller voire leurs proches dans une service psy... mais je n'en suis pas si sûr... je pense qu'aller voir qqun qui est malade est dur pour tout le monde. et il y en a qui se dégonflent....
Je pense quand meme que pour les proches le plus traumatisant est d'aller voir qqun en réanimation...
 

quetzalk

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Mouais pour les proches ça dépend... C'est certainement moins glamour dans les dîners en ville de raconter "je vais passer voir Jocelyne qui s'est s'est faite opérer du genou" que "je vais passer voir Monique qui a fait une bouffée délirante".
En général après une phase de gène, les gens s'habituent à la situation, constatent que les infirmières ressemblent à des infirmières, que les médecins parlent comme des médecins, et que leur proche-malade commence à aller mieux.
Mais certains patients se plaignent effectivement de leur relatif abandon pendant l'hospitalisation, beaucoup disent avoir fait un tri assez net entre ceux qui sont venus les voir et ceux qui "n'ont pas eu le temps". Ceci dit je crois qu'on voit la même chose en médecine-chirurgie, c'est à peine plus marqué.

:zen:
 
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Pascal 77

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Sous la limite KT
La question ne me parait pas posée dans les bons termes. Elle parait plutôt être "la psychiatrie soigne-t-elle des maladies honteuses, ou non ?".

En d'autres termes, les gens qu'on y soignent sont ils ou non responsables de leur état ?

Souffrir d'une pathologie nécessite un traitement appropriée, soit pour en guérir, lorsque c'est possible, soit pour en limiter les effets dans les autres cas. Je ne considère pas que les pathologies relevant de la psychiatrie diffèrent fondamentalement des autres, le problème n'est pas la maladie, mais la réponse qu'y donne la société, qui à longtemps (et sans doute est-ce encore parfois le cas) été de "cacher le cas aux regards des autres" plutôt que de "soigner". Le principe de la poussière sous le tapis, cacher ce qu'on refuse de voir et de montrer.

Je dirais que le jour ou pour tout le monde, l'essentiel sera de "soulager" ou de "guérir" (selon les possibilités), alors, un grand pas aura été fait vers plus d'humanité.

Bien sur, ça n'empêche pas les mesures de précautions, pour protéger les autres, mais de la même manière qu'on se protège de la contagion, par exemple (quoi que parfois, je me demande ...), pas pour "cacher la honte".
 

kaviar

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naas a dit:
Bonjour,
Nous parlions avec une personne de psychiatrie, et plus particulièrement d'hospitaiisation, à savoir qu'un séjour en hopital psychiatrique marque à jamais la personne, que ce soit en service ouvert (le patient peut rentrer sortir à sa guise) ou en service fermé (pas de vetement autre que sport, pas de lacets, pas d'appareils électriques, pas d'objets en verre, etc etc) ou plus souvent les deux (fermé puis ouvert).

Or si l'on compare: une personne qui a une jambe cassée va à l'hopital se faire soigner, donc une personne par exemple (nous avions pris cet exemple) dépressive va naturellement dans des hopitaux psychiatriques (pression du monde extérieur trop forte, possibilité d'automutilation dû à l'incapacité de gérer la pression, etc).

Autant l'hospitalisation pour une jambe est acceptée par le patient et le souvenir est anodin (il va se souvenir de sa fracture mais pas de l'hopital), autant l'hospitalisation dans un service psy est très mal vécue par le patient

Puis nous en sommes venus à parler du regard des autres, d'où ma question
en forme de sondage:

Il me semble que tu as oublié malheureusement une catégorie, l'internement d'office régi par une loi de 1990, basé sur une loi vieille de 1838 !!!

Sur ce sujet, une note très intéressante de Philippe BERNARDET, Chargé de recherches au C.N.R.S. sur l'existence de l'abus et de l'arbitraire en matière d'hospitalisation psychiatrique.

Tout n'est pas evidement pas mauvais dans la psychiatrie, loin de là mais certaines dérives peuvent faire peur.

Si des amis suisse peuvent par example nous dire ou l'on en est de cela :
Mieux protéger la société contre les délinquants dangereux sans enfreindre les principes de la Convention européenne des droits de l'homme
L'internement peut aussi être prononcé ultérieurement
Allant au-delà de ce qu'exigeait l'initiative sur l'internement, l'avant-projet prévoit que l'internement à vie ou l'internement ordinaire pourraient également être prononcés a posteriori, à l'encontre d'une personne qui aurait déjà été jugée. Cette disposition serait appliquée lorsque de nouveaux faits ou moyens de preuve établissent que les conditions requises pour un internement à vie étaient déjà réunies au moment du jugement, mais que le tribunal n'en a pas eu connaissance. Elle permettra d'éviter que ne soient remis en liberté des délinquants dont la dangerosité n'a été constatée que durant l'exécution de leur peine.
 
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