Ces problèmes sont particulièrement aigus dans l'enseignement...
Actuellement, si je me repose sur la loi franco française; je suis hors la loi (et 95 % des profs de sciences aussi): je diffuse en cours des documentaires enregistrés à la TV, j'en fais des extraits dans mes cours, j'utilise des anim et photos prises sur le net...
Le plus souvent, lorsque je peut, je demande l'autorisation des auteurs, mais la plupart du temps c'est impossible (je me vois mal demander les autorisations de diffusion pour chaque photo aux universités US où je prend l'essentiel de mes sources photos, ou aux sites CNRS and co) et je cite mes sources, dans mes cours ou sur mes pages pour élèves, avec des liens vers les fichiers originaux.
Certaines revues scientifiques permettent d'utiliser, avec citation, leurs illustrations (et mettent même des pages powerpoint en telechargement pour cela), mais ce n'est pas toujours le cas...et on ne peut demander à chaque fois l'autorisation de reproduire du matériel mis volontairement en téléchargemlent: la bande passante du web ne suffirait pas alors à contenir toutes les demandes!
Personellement je considère que personne n'est obligé de publier sur le net, et que celui qui le fait, sauf mention expresses ou mesures de protection (filigranes sur les photos ect....) sait qu'il s'expose à être (re)copié... Ainsi, j'ai retrouvé certains articles scientifiques que j'avais publié sur mon site, repris à droite à gauche, et certains de mes schémas originaux sur le diabète: tant que personne ne dit "c'est moi qui l'ai fait" à ma place, celà ne me choque pas du tout.
Neammoins, si l'on se prête aux stricit respect de nos lois Napoleoniennes, tout ceci est interdit. Et, de fait, tout autre enseignement autre que "craie+tableau" devient de facto impossible". (Tout comme le moindre site internet d'établissement ne peut comporter aucune photo d'élève ou autres adultes sans consentement ect... bref il n'existe aucun site d'établissement respectant la loi... Tout comme le simple usage du web dans les établissement scolaire deviendrait lui aussi hors la loi...)
Par contre, si je me refère à la directive européenne 2001-9 paragraphe 5.3 (celle là même que la comission européenne presse d'incorporer dans notre droit et à l'origine de la très controversée DADVSI), il existe bien pour l'enseignement une exception au régime habituel des droits d'auteurs.
Alorsd a qui se référer ? Au droit françois qui, dans les fait, est innaplicable et innapliqué (et légitime, c'est le cas de le dire, l'immobiblisme pédagogique de nombre de mes collégues) ou au droit Européen lequel, depuis Maastricht, est cense se substituer au notre (principe de subsidiarité, qu'y disaient...)?
