Téléchargement illégal ou pas

ce n'est pas tant le numerique qui a modifié les rapports à la création ( le CD est un support numerique qui existait avant le P2P)
C'est plutôt la diffusion par web.

Le P2P rend , de fait , les formes actuelles de distribution légale non pas obsolètes mais à modifier (beaucoup de gens continuent d'acheter aussi bien en vraie boutique avec support physique qu'en ligne , voir le succès itunes stores, , par choix , ou par honnêteté ).
Les circuits sont à revoir en profondeur.

Un des moteurs du téléchargement illégal, quoiqu'on en dise , est tout bêtement le fait de n'avoir rien à payer, " y a qu'à se servir,"" f..ck ze systeme".
A long terme le P2P tue la source de revenus légitime des créateurs , mais en même temps rien ne l'empêchera d'exister à part très éventuellement le " tout répressif -zéro tolerance " et encore.

Aucune solution actuelle n'est satisfaisante. Ni le répressif ni la licence globale.
Comme tu dis ca rst à inventer.
Et pendant ce temps là , ca télécharge allègrement parfois sans aucune conscience des conséquences...
 
Lorsque j'achète une œuvre, je peux la faire partager à un cercle d'amis. Faire de sa diffusion dans un "cadre familial" un moment de convivialité, de discussion, etc.

Or, l'évolution du web a considérablement élargi la notion de "cercle d'amis" et d'"usage familial".

On inventera rien de stable tant qu'il n'y aura pas un consensus sur :
- le numérique ne connait pas de frontières
- le dogme du l'usage unique des œuvres achetées est révolu (une copie = un utilisateur), sauf à interdire le numérique.

A partir de là, on a un peu de temps devant nous...
 
On paye surtout le format. Je continue à trouver halllucinant qu'on nous explique à longueur de temps qu'un DiVx et un DVD c'est la même œuvre. Ou qu'un mauvais mp3 mal encodé par le site de vente en ligne de machin, c'est la même chose que le .wav du CD du commerce.

Comme si une lithographie c'était comme l'œuvre originale. Comme si ça valait le même prix. Comme si la photocopie de cette même litho était elle aussi à mettre dans le même registre.

On se fout de notre gueule complètement, de ce point de vue. Et si tous les débats entre officiels occultent ce point-là, c'est parce que les majors veulent passer sous silence le fait qu'elles veulent nous faire payer aussi cher qu'avant de nouveaux produits numérisés de basse qualité technique (et je ne parle même pas de qualité artistique).

et oui je suis d'accord la dessus mais les débats sont débiles car on ne prend pas en compte l'analyse économique (valeur qualitative des oeuvres et format) et les modèles économiques mais que l'analyse financière, c'est-à-dire comment on va faire pour gagner autant mais surtout plus qu'avant.

Or, l'évolution du web a considérablement élargi la notion de "cercle d'amis" et d'"usage familial".

trop élargir le champs des exceptions n'est pas satisfaisant de mon point de vue car ça revient à tuer le prinicipe (c'est réduire à néant le droit moral encore plus que patrimonial). et puis on ne va pas dépénaliser la pédophilie sous prétexte qu'on ne peut pas la faire interdire concrétement sur internet et pareillement pour les délits de presse.

On inventera rien de stable tant qu'il n'y aura pas un consensus sur :
- le numérique ne connait pas de frontières
- le dogme du l'usage unique des œuvres acheté est révolu (une copie = un utilisateur), sauf à interdire le n

on ne peut tout régler par la loi puisqu'elle diffère selon les pays (même européens). c'est incroyable cette idée que la loi DADVSI devrait tout régler. il y a des moyens de trouver une solution légale pour le partage des oeuvres, ça existe ailleurs qu'en France, ça n'est qu'une question de mauvaise volonté de la part des producteurs et des maisons de disques qui pensent pouvoir encore contrôler les formats de diffusion.

par contre je ne crois pas que l'usage unique des oeuvres soit révolu. l'utilisation sera de plus en plus semblable à celle des logiciels ou plus ouverte. on ne peut pas disposer de plus de droit sur la propriété intellectuelle qu'on en a sur la propriété d'une chose matérielle. dans le cas contraire c'est le début du n'importe quoi, la loi à la carte.

on arrivera jamais à interdire les faux sac Vuitton et compagnie, c'est pas pour ça qu'on autorise leur reproduction et leur commerce.
 
Il m'emmerde doucement, ce débat qui revient sans cesse.
Je regrette le temps des services publics où les musées étaient gratuits, ou les radios étaient financées par l'état pour apporter la culture, pas du spam soit-disant musical (et payant, en plus) avec un max de pub, partout, encore et toujours.
Pour moi, c'est simple, vanter les mérites de choses que le commun des mortels n'arrivera pas à s'acheter, c'est de l'incitation à la fraude, au vol, au piratage.
Le fait est qu'on est bombardés de tout et qu'on ne peut pas tout s'acheter.
L'incitation au vol est illégal, donc la pub est illégale. Le piratage peut bénéficier de circonstances atténuantes, s'il découle d'une telle incitation au piratage. Et l'incitation est claire : des marques comme Sony, Philips et consorts vendent des supports enregistrés, les ordis et les graveurs pour les copier, les supports vierges pour les accueillir. Ils veulent le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière, son cul, celui de ses gosses en prime.
Légal, illégal, qu'est-ce qu'on s'en fiche, pourvu qu'on nous foute la paix !? Le tout finalement, c'est de rester équilibré, de ne pas tomber dans le panneau du nouveau trucmuche-bidule qui vous entubera plus vite que son concurrent.
Tenez, je vais faire une citation, pas du piratage : "Résiste, prouve que tu existes… " (air connu).
 
Autre chose : en piratant des navets, on contribue à faire connaître des navets. L'industrie se drape de dignité à propos de son chiffre d'affaire, mais profite directement du piratage, de la publicité gratuite qui est faite de leur merde.
Ils s'en foutent de la culture, ils s'en foutent des auteurs. Ils gagnent sur le produits des ventes de rondelles de plastique, sur le produit de ventes en ligne, sur tous leurs produits annexes, au seul bénéfice de quelques uns dont principalement leurs actionnaires.
Pour "F-U-C-K-the system", il vaut mieux arrêter de pirater, arrêter de consommer. Et mettre une pièce dans la casquette du guitariste au coin de la rue.
 
PA5CAL a dit:
... après s'être assuré qu'il paye la SACEM. (non, je déconne :D )
Non, c'est de la pertinence par l'absurde. Ça démontre que le problème des droits est vaste.

Surtout quand on apprend que des auteurs doivent attaquer leur société de défense de leurs droits d'auteur quand à la façon très relative dont elle les re-distribue.

Et Apple qui a fait pareil.

Bref, je crois que ce débat pro/anti téléchargement est totalement éloigné des réalités. C'est un truc que les majors vous ont mis dans la tête, pour leur intérêt unique.

Et je crois aussi que le droit d'auteur est à mettre en parallèle avec le droit à la culture.

Même, ce droit à la culture, la vraie, ecclectique, est un devoir (comme celui d'éducation) des états qui touchent assez en taxes diverses qu'ils utilisent à d'autres fins. Pas besoin de payer en plus pour un droit au téléchargement : il est déjà payé au travers de la TVA. Pareil pour les supports inscriptibles, en plus de la taxe pour les droits d'auteurs, et pour le matériel informatique, et pour la téloche et pour la radio et, et, etc.
 
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Réactions: rezba
SecretAboutBox a dit:
On se fout de notre gueule complètement, de ce point de vue. Et si tous les débats entre officiels occultent ce point-là, c'est parce que les majors veulent passer sous silence le fait qu'elles veulent nous faire payer aussi cher qu'avant de nouveaux produits numérisés de basse qualité technique.
Changes d'encodeur !! :D

:zen:
 
apenspel a dit:
Pour moi, c'est simple, vanter les mérites de choses que le commun des mortels n'arrivera pas à s'acheter, c'est de l'incitation à la fraude, au vol, au piratage.
Le fait est qu'on est bombardés de tout et qu'on ne peut pas tout s'acheter.
L'incitation au vol est illégal, donc la pub est illégale. Le piratage peut bénéficier de circonstances atténuantes, s'il découle d'une telle incitation au piratage. Et l'incitation est claire : des marques comme Sony, Philips et consorts vendent des supports enregistrés, les ordis et les graveurs pour les copier, les supports vierges pour les accueillir. Ils veulent le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière, son cul, celui de ses gosses en prime.
C'est pas faux, mais ils peuvent aussi rétorquer que c'est de l'incitation (motivation) à travailler pour gagner de l'argent... Tout est une question d'éducation ;)

wip
 
Plutôt une question de "philosophie" et de "moralité" politique et économique.

En gros, pour eux comme pour les autres, c'est : faites ce que vous pouvez, voulez, selon votre sensibilité, mais ne vous faites pas gauler. Mais au fond, c'est : "faites ce que je dis, pas ce que je fais".

Bref, pour moi, la question est réglée.
 
fedo a dit:
trop élargir le champs des exceptions n'est pas satisfaisant de mon point de vue car ça revient à tuer le prinicipe (c'est réduire à néant le droit moral encore plus que patrimonial). et puis on ne va pas dépénaliser la pédophilie sous prétexte qu'on ne peut pas la faire interdire concrétement sur internet et pareillement pour les délits de presse.

Je ne parle même pas de l'exception pour copie privée, mais du fait que le produit que j'ai acheté, qui avant se prétait à un cercle restreint, de gens dont on était proche physiquement, peut aujourd'hui se donner, et à des gens avec qui la proximité n'a plus à être physique.
Quand je parle ailleurs de communautés de partage de contenu culturel, c'est ce glissement que je décris. Et il est plein de conséquences.


on ne peut tout régler par la loi puisqu'elle diffère selon les pays (même européens). c'est incroyable cette idée que la loi DADVSI devrait tout régler. il y a des moyens de trouver une solution légale pour le partage des oeuvres, ça existe ailleurs qu'en France, ça n'est qu'une question de mauvaise volonté de la part des producteurs et des maisons de disques qui pensent pouvoir encore contrôler les formats de diffusion.

Je n'ai pas parlé de la loi. Je m'en fous un peu, de la loi. On est d'accord par ailleurs sur le constat.

par contre je ne crois pas que l'usage unique des oeuvres soit révolu. l'utilisation sera de plus en plus semblable à celle des logiciels ou plus ouverte. on ne peut pas disposer de plus de droit sur la propriété intellectuelle qu'on en a sur la propriété d'une chose matérielle. dans le cas contraire c'est le début du n'importe quoi, la loi à la carte.

La question n'est pas tant celle de la propriété intellectuelle (les auteurs resteront les auteurs), que celle de la rémunération de la diffusion des œuvres. La numérisation, si elle ne rend pas les choses totalement immatérielles (les œuvres sont stockées physiquement quelque part), tend à permettre une diffusion à côut quasi nul, ou plutôt à coût forfaitaire constant. Donc, c'est tout le modèle de la diffusion qui change.
Une partie du public d'une œuvre y accède par ce modéle.

Ce peut être le seul accès. Et la rémunération de l'auteur sera uniquement issue des diverses et éventuelles taxes sur les supports et les bandes passantes. Parce que le contenu n'a pas déclenché chez le consommateur un acte d'achat valorisant l'auteur, ou valorisé par le contenu. Ou parce que le contenu n'est disponible à l'achat sous aucune forme.

Cet accès gratuit peut précéder un accès payant : le consommateur charge une version gratuite, puis achète une version payante, parce que le contenu lui a plu. Il paiera donc un support distribué de façon onéreuse (DVD, CD), ou bien il ira voir le groupe en concert, ou le film en cinéma. Le créateur a donc été rémunéré. Pas forcément sur le support qu'il attendait.

Ou encore, l'accès gratuit peut succéder à une version payante : le consommateur a vu le film au cinéma, ou le groupe en concert, et il accède gratuitement au contenu ensuite, ou encore le consommateur possède déja le contenu sur un autre support (disque noir, VHS), et ne souhaite pas avoir à le repayer pour en disposer sur les nouvelles technologies de reproduction. La encore, le créateur a été rémunéré. Et gageons que pour une bonne part, cette rémunération constitue un accroissement de sa "part de marché".

C'est tout ce modèle auquel il faut désormais réfléchir. Que les majors refusent celà n'est qu'une façon de reculer l'implosion du modèle sur lequel elles se sont construites.

on arrivera jamais à interdire les faux sac Vuitton et compagnie, c'est pas pour ça qu'on autorise leur reproduction et leur commerce.

Je t'ai répondu en partie avant. On ne peut pas comparer des biens matériels et des biens en grande partie immatériels.
;)
 
Ce peut être le seul accès. Et la rémunération de l'auteur sera uniquement issue des diverses et éventuelles taxes sur les supports et les bandes passantes. Parce que le contenu n'a pas déclenché chez le consommateur un acte d'achat valorisant l'auteur, ou valorisé par le contenu. Ou parce que le contenu n'est disponible à l'achat sous aucune forme.

je suis pas d'accord avec toi sur ce point car c'est la négation du droit moral de l'auteur et de sa volonté de faire vivre son oeuvre sur le support et selon le standard de qualité qu'il aura choisi. je connais nombre d'artistes musiciens qui considèrent qu'on massacre leur travail sur le son en compressant. et ce n'est pas un subterfuge pour rejetter l'échange via internet.
la conception que tu décris tient uniquement au souhait de la demande qui consommerait la musique ou les films comme de vulgaire produit de consommation. ce constat m'alarme et je me rend compte combien la daube omniprésente a contribué à diluer l'appréciation qualitataive des oeuvres.
en plus c'est incroyable de considérer que parce qu'on compense on a tous les droits sur une oeuvre. c'est un argument financier venant du business et c'est incroyable que la demande le reprenne à son compte quand ça l'arrange. je trouve qu'il n'y a aucune éthique.

pour moi c'est un système "communiste" avec des revenus contingentés c'est-à-dire plafonné en valeur. personnellement je refuse de payer pour la consommation des autres internautes et c'est une conséquence nécessaire du système et surtout pour ceux qui ne payeront rien et contourneront le système. ça aura des répercutions en amont sur la production et leur financement en volume et en valeur, sans parler de la qualité des oeuvres. c'est un système purement orienté demande. et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ceux qui auront la plus grande visibilité gagneront bien plus que les autres malgré les effets du "marketing viral". c'est donc les entreprises de communication qui feront "le marché" encore plus qu'aujourdhui et donc l'argent ira toujours aux majors et encore moins aux artistes (les majors ne renieront pas sur leurs marges).

Cet accès gratuit peut précéder un accès payant : le consommateur charge une version gratuite, puis achète une version payante, parce que le contenu lui a plu. Il paiera donc un support distribué de façon onéreuse (DVD, CD), ou bien il ira voir le groupe en concert, ou le film en cinéma. Le créateur a donc été rémunéré. Pas forcément sur le support qu'il attendait.

Ou encore, l'accès gratuit peut succéder à une version payante : le consommateur a vu le film au cinéma, ou le groupe en concert, et il accède gratuitement au contenu ensuite, ou encore le consommateur possède déja le contenu sur un autre support (disque noir, VHS), et ne souhaite pas avoir à le repayer pour en disposer sur les nouvelles technologies de reproduction. La encore, le créateur a été rémunéré. Et gageons que pour une bonne part, cette rémunération constitue un accroissement de sa "part de marché".

tu peux fermer beaucoup de salle de cinéma et tous les magasins de disques ou les rayons disques. perso je ne crois pas un seul instant au succès à grande échelle du principe de la "donation + taxe". la rémunération de la donation sera marginale et réservé au fan. je ne crois pas au paiement à posteriori très facielement contournable.
par contre, je suis pour un accès gratuit ou forfaitisé (donc plus gratuit mais ça peut se financer indirectement) de préécoute en streaming afin qu'on puisse décider en touite connaissance de l'achat permanent et illimité qu'on fera par la suite. dès lors rien n'empêcherait le marketing viral et le sharing de play list en streaming.

je préfère un système où les labels et les artistes se dispensent des encombrantes et labyrintiques sociétés de gestion collective des droits impératives dans un système basé en partie sur des taxes ou redevances sur l'accès et/ou les support vierge.

Je t'ai répondu en partie avant. On ne peut pas comparer des biens matériels et des biens en grande partie immatériels.

je ne suis pas d'accord. un article de luxe est une création artisitique (enfin certain:D) et il a donc une valeur qualitative c'est ce qui ferait son prix (si le système actuel ne jouait pas surtout sur la rareté) en dehors de son matérialité (valeur quantitavie).
la musique, le film ont une valeur qualtitative d'abord et quantitative ensuite (le support de diffusion utilisé).
là encore on est en plein dans la théorie du concours de beauté ou on considère que les gens achétent le sac d'abord pour le prestige de la marque qu'il procure.
rapporté à la musique et au cinéma ça fait peur:eek: pour la créativité.

je ne crois pas dans un système ou ceux qui désirent partager leurs oeuvres dictent leur façon de les consommer aux autres et aux artistes leur façon de les exploiter. je ne pense pas qu'il faille répondre à la domination des majors sur la musique et le cinéma (et à leur imposition des modes de diffusion) par un autre unilatéralisme.
 
fedo a dit:
je suis pas d'accord avec toi sur ce point car c'est la négation du droit moral de l'auteur et de sa volonté de faire vivre son oeuvre sur le support et selon le standard de qualité qu'il aura choisi. je connais nombre d'artistes musiciens qui considèrent qu'on massacre leur travail sur le son en compressant. et ce n'est pas un subterfuge pour rejetter l'échange via internet.

Soit. Mais cela n'est plus qu'une vision théorique. Les droits sur la difusion n'apppartiennent plus aux créateurs, la plupart du temps. Songeons aux sites de téléchargement légaux, par exemple. A tous ceux qui proposent du mauvais WMA à 0,99 € pièce.
Songeons aux majors, qui ont décidé depuis quelques mois de changer leur mode de diffusion en service de presse, n'envoyant plus les albums complets, mais seulement des liens sur un répertoire de mp3 sécurisé aux journaux spécialisés.
Songeons encore à ces réalisateurs pour qui la diffusion des œuvres en DVD vont dépendre du bon vouloir des distributeurs, de leurs propres stratégies de calendrier marketing. Sans même parler d'un Jodorowsky, dont Allen Klein, le patron d'Apple Records, refuse que soit diffusé ceux de ses films sur lesquels il détient les droits.
Cela fait bien longtemps que la majeure partie des créateurs n'ont plus de réels choix sur le support de diffusion de leurs œuvres. Ils peuvent râler, mais leurs plus grands ennemis sont ceux avec qui ils ont signé des contrats, pas ceux qui veulent voir leurs œuvres.
Hurler contre le P2P facile, c'est aussi s'empêcher de voir quel autre modèle de diffusion se profile derrière la masse des téléchargeurs de blockbusters.
C'est continuer à se masquer les yeux.




la conception que tu décris tient uniquement au souhait de la demande qui consommerait la musique ou les films comme de vulgaire produit de consommation. ce constat m'alarme et je me rend compte combien la daube omniprésente a contribué à diluer l'appréciation qualitataive des oeuvres.
en plus c'est incroyable de considérer que parce qu'on compense on a tous les droits sur une oeuvre. c'est un argument financier venant du business et c'est incroyable que la demande le reprenne à son compte quand ça l'arrange. je trouve qu'il n'y a aucune éthique.

Mais le téléchargement de masse vient précisément de cette offre de masse, de basse qualité artistique, pour laquelle il ne semble pas normal de payer un prix aussi fort. Là encore, hurler au loup, en omettant de dire que les morceaux les plus téléchargés sur les grands réseaux de P2P sont les JiLo et autres Britneys Spears, c'est se dédouaner de ne pas réfléchir à des phénomènes comme Artic Monkeys ou Clap Your Hands Say Yeah. 80 000 disques vendus de par le monde en dehors d'un circuit de distribution classique, propulsé par une vrai maîtrise du téléchargemment gratuit, ça fait mal. Mieux vaut faire l'autruche.

pour moi c'est un système "communiste" avec des revenus contingentés c'est-à-dire plafonné en valeur. personnellement je refuse de payer pour la consommation des autres internautes et c'est une conséquence nécessaire du système et surtout pour ceux qui ne payeront rien et contourneront le système. ça aura des répercutions en amont sur la production et leur financement en volume et en valeur, sans parler de la qualité des oeuvres. c'est un système purement orienté demande. et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ceux qui auront la plus grande visibilité gagneront bien plus que les autres malgré les effets du "marketing viral". c'est donc les entreprises de communication qui feront "le marché" encore plus qu'aujourdhui et donc l'argent ira toujours aux majors et encore moins aux artistes (les majors ne renieront pas sur leurs marges).

Heureusement que tu as mis des guillemets à "communiste" :D
D'abord, nous français, payons tous, aujourd'hui. En contribuant par la taxe sur nos supports.
Ensuite, le système de redistribution actuel est précisément celui que tu décris : les plus gros touchent le plus, parce que les plus petits n'ont pas les moyens de vérifier leur diffusion réelle, et que la part des droits SACEM, par exemple, non reversée en indexation directe et en forfait minimal, est répartie entre les artistes au pro rata de ce qui a été distribué avant. Plus tu vends, plus le passage te rapporte. :D

tu peux fermer beaucoup de salle de cinéma et tous les magasins de disques ou les rayons disques. perso je ne crois pas un seul instant au succès à grande échelle du principe de la "donation + taxe". la rémunération de la donation sera marginale et réservé au fan. je ne crois pas au paiement à posteriori très facielement contournable.

Tu ne crois pas à quoi ? Au fait que la "démonétisation" partielle, et la démocratisation réelle de l'accès aux œuvres numérisées n'engendre en retour une croissance de la consommation de biens culturels ? Toutes les études le montre. L'achat de supports numériques ne cesse de croître (CD et DVD compris), la fréquentation des concerts également, partout. Quant à la fréquentation des cinémas, elle a explosé ces dernières années.


par contre, je suis pour un accès gratuit ou forfaitisé (donc plus gratuit mais ça peut se financer indirectement) de préécoute en streaming afin qu'on puisse décider en touite connaissance de l'achat permanent et illimité qu'on fera par la suite. dès lors rien n'empêcherait le marketing viral et le sharing de play list en streaming.

je préfère un système où les labels et les artistes se dispensent des encombrantes et labyrintiques sociétés de gestion collective des droits impératives dans un système basé en partie sur des taxes ou redevances sur l'accès et/ou les support vierge.

Il est possible que l'on aille vers un renouveau de l'économie coopérative de la distribution culturelle. Mais il va falloir que les artistes arrêtent de déléguer la gestion financière aux costards-cravates qui vivent à leurs crochets.

je ne suis pas d'accord. un article de luxe est une création artisitique (enfin certain:D) et il a donc une valeur qualitative c'est ce qui ferait son prix (si le système actuel ne jouait pas surtout sur la rareté) en dehors de son matérialité (valeur quantitavie).
la musique, le film ont une valeur qualtitative d'abord et quantitative ensuite (le support de diffusion utilisé).

Oui mais la différence est double. Onthologique, d'abord, parce que dans un cas, le bien est reproductible à l'identique. Utilitaire ensuite, parce qu'il y a plusieurs façons de "consommer" une même œuvre : sur un support de lecture, en streaming, en direct (concerts et cinémas).
là encore on est en plein dans la théorie du concours de beauté ou on considère que les gens achétent le sac d'abord pour le prestige de la marque qu'il procure.
rapporté à la musique et au cinéma ça fait peur:eek: pour la créativité.
Je n'ai pas peur de dire que les accessoires du support de lecture ont une influence déterminante sur mes achats. Un DVD sans bonus ni livret ni rien "d'extra" ne m'intéresse pas. Un CD collector aura toujours ma préférence, surtout s'il est plein d'artwork.

je ne crois pas dans un système ou ceux qui désirent partager leurs oeuvres dictent leur façon de les consommer aux autres et aux artistes leur façon de les exploiter. je ne pense pas qu'il faille répondre à la domination des majors sur la musique et le cinéma (et à leur imposition des modes de diffusion) par un autre unilatéralisme.

Le risque du diktat de la demande existe. Je suis de nature plus optimiste, parce que je crois à l'éducation à la culture. Plus on consommera d'œuvres, plus le niveau d'exigence augmentera, je crois.
Et puis le P2P de masse n'est pas le seul modèle à émerger. Je suis suffisament plongé dans les arcanes souterraines du web, et depuis longtemps, pour être à même de me rendre compte d'une vraie évolution "quantitative" d'un monde du partage guidé par l'exigence artistique et technique. Ce mouvement me parait plus irréversible que le limewire quotidien, voué à disparaître dans le marché, d'une façon ou d'une autre, me semble-t-il.
 
En l'état actuel des textes, le téléchargement tel que l'entendent la majorité des gens est encore illégal.. et pour un bout de temps. Car avant tout ce projet de DADVSI... n'a pas été voté! Donc quoiqu'il en soit, on en est à la même situation.

Selon le code de la propriété intellectuelle, on peut être condamné à une peine d'emprisonnement et une forte amende ( plusieurs milliers d'euros, j'ai pas mon cours sous les yeux .. ). Evidemment sont condamnés surtout les personnes qui mettent des fichiers sur Internet, mais aussi ceux qui récupèrent.. plus rarement, car le droit à la copie privée existe. Le flou juridique se trouve à ce niveau.

Donc voilà, tu télécharges, tu récupères toujours des oeuvres d'artistes sans qu'aucun droit d'auteurs ne soit payé, donc tu nages en pleine illégalité. Tout simple.
 
Tu as droit de télécharger tu payes une taxe pour ça (qui dédommage les artistes normalement), tu as droit de copiés, tu payes aussi ce droit sur les cd (même taxe). Mais dans la loi, c'est illégale.

juste un ptit dessin, les artistes en ont rien a battre que vous télécharger, à part peut être 3% d'être eux. Ils vivent sur des concerts.

99centimes.png
 
J'arrive comme un cheveu sur la soupe, n'ayant pas participé à la discussion depuis le début. Je ne compte pas participé non plus n'ayant pas suffisamment de connaissances dans ce domaine. Mais quand j'ai lu :

Cinquante a dit:
juste un ptit dessin, les artistes en ont rien a battre que vous télécharger, à part peut être 3% d'être eux. Ils vivent sur des concerts.
Je n'ai pas pu m'empêcher de cliquer sur 'Répondre'.


Penser pouvoir parler au nom d'un groupe de personne (sans peut-être en faire partie) c'est d'une arrogance monstrueuse !

Avec cela, tu leur fais dire qu'ils ne se sentent pas lésés par le vol de leur produit... Certes, j'ai entendu des artistes à qui ça ne posait pas de problèmes, mais de là à dire que c'est 97% des chanteurs-musiciens, laisse moi douter.
 
Mise au point.

Un auteur à le droit d'être ritribué pour son travail. Libre à lui de décidé de la maniere dont il veut disposé de ses oeuvres.

Copier son oeuvre et son travail est criminel.
Les choixs existent à divers niveaux qualitatifs et differents tarifs.
Tout pretexte contradictoire est de la mauvaise fois.


>>Combien de millions d'abrutis telechargent une sonnerie de telephone portable à 3 euros piece mais ne se donne meme pas la peine de téléchargé une musique à 99cts ?


Le resultat est desastreux. Comme d'habitude on va mettre tout le monde dans le meme sac. On taxe les supports vierges,on menace le statut du logiciel libre à cause des conneries de certains.

Alors que l'on en a RIEN A FOUTRE de vos softwares,de votre zik,de vos jeux à cause de votre immaturité vous nous faites CHIER !

J'espere que les amendes de 38 euros vont pleuvoir.
 
Des musiciens qui pensent plus à se faire de la tune qu'à partager leur musique, c'est marrant ça. Et puis si ils sont bon, ne t'inquiète pas qu'ils feront de l'argent sur scène.
Sur un Cd, l'artiste gagne quelques choses comme 50 centimes (et 3% sur de la musique en ligne, bref c'est minable). Les voleurs, ce ne sont pas les personnes qui téléchargement, mais plutôt la sacem et les maison de disque, il faut être aveugle pour accuser les mecs qui téléchargement de la musique.

Vous connaissez la musique libre ?
http://www.godon.org/
 
Non TU es aveugle !

Un titre vaut 99cts. Un Cd 2 titres 6 euros en moyenne. Le choix est libre. Tu es libre.

Si l'auteur veut diffusé librement sa musique il est libre de le faire. Libre de gagner sa vie en fesant des concerts. Libre aussi de vouloir touché sa commission sur ses disques ou ses MP3 vendu si il le desire.

Encore trop cher ?
Tous les artistes n'ont pas les moyens de s'auto produire. Meme les petites structure fonctionnent jusqu'a un certain point. Si l'artiste veut plus d'impact il devra passer par les majors si il reussit à signer un contrat...

Ce n'est pas moi qui le dit mais les artistes eux memes.


C'est vrai que voler les voleurs est un acte terriblement constructif !