Les droits sur la difusion n'apppartiennent plus aux créateurs, la plupart du temps.
il ne faut pas faire de commentaires généraux et définitifs. les statuts sont très différents entre auteurs/compositeurs et interprêtes de l'autre. les premiers arrivent à gérer leur diffusion "légale". je prends exemple de red hot chili peppers et metallica qui refusaient d'être sur ITMS et qu'on puisse splitter leur album à l'achat par pièce.
qui plus est les régimes changent entre les pays ce qui permet à certains avec de la volonté d'intervenir sur la façon de distribuer (et même de refuser l'insertion de DRM).
on se focalise trop sur la musique pour réfléchir à la distribution des oeuvres, aux modèles économiques parce que c'est le hype mais la création ne se limite pas à cela.
pour moi l'oeuvre c'est la base sur laquelle se décline "les produits dérivés", il est naturel que le créateur les contrôles en tire bénéfice. mais il peut très bien autoriser une diffusion anarchique dans certains formats. il ne faut pas croire qu'au nom du principe on va tout interdire dans les faits. là encore c'est très théorique comme vision. l'essentiel est de redonner la main aux auteurs afin de favoriser la création et de la mettre en rapport direct le plus possible avec la demande. il faut rééquilibrer le pouvoir des intermédiaires aujourd'hui bien trop grand et qui sont en danger. voilà pourquoi certains sont totalement contre le numérique et d'autres totalement pour chez les intermédiaires.
par contre une chose est certaine, si on accepte tout au nom du pragmatisme, on ne vivra bientôt plus que dans une démocratie de façade.
pour laquelle il ne semble pas normal de payer un prix aussi fort.
la suroffre entraîne la perception du prix à la baisse. le problème c'est que le manque à gagner atteint indirectement les indépendants qui font du qualitatif. premièrement parce que les majors, qui contrôlent presque tout le marché de la distribution vers les commerces de détail, distribueront moins de CD indés pour plus de rentabilité. ensuite, il y aura moins de rachat de contrats d'artistes indés ou de signature en licence lesquels servent aussi de levier de financement à la production indé et de qualité.
c'est se dédouaner de ne pas réfléchir à des phénomènes comme Artic Monkeys ou Clap Your Hands Say Yeah. 80 000 disques vendus de par le monde en dehors d'un circuit de distribution classique, propulsé par une vrai maîtrise du téléchargemment gratuit, ça fait mal. Mieux vaut faire l'autruche.
sauf qu'ils ont choisi de mettre à dispostion au départ leur titre, ce qui n'est pas le cas pour tous. et on a pas choisi par eux. il y a aussi Lorie qui s'est faîte signer après avoir utilisé le P2P comme vecteur de notoriété. mais ils l'ont choisi. en plus, leur musique (enfin pour Lorie j'hésite
D'abord, nous français, payons tous, aujourd'hui. En contribuant par la taxe sur nos supports.
Ensuite, le système de redistribution actuel est précisément celui que tu décris : les plus gros touchent le plus, parce que les plus petits n'ont pas les moyens de vérifier leur diffusion réelle, et que la part des droits SACEM, par exemple, non reversée en indexation directe et en forfait minimal, est répartie entre les artistes au pro rata de ce qui a été distribué avant.
c'est bien ce système qu'il faut faire évoluer. il est extrêment mauvais, non équitable et discrminatoire envers les artistes étrangers. on ne peut en faire la base du système car il y a le décalage temporel que tu décris et il est très facile de le contourner.
mais on ne peut en faire la base en prenant une redevance sur les supports ou la bande passante. c'est faussemnt démocratique car il faut une structure par gérer le système et cela sacralise ces intermédiaires au détriment des créateurs. c'est préférer une industrie sur une autre, comme le réclame les majors mais en sens inverse.
mais c'est un choix politique d'abandonner la loi du marché et la propriété privée pour la création culturelle. à ce moment là, il suffit de se déclarer artiste pour en être et profiter du système.
la démocratisation réelle de l'accès aux uvres numérisées n'engendre en retour une croissance de la consommation de biens culturels ? Toutes les études le montre. L'achat de supports numériques ne cesse de croître (CD et DVD compris), la fréquentation des concerts également, partout. Quant à la fréquentation des cinémas, elle a explosé ces dernières années.
il y a d'autre moyen que le "piratage" pour démocratiser l'accès à la culture. cela ne règle pas la réelle démocratisation car il faut un accès internet ADSL + les moyens d'acheter des supports vierges. enfin, les professionnels n'ont pas à payer de redevance sur les supports vierges puisqu'ils n'ont pas le droit de profiter des "droits" qui vont avec (la redevance).
Oui mais la différence est double. Onthologique, d'abord, parce que dans un cas, le bien est reproductible à l'identique. Utilitaire ensuite, parce qu'il y a plusieurs façons de "consommer" une même uvre : sur un support de lecture, en streaming, en direct (concerts et cinémas).
là il y a un point de désaccord. une création protégeable qu'elle soit immatérielle ou matérielle in fine fait partie du patrimoine du créateur (actif immatériel). dès lors, toute exploitation commerciale directe ou indirecte non autorisée provoque un manque à gagner.
il est possible de clôner des sac de grande marque (ça se fait très bien) dans un résultat proche de l'original. la musique c'est pareil, la numérisation d'un CD hors cas du .WAV provoque une perte qualitative, qu'on arrête de dire que c'est identique en MP3 même en AAC ou ogg vorbis. plus le son est travaillé et plus c'est perceptible.
Plus on consommera d'uvres, plus le niveau d'exigence augmentera, je crois.
Et puis le P2P de masse n'est pas le seul modèle à émerger. Je suis suffisament plongé dans les arcanes souterraines du web, et depuis longtemps, pour être à même de me rendre compte d'une vraie évolution "quantitative" d'un monde du partage guidé par l'exigence artistique et technique. Ce mouvement me parait plus irréversible que le limewire quotidien, voué à disparaître dans le marché, d'une façon ou d'une autre, me semble-t-il.
perso, je ne suis pas optimiste mais réaliste. on a jamais autant consommé d'oeuvres musicales qu'à la fin des années 90. qualitativement ça a été le début de la fin !!! et je ne suis pas optimiste car la qualité du son n'est plus un argument massivement récurrent.
il faut distinguer dans le P2P. il n'est pas prudent de sacraliser un modèle comme kazaa mais des sytèmes équitables légaux sur cette base sont parfaitement envisageables (même basé sur une rémunération non proportionnelle) sans pour autant à avoir à renoncer au principe du droit d'auteur à la française (le copyright par contre c'est plus complexe).