FAUX
Voilà pourquoi nous devons former régulièrement tout le personnel de l'hôpital.
Beaucoup d'ancienne pratique sont désuètes voir néfaste.
Il n'est évidement par agréable pour un professionnel d'entendre que certaine de ses pratiques ont fait plus de tord que de bien.
Il faut donc présenter les choses avec humour et autodérision. Je vous montrerais un extrais de la vidéo que nous faisons quand elle sera prête.
ci-dessous, l'explication du FAUX:
"Le massage de patients dans le but de prévenir les escarres ne constitue pas une méthode efficace."
1. Fondements scientifiques
L'administration de massages (frictions) en vue de prévenir les escarres est très répandue et basée sur une longue tradition. Dès 1873, Paget avait recommandé d'administrer des massages à l'éther, au whisky ou au brandy afin de prévenir les escarres. De nombreux produits sont toujours en usage (pommades, crèmes, savons, eau de cologne ). La meilleure technique de massage (pétrissage, friction, mouvements circulaires de la main) et la durée du massage sont depuis des années l'objet de nombreuses discussions.
Dès 1962, des recherches menées auprès de patients gériatriques par Norton e.a. ont montré que l'application locale de produits tels que crèmes, lotions, pâtes, poudres, en combinaison avec un massage, ne contribue pas à la prévention des escarres.
Dyson a fait masser des patients sur un seul côté. Il rapporte que le nombre d'escarres sur le côté non massé était inférieur de 38% au nombre d'escarres sur le côté qui avait été massé. Il signale également qu'à l'autopsie, les tissus des patients massés étaient plus endommagés que ceux des patients non massés. Faute de données plus détaillées, nous ne pouvons juger de la qualité de cette étude.
Gosnell et Olson souscrivent à ces résultats et mettent en garde contre l'effet traumatisant sur les tissus déjà endommagés (début d'escarre). Ek n'a pas pu montrer que le massage avait un effet bénéfique.
Dès 1985, le Rapport néerlandais du consensus avait affirmé à juste titre qu'il n'existait pas de produits dont une application sur la peau aurait permis de prévenir les escarres. Pour ce qui est de la prévention, le seul effet positif du massage est que pour en bénéficier, le patient doit être retourné, ce qui correspond à une mobilisation alternée (bien que trop limitée et avec une position fautive) .
Lorsque des infirmiers pensent faire de la prévention en massant plus particulièrement les patients à risque, ils font en fait plus de mal que de bien. Le massage ne peut donc être recommandé dans le cadre de la prévention des escarres.
<font color="red">2. Recommandations
Le massage de patients dans le but de prévenir les escarres ne constitue pas une méthode efficace.
Le massage ne diminue pas la déformation des tissus, au contraire. Il ne constitue donc pas un moyen efficace de prévention des escarres. Il est même possible qu'un massage à type de pétrissage des points de pression soit nuisible.
Lorsqu'on décide de supprimer les massages, il convient d'instaurer une inspection régulière de la peau. </font>