Si le Google PC ne sort pas, il aura sûrement un remplaçant (on a déjà parlé du PC universel à 100$)...
Pour en revenir à ce que disait geoffrey:
geoffrey a dit:
L'idéal se serait des formats ouverts, gratuits et standards, et apres des applications pourraient les exploiter à partir de n'importe quel OS. Le systeme unique c'est pas viable et pas souhaitable (meme OS X ca serait pas terrible).
C'est le principe de l'Open Document, en esperant que M$ ne le massacre pas trop en intégrant son support dans Office.
Ainsi, la concurrence se fait sur les applications, ce qui est le mieux pour l'utilisateur final.
Tout-à-fait d'accord. Mais je crains que les formats ouverts, gratuits et standards n'existent déjà depuis belle lurette, et pour tous les types de média. Mais ça n'intéresse pas grand monde chez les éditeurs de logiciels, parce qu'ils désirent avant tout captiver la clientèle et fermer la porte à la concurrence. En conséquence, le majorité des formats "qui marchent" et qui sont activement supportés sont "propriétaires", et ceux qui sont universels sont le plus souvent relégués aux seules fonctions d'importation, pour des questions d'interopérabilité... quand ils ne sont pas habilement remaniés pour miner la concurrence (je pense par exemple à ce qu'est devenu HTML dans les mains de Microsoft).
La standardisation de formats ouverts et gratuits (et je parle plus de leur utilisation que de leurs émergence) est effectivement une bonne chose pour les utilisateurs. Mais ce n'est pas une affaire rentable pour les éditeurs. Chez le client, la nécessité de lire un format débouche généralement sur l'achat du logiciel idoine. Chez l'éditeur, l'interopérabilité avec d'autres plateformes et d'autres logiciels concurrent est ressentie plus comme une menace que comme une nécessité. Le but est bien de faire du business et de survivre commercialement, pas de faire plaisir aux clients (d'ailleurs, un client insatisfait, c'est un client qui rachète).
En poussant le raisonnement au-delà de l'aspect "format de fichiers", on peut également imaginer une standardisation de l'ensemble des moyens informatiques, c'est-à-dire des ordinateurs, des périphériques et de leurs protocoles, des OS ... et des applications. Et ça, c'est le monde vu par Microsoft (PC+USB+Windows+IE+WMP+Word+...) et peut-être aussi par Google et bien d'autres. L'utilisateur peut (théoriquement) rester maître de sa production et de ses acquisitions, dès lors qu'il n'est plus confronté aux problèmes de compatibilité et d'interopérabilité entre les outils informatiques à sa disposition. Finis les soucis : on achète, on branche ou on installe, et on utilise sans me poser de question. Et qui dit produits standards, dit aussi formation unique (c'est déjà ce qui se passe dans l'éducation nationale française où "tableur" rime avec "MS Excel" notamment). En y réfléchissant bien, on n'est pas loin d'être parvenu à cette situation. En nous enlevant nos tracas, cette tendance à l'uniformisation réduit aussi notre liberté de choix et d'action.
Un ordinateur du type Google PC est donc une bonne chose parce qu'il contribuerait à la diversité des solutions informatiques. Mais comme il s'agit d'une gamme encore inexistante, à savoir une configuration à petit budget pour se connecter sur le net, il ne faudrait pas qu'il reste seul dans cette gamme, ni que les solutions qu'il propose enferment l'utilisateur dans une sphère commerciale monopolistique, comme ça a été pratiquement le cas avec les PC un peu plus haut-de-gamme chez Microsoft.