Ecoute, c'est la mer qui roule

Bassman a dit:
Est ce un mal-être ou une source de bonheur ??
Me voila bien incapable d'y répondre. il reste que des événements comme ce soir me conforte dans l'idée que je suis différent. Différent pourquoi et comment ???

Etre moi-même m'obsède. Etre seul m'effraie.

Si je prends le risque d'être différent c'est aussi celui d'être isolé, incompris, rejeté. Car autant je suis moi, autant je suis un parmis d'autres, individu conscient de l'autre, créé pour communiquer entrer en relation avec l'autre.

Si je fuis la solitude à tout pris je prends le rique de me perdre. Le rique de n'etre plus qu'une entité anonyme d'un groupe qui tire sa force du nombre et non pas de l'individu. Je ne suis plus qu'une goute dans une vague déferlant sur la plage en suivant un mouvement qui n'est pas sien.

Je veux êtrê différent pour refuser l'acquiesment benêt d'une majorité impersonnelle et sans cervelles.

Je veux etre moi-même, ni un autre ni tout le monde.
Je veux être différent pour le vivre et le dire, pour le partager.
Je veux être différent pour accepter qu'il en soit aussi ainsi pour l'autre.
Je veux être différent pour enrichir et m'enrichir de l'autre.
 
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Réactions: alèm
le matin hagard me fait face, son corps disparu vers le travail, il reste son odeur qui parcoure encore les draps et ma peau, Wall-Street perdu dans la bruine au loin, ville s effacant devant le ciel...

il y eut cette lumiere sur sa peau ce matin, lors du dejeuner... cette belle lumiere courant sur ses epaules, les caressant comme mon regard le faisait et comme mes mains le firent toute la nuit et son immense sourire sur le pas de porte en me tendant le NYTimes avec la promesse de se retrouver vers 2pm au Met, la joie des retrouvailles inepuises...

je vais effacer nos odeurs de mon corps et m engouffrer dans l ascenseur qui va m emmener 42 etages plus bas en 1mn, courir dans les rues affriolantes de SoHo pour faire plaisir a mon petit camarade "inside"

pendant ce temps, j imaginerais son corps penche sur d antiques assiettes azteques, son regard passionne les transformer et ses mains les faire revivre pendant que mon regard plongera vers la verticalite de la ville, ses bruits continus et son grondement perpetuel, mon regard s attachera a capturer cette vibration permanente.

et mes pas seront portes par mon regard jusque Central Park

...

avec la promesse de retrouvailles heureuses. :love: :love:
 
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Réactions: kanako
Superbe Alem :zen: :zen:
 
Cheveux collés sur le visage. L'eau est toujours là... et tu regardes à l'intérieur. Tu la pousses pour regarder plus loin mais elle est englobante. Le monde est flou, toujours anamorphosé, déformé. Le brouillard se lève et tu cherches toujours dans cette eau. La poussière d'eau parfume l'air et toi tu cherches toujours dans cette eau. Le silence se lève et tu cherches toujours dans cette eau. Le vent te bouscule. Inspire ! Hume ! Expire ! Il te rend son souvenir. Écoute ! Il te rend ses mots. Regarde ! Il te rend ses regards. Court! Il te rend ta liberté.



;)
 
Superbe Tibo ! :up: :up: :up:
:zen: :cool:
 
Encore une fois, juste Une, poser son oreille contre le sable chaud avec pour écran un fin carré de coton bleu entre ton corps et le sable. Pour écouter la mer qui roule pour de vraie, fermer les yeux.
Se laisser bercer par les vagues, flux et reflux encore... Les rouleaux blancs cognent la grève et roulent les graviers.
Qui était-il donc ce quelqu'un d'autre venu visiter d'une manière à tant troubler l'esprit ?
Début d'ivresse qui peut créer le Rêve. Naissance et renaissance avec un vague soupçon de désir.
Implusions fugitives, Illusions d'un renoncement.
Une bonne photo vient toujours du dedans. Tu peux avoir sous les yeux la crique la plus flamboyante, le paysage le plus parfait, ça ne sert à rien si tonregard glisse au lieu de retenir.
Dans le reflet obscur d'un regard, dans l'image floue, pas d'ombres qui cachent le reflet de la Vie.
Le Moi rêvé, celui que nous n'avons jamais eu le courage de faire renaître, pourra-t-il encore refaire surface ?
Beauté Primitve, sans traces. Ne reste plus que des sensations. Ivresse de la caresse du soleil, du vent et de l'eau, dans la lumière qui danse, les mains se font douces et précises.
Juste le souffle léger qui parcoure, transperce et te laisse étendu comme une toile sur son cadre, aplanir les couleurs.
Il ne reste alors que le rêve où la volupté finit par l'emporter.

:zen:
 
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Réactions: Gilbertus
macelene a dit:
Encore une fois, juste Une, poser son oreille contre le sable chaud avec pour écran un fin carré de coton bleu entre ton corps et le sable. Pour écouter la mer qui roule pour de vraie, fermer les yeux.
Se laisser bercer par les vagues, flux et reflux encore... Les rouleaux blancs cognent la grève et roulent les graviers.
Qui était-il donc ce quelqu'un d'autre venu visiter d'une manière à tant troubler l'esprit ?
Début d'ivresse qui peut créer le Rêve. Naissance et renaissance avec un vague soupçon de désir.
Implusions fugitives, Illusions d'un renoncement.
Une bonne photo vient toujours du dedans. Tu peux avoir sous les yeux la crique la plus flamboyante, le paysage le plus parfait, ça ne sert à rien si tonregard glisse au lieu de retenir.
Dans le reflet obscur d'un regard, dans l'image floue, pas d'ombres qui cachent le reflet de la Vie.
Le Moi rêvé, celui que nous n'avons jamais eu le courage de faire renaître, pourra-t-il encore refaire surface ?
Beauté Primitve, sans traces. Ne reste plus que des sensations. Ivresse de la caresse du soleil, du vent et de l'eau, dans la lumière qui danse, les mains se font douces et précises.
Juste le souffle léger qui parcoure, transperce et te laisse étendu comme une toile sur son cadre, aplanir les couleurs.
Il ne reste alors que le rêve où la volupté finit par l'emporter.

:zen:

Merci pour ces quelques mots qui font écho à mes propres souvenirs, que mon regard à su retenir. :zen: :zen:
 
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Réactions: macelene
Splendide macelene
 
Se gonfler de mots. Et de maux.
Se réfugier dans le silence d'une après-midi d'été incertain, quelque part au sud de la France.
Se regarder. Ne pas se plaire. Ne pas se comprendre.
Avancer néanmoins vers Autre Chose, sans savoir quoi précisement, mais Avancer.
Le début de la fin? Peut-être bien. Et sans regret.
:)



Ce fil se faufile en moi et me recoud. Merci à vous tous. :zen:
 
temps decompose, vue incertaine, le plaisir de la compagnie de Cricri (de MacG) de passage a NY et la douce presence apaisante de ma femme dans la piece a cote...

salut a vous camisol, madonna, tibo et macelene, je vous embrasse tout specialement les filles ! ;)
 
[MGZ] alèm a dit:
temps decompose, vue incertaine, le plaisir de la compagnie de Cricri (de MacG) de passage a NY et la douce presence apaisante de ma femme dans la piece a cote...

salut a vous camisol, madonna, tibo et macelene, je vous embrasse tout specialement les filles ! ;)
;) ;) Merci Alemou de NY, de penser à nous les filles :love:
Encore une brassée de Soleil, de sel qui pique la peau, d'eau qui glisse comme une caresse sur la peau, et du reste...
:love: à vous tous.
 
Je suis là. Le soleil est en moi. Le silence est en moi. Ils me remplissent, me contentent, et me rendent contemplatif.
Je suis là, face à la voie. Je la regarde comme pour la première fois. La chaleur écrase l'horizon, tout au fond. Le paysage se tord en vapeurs. Mais je sais où je vais. Sur cette voie que j'ai choisie. Peu m'importe où elle mènera. De là-bas, j'irai ailleurs. Et encore. Il n'y a pas de limites. Il y a juste un temps qui, un jour, s'arretera. D'ici là, j'aurais vu tant de paysages, connu tant de lèvres, entendu tant de paroles, bu à tant de gorges. Et je me serais vu, dans tant de positions, dans tant de conditions.
Où sont mes frontières, qu'il y-a-t-il derrière ?
Le soleil est en moi. Le silence aussi. Je roule.
 
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Réactions: alèm et Gilbertus
Quel boulot, de lire tout ça... Quel bonheur, souvent. Plein de pépites, de petites pierres, de petits vents, de petits plans, de mots sussurés, sucrés, nacrés, amers, givrés.
:love:



sonnyboy a dit:
Et sexuellement ça se passe comment ?

Au fait, sonny, c'est quand que tu tombes le futal ? :sleep:
 
camisol a dit:
Quel boulot, de lire tout ça... Quel bonheur, souvent. Plein de pépites, de petites pierres, de petits vents, de petits plans, de mots sussurés, sucrés, nacrés, amers, givrés.
:love:

Un retour du fond de la mer... ;) :zen:




Temps spontanés, heures qui défilent dans un frémissement. Hasards et petits plaisirs, surtout l'extravagant.
Se sentir seul(e) ou à deux, loin des aspérités du quotidien, le visage inondé d'une lueur de plaisir.
Jour étrange, couleurs écrasantes. I forget who am I.
Symbiose avec l'eau dans la mer qui roule au fond. Sensations qui te soulèvent qui te font cambrer les reins qui te mettent à l'envers...
Encore et encore.
Je me coule à l'intérieur, je suis dans le monde entier. C'est ce dont j'ai besoin.
Nudité écrasée dans le fluide, pas de bruit juste celui de la respiration. Là haut le ciel est bleu, en bas champs d'étoiles et caresses de l'eau. Début d'ivresse, tomber sans se faire de mal, dériver dans le courant, chercher l'équilibre. Stabilisation, arrêt... Spectacle silencieux. Rester en éveil. Sentir encore, un frisson qui parcours le corps, courant froid, courant chaud. Attendre la montée, contrôler, bloquer, descendre lentement, flottant entre deux eaux. UNe bulle explose à la surface de l'eau. Le visage inondé de plaisir, les yeux veulent tout voir, tout Aimer. Les mains cherchent l'appui... mais elles ne rencontrent que fluidité et si tu fermes les yeux, tu le vois... tu peux même le toucher.
J'ai caressé mon Rêve, je suis allée plus loin...
 
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Réactions: camisol